FAUNE DE FRANCE Orthoptères et Dermaptères AVIS AU PUBLIC La Faune de France éditée par l'OfTice Central de Faunistique de la Fédé- ration française des Sociétés de Sciences naturelles paraît sans ordre déterminé, par fascicules in-S" consacrés chacun à un groupe zoologique d'étendue variable, et aussi rapidement que le lui permettent le nombre de ses collaborateurs et les fonds à sa disposition. Elle a pour but de fournir aux naturalistes, sous une forme aussi portative et aussi peu onéreuse que possible, le moyen d'identifier sûrement une espèce récoltée sur notre territoire, non de leur faire connaître tout ce qui peut être dit de cette espèce. Pour cette raison les diagnoses sont réduites aux caractères essentiels nécessaires à la vérification du résultat obtenu par les clefs dichoto- miques, l'illustration abondante mais tirée dans le texte, la répartition donnée seulement dans ses grandes lignes, la synonymie et la bibliographie réduites aux renvois permettant de se reconnaître dans la littérature et de se reporter à un ouvrage plus détaillé la fournissant in extenso s'il en est besoin. L'Introduc- tion de chaque volume renferme ce qu'il est indispensable de connaître du groupe au point de vue général et pour la détermination de ses espèces. La Faune comprend en principe : les formes terrestres et d'eau douce signa- lées sur le territoire de la France (y compris la Corse), de la Belgique, de la pro- vince rhénane et de la Suisse occidentale (de tout le centre et l'ouest de l'Europe pour les espèces aquatiques microscopiques) ; — les formes marines existant dans les limites du plateau continental (soit jusqu'à 200 ou 300 m. de pro- fondeur) et de la région pélagique correspondante sur les côtes du continent du Sund au détroit de Gibraltar, des Iles Britanniques et du bassin occidental de la Méditerranée. Les volumes, édités grâce à des subventions accordées dans l'intérêt de la Science, sont vendus au prix coûtant et le produit de leur vente affecté à l'impres- sion de nouveaux fascicules dont le prix sera abaissé dès que les conditions actuelles s'amélioreront. L'Office Central de Faunistique adresse un pressant appel : 1° aux spécialistes désireux d'entreprendre la rédaction d'un volume en s'astreignant au plan général de la publication que leur fera connaître le présent fascicule ; 2" à toutes les personnes, à tous les établissements capables de lui fournir les matériaux et documents qu'il est chargé de centraliser et de classer : notes sur la présence d'une espèce donnée en un point donné de notre territoire; — doubles de collections, échantillons devenus inutiles après l'achèvement d'un travail ou que le récoltant n'est pas en mesure d'étudier lui-môme ; — matériel trié ou en vrac, recueilli en même temps que celui qui vous intéresse particu- lièrement et dont on a pas l'usage. Ces documents serviront à l'élaboration des volumes futurs et aux nouvelles éditions des anciens, et les échantillons seront finalement déposés au Muséum national d'Histoire Naturelle. Ils ne seront pas publiés sans indication de provenance, mais l'Ofiice communiquera libéra- lement à chacun tous les renseignements faunistiques qu'il possède et s'offre à venir en aide aux travailleurs isolés pour la détermination des animaux qui les intéressent. Le Directeur de l'Office de Faunistique, P. DE BEAUCHAMP, Institut Zoologique, Faculté des Sciences, STRASBOURG. n FÉDÉRATION FRANÇAISE DES SOCIÉTÉS DE SCIENCES NATURELLES OFFICE CENTRAL DE FAUNISTIQUE FAUNE DE FRANCE Orthoptères et Dermaptères PAR L. CHOPARD DOCTEUR ES SCIENCES NATURELLES Avec 466 figures PARIS Paul LECHE VALIER, 12, rue de tournon (vf) 1922 Collection honorée d'une subvention de l'Académie des Sciences de Paris (fondations R. Bonaparte et Loutreuil) , et d'une souscription du Ministère de l'Instruction Publique. Nlf" PRÉFACE Il existe actuellement, outre un assez grand nombre de notes locales, trois ouvrages généraux sur la faune des Orthoptères de France. Le premier en date est la Faune de Finot (1890), un peu incomplète maintenant mais toujours indispensable comme ouvrage classique. Vient ensuite la Faune analytique illustrée de Houlbert (1900) et enfin l'excellent Catalogue synoptique d'AzAM (1901) qui marque un grand progrès sur les précédents et auquel on ne peut reprocher que l'absence de figures. J'ai cherché dans le présent tra- vail à éviter la répétition des précédents ouvrages tout en restant strictement dans les limites très nettes imposées par la Direction de l'Office de Faunistique. Quelques explications sur la méthode employée me semblent donc nécessaires, notamment sur les points suivants : 1° Une très grande importance a été accordée aux tableaux synop- tiques, dont les descriptions ne sont qu'un complément et une véri- fication; ces dernières sont, par suite, très courtes et les caractères importants, indiqués dans les tableaux, n'y sont pas répétés; on y trouvera surtout des indications de dimensions (toutes en millimètres) et de coloration. On pourra consulter pour des descriptions très complètes l'ouvrage de Finot cité plus haut. 2° Les figures sont nombreuses et accompagnent les tableaux synoptiques; pour la^ plupart, elles se rapportent à des caractères de détails cités dans lesdits tableaux. Une des principales difficultés de l'identification des espèces résultant de l'absence de points de comparaison, j'ai tenu à figurer aussi nettement que possible les caractères mis en opposition* dans les tableaux de détermination. Par suite, et pour éviter une illustration exagérément abondante, j'ai donné fort peu de dessins d'ensemble ; on pourra d'ailleurs en trouver d'assez nombreux dans Finot et dans Houlbert, qui permettent, en général, de reconnaître avec facilité les diiférents types d'Orthoptères. 3° Sur la demande du Directeur de l'Office de Faunistique, la bibliographie a été réduite au minimum. On trouvera donc simple- VI PREFACE ment, pour chaque espèce, la référence des trois ouvrages d'en- semble cités plus haut, plus, pour les lecteurs qui désireraient une plus ample documentation, la citation du grand Catalogue de Kirby dans lequel on trouvera, en général, une bibliographie bien com- plète (i). Sauf lorsqu'il y a un intérêt spécial, la bibliographie des genres n'est pas indiquée. Enfin l'index bibliographique placé à la fin du volume donne un relevé aussi complet que possible de toutes les notes et travaux publiés sur la faune française. 4" Toujours pour rester dans les limites prévues, les notes con- cernant l'éthologie et la distribution géographique ont été très écourtées. Les premières indiquent succinctement les mœurs, les époques de la ponte et des phases du développement, ainsi que les particularités des jeunes individus quand elles sont connues. Les secondes sont, dans la plupart des cas, limitées à l'indication des départements où l'insecte a été signalé. Ce n'est qu'exceptionnelle- ment que les auteurs ont été cités; les catalogues locaux sont d'ail- leurs assez peu nombreux et les indications générales suivantes permettront de retrouver la plupart des renseignements originaux concernant les différentes régions de France : Allier (Olivier) ; Alpes (Azam); Auvergne (R. du Buysson, D"" Bruyant); x\veyron, Aude (Cârpentier) ; Bouches-du-Rhône (BÉRENGuiER);Eure (Brongniart); Gard (Bérenguier); Landes (Perris); Languedoc (Marquet); Maine-et-Loire (Millet de la Turtaudière); Marne (Belle voye, Houlbert); Orne (Letacq); Ouest (Dominique, Gélin) ; env. de Paris (Brisout, Poujade, Mabille); Pyrénées (Marquet, de Saulcy, Azam); Pyrénées-Orientales (Xambeu, Azam); Provence (Yersin, Finot, Azam, Cârpentier) ; Seine-et-Marne (de Sinéty, Finot) ; Tarn (Cârpentier); Vosges (Pierrat, de Saulcy); Yonne (Houlbert). Enfin, je tiens à rappeler que la plupart des découvertes récentes sur la faune des Orthoptères de France sont dues à mon regretté ami J. Azam qui a méthodiquement exploré la Provence, les Alpes et les Pyrénées. Il a bien voulu, peu avant sa mort, mettre à ma disposition ses notes et les richesses de sa collection. Son plus grand désir eût été de mettre à jour son Catalogue des Orthoptères de France. Qu'il me soit permis de dédier à sa mémoire ce livre que ses conseils m'ont tant aidé à mener à bonne fin. 1. I>our les Dermaplères, j'ai ajouté en outre un travail plus récent de Malcolm BURR (1911). INTRODUCTION Les Orthoptères et les Dermaptères, après avoir été longtemps réunis, sont maintenant séparés par la plupart des entomologistes en deux ordres distincts, ils présentent cependant assez de points communs pour per- mettre d'étudier leurs caractères généraux sans les séparer, les détails intéressant spécialement les Dermaptères étant donnés dans l'étude de la famille des Forficulidae, seule du groupe représentée dans la faune de France. 1^^ MORPHOLOGIE EXTERNE Comme chez tous les Insectes, il y a lieu de con- sidérer la tête, le thorax et l'abdomen. Tête. — La tête présente en avant l'orifice buc- cal, en arrière le trou occipital; sa partie posté- rieure est le crâne, l'antérieure est la face. On y distingue plusieurs régions, plus ou moins nette- ment délimitées (fig. 1), qui sont : V occiput à la partie tout à fait postérieure, le vertex au sommet, s'avançant entre les antennes où il forme souvent une saillie étroite [fastigium verticis ou rostre frontal), le front faisant suite au vertex en avant, Yépicrâne plus souvent désigné sous le nom diécusson facial, mal délimité du côté du front, le clypéus OM épistome, toujours très net, le labre, pièce mobile qui forme le plafond de la cavité buccale, enfin les joues, sous les yeux. La face interne du labre porte deux saillies arquées, gar- nies de longues soies, qui sont Vépipharynx. 11 existe deux gros yeux à facettes et, généra- lement, trois ocelles dont un antérieur, situé à la liçiite du front et du vertex, et deux latéraux, pla- cés un peu plus haut, près des antennes. ^n,j^ Fig. 1. — Tête d'Ortho- ptère, vue de profil [Tet- tigonia verrucivora L.); oc, occiput; V., vertex; /"., front; r., rostre fron- tal ;ec., épicràneouécus- son facial; cl., chpéus; /., labre; //^, mandibule; mx., maxille. 1 ^ 30 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES I. La tête offre deux sortes d'appendices, les antennes et les pièces buc- cales. Les antennes sont insérées sur la face, entre les yeux; leur longueur est très variable, mais elles sont généralement filiformes . Les pièces buccales (fig. 2) compren- nent : 1° les mandibules, directement sous le labre, fortes, triangulaires; 2" les niaxilles formées du car- do, du stipes, du lobe in- terne (lacinia), du lobe externe (galea) et du palpe maxillaire, de 5 articles; 3° la lèvre inférieure ou Labium, formée du basi- laire, du mentum, du pal- pigère, des lobes internes, des lobes externes et des palpes labiaux, de 3 arti- cles. Le plancher de la cavité buccale est formé par le labium auquel est soudé un organe presque membraneux , la langue ou hypopharynx. La tête renferme un squelette interne en forme d'Y, appelé tentorium, qui donne insertion aux mus- cles et supporte les gan- glions cérébroïdes. Thorax (fig. 3). — Le prothorax est en général Fig. 2. — Pièces buccales d'un Orthoptère {Tettigonia ^a partie du thorax la plus verrucivora L.). I. Mandibules et labre, vus du des- développée; le pronotum IZ. III. sous; m., mandibules; ^., labre; e., épipharvnx. II. Labium, vu du dessous; h., basilaire; m., mentum; va-, palpigère; p., palpe; i., lobes internes; e., lobes externes. III. Maxille et langue, vues du dessous; la., langue; c, cardo; s., stipes; g., galéa; L, lacinia: »., palpe. ^ ' est très grand, le pro- sternum variable mais souvent lars-e et bien scié rifié ; le pronotum pré- sente souvent des carènes au milieu et sur les côtés, ces dernières délimitant le disque et les ORTHOPTEnES. INTRODUCTION lobes latéraux; les pièces pleurales sont très réduites au prothorax. Le méso- et le métathorax sont en général plus courts que le pro- thorax; leurs pièces tergales (mé- sonotum et métanotum) sont ca- chées chez les espèces ailées, sauf chez les Blattides où le scutellum est plus ou moins visible ; chez les espèces aptères elles sont sem- blables aux tergites abdominaux; les pièces sternales (mésosternum et métasternum) sont générale- ment bien sclérifiées ; les pleures ^P^ sont très développées, formant deux grandes pièces obliques, Té- pisterne en avant, l'épimère en arrière. En arrière de chaque épi- mère méso- et métathoracique se trouve un stigmate. Au point de jonction des diffé- rentes pièces du thorax se déve- loppe un squelette interne (apo- dèmes), généralement très impor- tant, qui se révèle au dehors par des dépressions parfois utilisées dans la classification. ,e 77V J FiG. 3. — Thorax d'un Orthoptère {TeUigo- nia verrucivora L.); pr., pronotum; ms., mésoiiotum; ml., métanotum; cm., carène médiane du pronotum; cl., carène laté- rale; d., disque; L, lobe latéral; ep. i, épisterne prothoracique; em,. 1, épimère prothoracique ; ep. 2, épisterne mésotho- racique; e/u. 2, épimère mésothoracique; ep. 3, épisterne métathoi'acique; em. 5, épi- mère métathoracique; t, 1" tergite abdo- minal. FiG. 4. — Patte intermédiaire de Telligonia verrucivora h.; h., hanche, ir., trochan- ter; /"., fémur; t., tibia: la., tarse. Les élytres et les ailes se ratta- chent au méso- et au métathorax comme des expansions tégumentaires des lobes latéraux du méso- et du métanotum. Les élytres sont rigides, plus ou moins coriaces, et recou- vrent les ailes ; ils peuvent être par- tiellement transformés en organe stridulant chez les cf ; les ailes sont membraneuses, plissées en éventail. La nervation, assez compliquée, a été bien étudiée, surtout par de Saus- sure et Brunner von Wattenwyl; les nervures peuvent être homolo- guées assez facilement à l'élytre et à l'aile, d'une part, dans les différentes familles, d'autre part; elles seront ndiquées en détail au cours de l'é- FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES tude systématique des familles. J'adopterai la nomenclature de de Saus- sure, mais celle de Brunner étant également très répandue, je donne ci- dessous un tableau indiquant leur synonymie, ainsi que celle des champs- limités par les nervures : CHAMPS Saussure Brunner > marginal ^ marginalis ) r scapularis \ discoïdal discoidalis NERVURES Saussure Brunner marginale médiasUne mediastina humérale radiaUs ant. médiane radialis post. discoidale iilnaris ant. ulnaire ulnaris post. anale dividens axillaires plicata {axillares) anal analis Enfin chacun des segments thoraciques présente une paire d'appen- dices qui sont les pattes, composées des segments suivants (fîg. 4) : la hanche, articulée par une petite pièce indépendante nommée trochantin, le trochanter, le fémur, le tibia et le tarse qui compte de 5 à 3 articles. Abdomen. — Les segments de l'abdomen ou urites sont composés d'une pièce dorsale (tergite) et d'une pièce ventrale (sternite), ne présentant jamais de pleurites. Leur nombre est théoriquement de 12 mais il faut faire les réserves suivantes : 1° le 1" tergite est souvent plus ou moins soudé au métanotum et désigné alors sous le nom de segment médian ; le 1" sternite est souvent très réduit. 2° le 11'= tergite est toujours absent chez les adultes, n'étant bien visible que sur l'embryon. 3° le 12*= tergite, ainsi que les 10" et 11" sternites forment trois petites pièces triangulaires, servant à l'occlusion de l'anus (valves anales). On trouvera ainsi à la face supérieure et dans les deux sexes, 10 tergites (le 10^ est souvent désigné sous le nom de segment anal) et la valve anale supérieure; à la face inférieure, le ç^ présente 9 sternites (le 9*" est la plaque sous-génitale) et les valves anales inférieures, la 9 > 7 ou 8 sternites seule- ment, l'oviscapte et les valves anales inférieures (fig. 5). L'abdomen présente 7 stigmates de chaque côté, placés soit sur le bord des tergites ii à viii, soit dans la membrane unissant ces mêmes tergites aux sternites correspondants. L'orifice anal est toujours situé entre les valves anales, l'orifice génital çj entre le 9*' et le 10" sternite, l'orifice 9 entre le 8" et le 9", ou au milieu du 8". A l'abdomen se rattachent deux sortes d'appendices, les cerqaes appar- tenant au 11" segment et placés plutôt vers la face dorsale, et les styles insérés sur le 9" sternite, existant dans certaines familles seulement et ne persistant à l'état adulte que chez les ç^ . Organe copulateur développé dans la membrane unissant le 9* et le ORTHOPTERES, INTRODUCTION 5 10'' sternite, symétrique ou asymétrique, entièrement membraneux ou plus ou moins sclérifié; il consiste en un système de 4 valves, de forme très variable, développées autour de l'orifice génital, et en un pénis visible seulement dans certaines familles. L'oviscapte, presque toujours très développé, est composé de 6 valves FiG. 5. — Extrémité abdominale d'un Orthoptère {Metrioplera alhopunctala Goeze) A. cT et 9, vue latérale gauche; B, derniers tergites de la Q, vus du desssus; 7 à 10, 7" a 10° tergites; 17 à IX, 6° à 9° sternites; p., plaque sous-génitale cf et 9 ; o-, valves anales; c, cerques; s., styles; o., oviscapte. dont 2 disparaissent parfois chez l'adulte : 2 valves supérieures formées par le 9'^ sternite, 2 valves internes bourgeons du 9" sternite et 2 valves inférieures, bourgeons du 8" sternite. 2° ANATOMIE Je ne puis donner que quelques indications très générales sur la con- formation interne (fig. 6) ; on pourra consulter, pour plus de détails, les traités d'entomologie générale, en particulier Berlese, Henneguy, HouLBERT et Packard. Tube digestif comprenant, après le pharynx, l'oesophage, le jabot, très développé chez les herbivores, le gésier ou proventricule, le ventricule chylifique (intestin moyen), avec 2 ou plusieurs caecums gastriques, l'in- testin postérieur (iléum) et le rectum. Glandes salivaires bien développées, à conduit unique s'ouvrant entre la langue et le labium ; glandes thoraciques et abdominales rares (Phas- FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES mides, Mantides), sauf chez le FiG. 6. — Schéma de l'organisation générale d'un Orthoptère (Acri- dien 9), en partie d'après Pac- kard; V., vaisseau dorsal; oe., œsophage; j., jabot; co., cœcums gastriques; ch., ventricule chyli- fique; vm., tubes de Malpighi sec- tionnés; U., ileum; r., rectum; g. s., glandes salivaires; c, cer- veau; s. 0., ganglion sous-œso- phagien ; /"., ganglion frontal; n. r., nerf récurrent; n. a., nerf anten- naire; n. o., nerf optique section- né; cv., chaîne ganglionnaire ven- trale; 0., ovaire; od., oviducte; sp., spermathèque. En pointillé, indication des troncs trachéens principaux avec leurs dilatations. s Blattides ; quelquefois des glandes ély- trales (Gryllides) et des glandes répugna- toires à l'extrémité de l'abdomen. Organes d'excrétion comprenant des tubes de Malpighi toujours nombreux (3Q à 50), des cellules péricardiques, des or- ganes spléniques (découverts chez les Or- thoptères) et des œnocytes. Vaisseau dorsal divisé en un nombre de chambres très variable, l'aorte bifurquée dans la tête et présentant des organes pul- satiles. Système respiratoire formé de deux gros troncs latéraux où débouchent les 9 paires de stigmates (2 thoraciques, 7 ab- dominales); de ces troncs parlent des branches transversales réunies par 2 tra- chées longitudinales dorsales et 2 ven- trales; il existe des dilatations ou sacs aériens chez les espèces à vol soutenu. Le système musculaire est très compli- qué; la tête présente naturellement des muscles très puissants pour les pièces buccales tandis que le thorax est presque rempli par les muscles des pattes, des élytres et des ailes. L'abdomen présente une musculature transverse et une mus- culature longitudinale, cette dernière al- lant d'un segment à l'autre; chaque seg- ment montre en outre des muscles dorso- ventraux ou dorso-latéraux, moins déve- loppés que les précédents ; l'armure génitale présente une musculature propre, puissante chez la 9 • Système nerveux comprenant : 1*^ un système central composé du cerveau (gan- glions cérébroïdes ou sus-œsophagiens) ,^ des ganglions sous-œsophagiens et de la chaîne nerveuse ventrale formée de trois paires de ganglions thoraciques et, en général, de cinq paires de ganglions abdo- minaux; le !"'■ ganglion abdominal est fusionné avec le ganglion métathoracique , le dernier, plus gros que les précédents ORTHOPTERES. INTRODUCTION 7 est le ganglion génital ; 2° un système viscéral comprenant deux nerfs partant des ganglions cérébroïdes, à la base des nerfs antennaires , s'u- nissant dans un ganglion frontal d'où part un nerf récurrent innervant l'œsophage et donnant quelques ganglions impairs, un système pair de nerfs partant des côtés du cerveau et donnant des ganglions angéiens et trachéens, enfin un système sympathique sous-intestinal. Organes des sens : les yeux sont toujours bien développés, sauf chez quelques espèces cavernicoles ; les ocelles existent dans la plupart des cas et sont au nombre de 3, généralement plus développés chez les (^ que chez les 9. Les antennes présentent des fossettes olfactives, nombreuses surtout vers l'apex quand l'antenne est courte et épaisse, plutôt vers la base quand elle est longue et très fine. Les poils tactiles, entourés à leur base d'un anneau chitineux, sont abondants sur les cerques, les palpes, à la base des ongles des pattes. L'organe du goût semble repré- senté par certains poils de la langue, de Tépipharynx, des galea et des palpes. Les organes auditifs sont très développés dans certaines familles et situés soit à la base de l'abdomen (Locustides) soit sur les tibias an- térieurs (Ensifères) ; typiquement, ils consistent en une membrane ten- due sur un cadre chitineux à laquelle aboutit un nerf renflé en ganglion à son extrémité. Aux ora^anes de la vie de relation doivent être ratta- chés les organes stridulants qui existent dans les groupes mêmes qui présentent des organes auditifs et qui seront étudiés en traitant desdits groupes. Les organes génitaux comprennent chez le ç^, deux testicules fixés par un filament suspenseur, les canaux déférents, une vésicule séminale im- paire ou double, le canal éjaculateur, enfin des glandes prostatiques et 2 paires de glandes accessoires parfois extrêmement développées; chez la 9 ) les ovaires, fixés également par un filament suspenseur, les ovi- ductes qui se réunissent après un parcours plus ou moins long et abou- tissent à la vulve après avoir reçu les canaux de glandes accessoires ; il existe une spermathèque dont l'orifice peut être distinct de celui du vagin. Si l'on excepte la forme des derniers sternites abdominaux et de leurs appendices, cerques et styles, toujours très différents dans les deux sexes, les caractères sexuels secondaires sont assez peu marqués chez les Ortho- ptères. Ils consistent surtout en une différence de taille, les ç^ étant très souvent plus petits que les 9 ' et en un développement moindre des organes du vol chez ces dernières. 3° EMBRYOLOGIE * L'œuf des Orthoptères présente un vitellus abondant et très dense. 1. On trouvera dans le traité (I'Henneguy une documentation extrêmement abondante et expo- sée avec la plus grande clarté sur cette question. 8 FAUNE DE FRAN'CE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES Après la fécondation apparaissent dans le vitellus des noyaux, prove- nant du l""^ noyau de segmentation, entourés d'une petite masse proto- plasmique ; ces noyaux se multiplient et émigrent vers la périphérie où ils arrivent à constituer un syncytium par fusion de leurs masses, qui, plus tard, s'individualise et forme le blastoderme. Un certain nombre de noyaux restent dans le vitellus et en déterminent plus tard laf segmen- tation en grosses balles vitellines. Le blastoderme s'épaissit sur la ligne médiane de la face ventrale pour constituer la bandelette primitive ou ligne germinative; elle se creuse en gouttière et, latéralement, apparaissent des replis constitués par une seule couche de cellules qui se soulève au-dessus de la ligne pour former les replis amniotiques. Des sillons transversaux délimitent les segments qui apparaissent d'avant en arrière avec leurs appendices : segments antennaire, mandibulaire, maxillaire, labial, thoraciques, abdominaux; des appendices abdominaux sont visibles pendant une période très courte, sauf sur les 9'' et 11^ urites où ils persistent et donneront les styles et les cerques. L'amnios se ferme, sauf en un point qui est l'ombilic amnio- tique, et se dédouble en une séreuse, externe, et l'amnios proprement dit ; le stomodaeum et le proctodaeum s'ouvrent par invaginations ecto- dermiques. L'embryon, complètement entouré par l'amnios, reste géné- ralement sur la face ventrale, le vitellus étant dorsal. Le mésoderme prend naissance soit par une invagination en forme de gouttière sur la ligne médiane de la bande germinative, soit par délamination ou immi- gration de cellules. L'endoderme apparaît tardivement, quand le stomo- daeum et le proctodaeum se sont constitués et il ne forme que le revê- tement interne de l'intestin moyen. L'ectoderme forme les téguments, le système nerveux, les organes des sens, le système trachéen, le revête- ment épithélial du tube digestif, les glandes salivaires, les tubes de Malpighi, les cellules génitales et une partie des conduits génitaux. Le mésoderme donne les muscles, le corps adipeux, le cœur. 4o DÉVELOPPEMENT POSTEMBRYONNAIRE Les Orthoptères sont des Insectes paramétaboliques, c'est-à-dire dont le développement est continu, sans période de repos, depuis l'éclosion jusqu'à l'état adulte. Les jeunes montrent les mêmes habitudes et le même régime que les adultes dont ils se rapprochent après chaque mue et par des passages presque insensibles quand celles-ci sont nombreuses. Il est par suite tout à fait inexact de parler de larves et de nymphes chez ces Insectes, car il n'existe aucun moyen de délimiter ces stades du développement. Par contre, on peut séparer nettement le premier stade ou stade rampant, des suivants : Stade rampant. — A l'éclosion, tous les Orthoptères (sauf les Phas- ORTHOPTERES. INTRODUCTION 9 mides) sont enveloppés dans la membrane amniotique qui leur donne un aspect très différent de celui qu'ils auront après la première mue; c'est ce qu'on peut désigner comme stade rampant ou larve d'éclosion. L'insecte est entièrement blanc, ses membres, collés le long du corps, ne lui servant pas pour la progression qui s'effectue par des mouvements de reptation vermiformes ; en outre, c'est à ce stade qu'existe l'ampoule céphalique qui permet à l'insecte de sortir de l'œuf d'abord, de l'oothè- que ou de la terre ensuite, suivant le cas. Presque immédiatement après sa libération a lieu la première mue. Stades sauteurs ou marcheurs. — Aussitôt après la première mue, le jeune Orthoptère prend des caractères très voisins de ceux de l'adulte dont il ne diffère au point de vue de la morphologie générale que par un développement moindre de l'abdomen par rapport au thorax et sur- tout à la tête, et par quelques détails d'ornementation (couleurs ou, rare- ment, formations tégumentaires, telles que lobes ou épines). Son régime et ses mœurs sont presque exactement ceux de l'adulte; on constate seulement quelques différences, encore peu étudiées d'ailleurs, se rap- portant surtout à des tropismes ou à des réflexes (par ex. Phasgonura viridissima L., arboricole à l'état adulte, vit à terre, dans les herbes, quand il est jeune; l'autotomie est plus rare chez les jeunes que chez les adultes de toutes les espèces d'Orthoptères). FiG. 7. — Développement des élytres et des ailes chez un Blattide {Blattella germanica L.). Les ébauches restent à plat sur le dos et se développent très lentement. 10 FAUNE DE FRANCE, ORTHOPTERES ET DERMAPTERES La durée du développement varie de deux à trois mois à une année envi- ron; le nombre des mues est très irrégulier suivant les groupes, allant de cinq à douze, et même plus. Au cours de ce développement, trois ré- gions du corps montrent des changements notables et particulièrement intéressants; ce sont les antennes, le thorax et Fextrémité abdominale. 1" Antennes. — Si les antennes présentent, d'une façon générale, la même l'orme que chez l'adulte, elles en diffèrent constamment par le nombre des articles qui est plus faible chez le jeune; l'antenne s'allonge et le nombre de ses articles augmente, soit par divisions successives d'un seul article de la base, soit par bipartition de la plupart des ar- ticles. 2" Thorax. — C'est sur les tergites méso- et métathoraciques qu'ap- paraissent les organes du vol, les élytres sur le premier, les ailes sur le second. Complètement nuls à la naissance, ils se présentent après deux ou plusieurs mues comme des expansions des bords latéro-postérieurs des tergites, nullement comparables à des mem- bres ; des trachées pénètrent à l'in- térieur et forment les nervures. Deux cas très distincts se présen- tent dans leur développement; ou bien les ébauches restent à plat sur le dos, changeant peu de forme et s'étendant peu (fig. 7), ou bien, après s'être allongées, elles se ré- vulsent, présentant leur face infé- rieure et, par suite, les ailes cou- vrant partiellement les élytres (fig. 8) ; au premier type appartien- nent les Dictyoptères, les Phas- mides et les Dermaptères, au se- cond les Ensifères et les Locusti- des. Dans les deux cas la dernière mue libère les organes du vol qui s'allongent rapidement par afflux sanguin, mais dans le second, ils subissent un nouveau retourne- ment qui les replace dans leur posi- tion définitive, les élytres couvrant les ailes. 3° Extrémité abdominale. — A l'éclosion, l'extrémité de l'abdomen est semblable dans les deux sexes ou montre des différences très faibles ; Fig. 8. — Développement des élytres et des ailes chez un Locustide {Dociostauriis ma- roccanus Thunb.). Les ébauches, d'abord la.térales, se replient de façon à ce que les élytres se trouvent recouverts par les ailes; le retournement définitif n'aura lieu qu'à la dernièi-e mue. ORTHOPTERES. INTRODUCTION 11 mais, très rapidement, ces différences s'accentuent par un processus un peu variable suivant les groupes, mais qui peut, cependant, être résumé comme suit : ç^. C'est surtout à la face supérieure de l'abdomen que les changements sont sensibles; le 10" tergite, les cerques et les valves anales acquièrent généralement des caractères particuliers au sexe ç^ ; par contre, les sternites varient peu, le 9' seul s'allongeant un peu pour former une ^. :lo. FiG. 9. — Développement de l'oviscaple chez un Phasgonuride {PhoUdoptera aplera Fieb.). -1 et B, deux très jeunes stades vus du dessous; C et D, stades plus âgés vus de profil; 8 à 10, 8" à 10'' tergitcs; VII et VIII, 7* et 8^ sternites; p., plaque sous-gé- nitale; 0., oviscapte; a., valves anales. plaque sous-génitale qui garde, d'ailleurs, les mêmes caractères géné- raux que chez le jeune ; entre cette plaque et les valves anales se déve- loppe l'organe copulateur. 9. Contrairement à ce qui se présente chez le c?, c'est ici la face inférieure de l'abdomen qui présente des modifications importantes, par suite du développement de l'oviscapte (fîg. 9) ; le 9*" sternite s'allonge considérablement, perd ses styles quand ces organes existent, et forme les valves supérieures; en outre, quatre bourgeons naissent près de la ligne médiane des 8^ et 9® sternites et forment, après allongement, les valves inférieures et internes. 12 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTEUES ET DERMAPTERES Il peut être parfois difficile de distinguer les adultes des jeunes, lorsqu'on a affaire à des espèces à élytres courts ou nuls. Les premières présentent deux cas à considérer suivant le mode de développement des élytres; s'il s'agit du second mode indiqué ci-dessus, la position des élytres renversés sous les ailes chez les jeunes, occupant la position JO. 11. FiG. 10. — Comparaison de l'élytre d'une forme brachyptère et d'un jeune individu cliez les Locustides. A. Podisma alpina KoU.. adulte; B. Dociostaurus maroccanus Tliunb., jeune. FiG. 11. — Comparaison de l'élytre d'une forme brachyptère et d'un jeune individu chez les Blattides. A. Hololampra subaptera Ramb., adulte; B. Blattella germanica h., jeune. normale, bien que courts, chez les adultes, permet de reconnaître faci- lement une espèce brachyptère (fig. 10); dans le premier cas, il est également facile de savoir si on a affaire à un adulte, car chez ceux-ci, les élytres, lobiformes, sont néanmoins articulés et bien séparés du méso- notum alors que les ébauches des jeunes font corps avec celui-ci (fig. 11). La question est beaucoup plus délicate si, enfin, il s'agit d'une espèce complètement aptère ; on ne peut alors se guider que sur le développe- ORTHOPTÈRES. INTRODUCTION 13 ment de l'armure génitale, surtout quand celle-ci présente des pièces sclérifîées, et sur l'état des téguments qui sont toujours beaucoup moins résistants chez les jeunes que chez les adultes. 5° ÉTHOLOGIE ET FAUNISTIQUE La vie des Insectes Orthoptères présente assez peu de manifestations intéressantes au point de vue de l'étude des instincts, leur comportement, quoique assez variable, étant le plus souvent sous la dépendance de tro- pismes. Beaucoup d'entre eux recherchent les endroits secs (la plupart des Mantides et des Locustides) ; d'autres, au contraire, sont nettement hygrophiles (Blattides, beaucoup d'Ensifères et de Dermaptères) ; sous la même influence, d'autres enfin se creusent des retraites souterraines (Gryllides) ou deviennent terricoles iGryllotalpa), parfois cavernicoles {Dolichopoda). Le régime, peu variable dans un même groupe, montre des différences importantes d'une famille à l'autre. Les Locustides sont entièrement phytophages, les Mantides exclusivement insectivores; les autres familles présentent un régime variable, composé surtout de végétaux et de débris animaux, très rarement d'Insectes vivants. L'accouplement est particulièrement intéressant chez les Ensifères où il se fait par l'intermédiaire d'un spermatophore, parfois très volu- mineux. Quant à la ponte, elle présente des modalités très diverses, les œufs étant parfois pondus isolément, souvent enfoncés en terre ou dans les plantes au moyen de l'oviscapte, d'autres fois réunis dans une oothèque de forme variable. Certaines espèces vivent isolées, mais beaucoup d'autres, surtout parmi les Locustides Acridiens), ont tendance à se rassembler en colonies parfois très nombreuses, dont les membres restent d'ailleurs complète- ment indépendants; cependant, chez certaines espèces, ces colonies entre- prennent de véritables migrations ne semblant pas avoir pour but la recherche de leur nourriture ou de terrains de ponte comme on le croit habituellement, mais paraissant plutôt provoquées par des tropismes encore mal étudiés (thermotropisme ou héliotropisme). Ces espèces migra- trices ont une grande importance économique, mais ce sont surtout des formes des pays tropicaux et du sud de la région méditerranéenne. En France, si l'on excepte la multiplication tout à fait anormale et momen- tanée de quelques espèces [Barbitistes berenguieri Mayet, Ephippiger terrestris Yers., Mecostetlius alliaceus Germ.), deux Acridiens seule- ment se montrent réellement importants au point de vue économique, le Calliptamus italiens L. et le Dociosiaurus inaroccanus Thunb. ; encore faut-il noter que leurs invasions sont sporadiques et diminuent en général 14 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES rapidement sous l'influence des conditions climatériques ou de certains parasites. Les Orthoptères sont en effet victimes d'un certain nombre de prédateurs et de parasites. Au point de vue spécial dont nous venons de parler, les plus importants sont certainement les champignons entomophages du groupe des Entomophtorées {Empusa grylli Fresenius) qui produisent de véritables épizooties. Les prédateurs et parasites animaux ont plutôt un intérêt biologique et sont surtout des Insectes, appartenant à différents ordres ; parmi les premiers on peut citer différents Sphégides [toutes les espèces des genres Sphe.v s. 1., Tachysphex et Tachytes, Stizus fascia- tus F. (Acridiens), ^-V. ruficornis F. (Mantides), Larra anathema Rossi (Gourtilière), L. pompiliformis Panz. [GiVY\\\die,s)^Ampulicinae (Blattides)] ; les seconds comprennent des Coléoptères [Rhipiphorides (Blattides), Myla- brides (Acridiens)], des Diptères [Rhacodineura antiqua Fall. [For/î- cula), Thrixion halidayanum Rond. (Phasmides), divers Sarcophaga (Phasgonurides et Acridiens),, des Bombylides (Acridiens)] et des Hymé- noptères [Evaniidae (Blattides), Emboletninae, Scelio rugulosus Latr. (Orthoptères?) Rielia manticida Kieff. [Mantis], Podagrion pachymerum Walk. [Mantis], plusieurs espèces des genres Eurytoma et Tetrastichus [Oecanthus]]. Beaucoup de ces parasites sont encore peu connus et pour- ront fournir le sujet de recherches très intéressantes. L'étude de la distribution géographique des Orthoptères montre que ces Insectes sont surtout abondants dans les régions intertropicales. Le nombre des espèces, relativement important dans les régions à climat très chaud, diminue rapidement sous les climats tempérés. On peut éva- luer à environ 14.000, dont 7 à 800 Dermaptères, le nombre des formes actuellement décrites (^) dans les groupes étudiés ici; sur ce nombre, 209 espèces seulement peuvent être indiquées comme appartenant à la l'aune française; encore doit-on compter dans ce chiffre 6 espèces im- portées et plus ou moins complètement acclimatées et 4 ou 5 espèces capturées une seule fois en France et dont la présence y est par suite douteuse. Par rapport à leur distribution générale, les différentes familles sont représentées d'une façon assez irrégulière dans notre faune ; les Phas- mides et les Mantides sont très peu nombreux (4 à 6'^'/oo environ), les Blat- tides représentent environ 1 ^ du nombre total des espèces décrites, les autres familles de 2 à 4 ^ en moyenne. En France même, le nombre des espèces diminue rapidement du sud au nord et les environs de Paris n'en comptent guère qu'une soixan- taine. ' \. Les Orlhoptères exotiques étant encore relativement peu connus, le chiffre indiqué ici est certainement bien inlérieur à celui des espèces existant réellement. ORTHOPTEUES. — INTRODUCTION 15 6- METHODES DE CHASSE ET DE CONSERVATION. La chasse des Orthoptères ne demande aucune méthode spéciale; un filet un peu solide et un flacon à cyanure sont les seuls instruments in- dispensables; un parapluie pour battre les buissons pourra être égale- ment utile. On trouvera dans les feuilles mortes et sous les pierres beau- coup de Forficules, de Blattides et de Gryllides; les Mantes et les Acridiens habitent pour la plupart les endroits chauds et secs, les Phas- gonurides, par contre, recherchent souvent les bois ou les prairies un peu humides. En battant les buissons, on trouvera des Phasmides, certaines Blattes et Forficules et des Phasgonurides. Rappelons enfin que les Dolichopodes habitent les grottes et qu'un certain nombre d'es- pèces intéressantes sont localisées sur les hautes montagnes. Il est très utile de s'habituer au chant des Orthoptères qui permet souvent de déceler la présence d'espèces que le hasard seul ne ferait pas découvrir. La conservation des Orthoptères demande quelques soins; il est indis- pensable, pour conserver un peu les couleurs, de dessécher rapidementces Insectes; en voyage, le procédé le plus pratique est de les mettre sur des feuilles d'ouate et de les chauffer, soit sur une lampe spéciale, soit par un moyen de fortune, mais on ne peut absolument pas les laisser sécher naturellement. En outre, la plupart des Phasgonurides doivent être empaillés si l'on veut éviter la putréfaction de l'abdomen; on doit pratiquer, avec des ciseaux fins, une incision dans la membrane unis- sant les tergites et les sternites abdominaux, en ayant soin de ne pas endommager les derniers sternites, toujours importants pour la déter- mination; avec une petite pince, on sort les viscères par l'ouverture pra- tiquée et on les remplace par des petites boulettes de coton hydrophile. On fait ensuite sécher aussi rapidement que possible les insectes ainsi préparés. Par la suite, on les ramollit parles procédés habituels et on les pique, de préférence au milieu du pronotum; pour éviter la rupture des appendices, toujours très fragiles, on les ramène sous le corps, en évi- tant toutefois de cacher l'extrémité de l'abdomen dont l'étude est presque toujours indispensable. O. ORTHOPTERES Tableau des sous-ordres. 1 . Tarses de 5 articles ; fémurs postérieurs non dilatés et spécialisés pour le saut. Organe copulateur du mâle asymétrique ; oviscapte de la femelle ne dépassant pas la plaque sous-génitale. Ely- tres et ailes, quand ils existent, semblables dans les deux sexes, ne présentant aucune partie différenciée en organe stridulant chez le mâle 2 — Tarses de 3 ou 4 articles. Insectes sauteurs, à fémurs posté- rieurs fortement dilatés. Organe copulateur du mâle symétrique; oviscapte de la femelle dépassant la plaque sous-génitale. . . 3 2. Tête cordiforme, déprimée. Abdomen portant des cerques multi- articulés. Plaque sous-génitale du mâle munie de 1 ou 2 styles à son bord postérieur. Œufs pondus en groupes dans une sorte de coque ou oothèque . . . S.-O. DICTYOPTÈRES (p. 16) — Tête globuleuse. Corps extrêmement allongé (aptère chez toutes les espèces françaises). Abdomen portant des cerques courts, d'un seul article. Styles nuls. Œufs pondus isolément . . . S.-O. PFIASMODÉS (p. 109) 3. Antennes très longues et grêles. Tibias antérieurs pourvus de tympans auditifs. Elytres du mâle présentant une partie diffé- renciée en organe stridulant. Oviscapte très long, formé de 4 ou 6 valves accolées en forme de tube ou de lame comprimée. Ponte isolée S.-O. ENSIFÈRES (p. 40) — Antennes courtes, plus épaisses. Tympans auditifs placés sur le l^*" tergite abdominal. Elytres du mâle semblables à ceux de la femelle, la stridulation étant produite par le frottement, sur l'élytre, d'une crête spécialisée à la face interne des fémurs postérieurs. Oviscapte dépassant peu l'extrémité abdominale, formé de 4 valves divergentes. Ponte agglutinée et déposée dans une sorte de tube en terre. . S.-O. LOCUSTODÉS (p. 115) S.-O. DICTYOPTÈRES Groupe le plus inférieur des Orthoptères ; l'uniformité de la nerva- tion des elytres dans les deux sexes, la présence de cerques multiarti- , ORTHOPTERES. — BLATTIDAE 17 culés et de styles à la plaque sous-génit^e le rapprochent des Insectes primitifs ; par contre, le mode de ponte et la complication de l'organe copulateur semblent des caractères d'acquisition récente. Comprend trois familles dont l'une n'est représentée que par un extraordinaire Insecte [Grylloblatta campodeiformis Walk.), des Etats-Unis, qui combine les caractères des Insectes les plus inférieurs avec la présence d'un oviscapte bien développé. Tableau des familles. 1. Aptère, la 9 présentant un oviscapte bien développé. . . . F. * Grylloblattidae — Organes du vol généralement présents, l'oviscapte de la 9 16 dé- passant pas la plaque sous-génitale 2 2. Corps déprimé, pronotum en forme de bouclier plat, recouvrant la tête ; celle-ci peu mobile, la face dirigée vers le bas ; pattes antérieures plus courtes que les intermédiaires et de forme analo- gue. Oothèque formant une sorte de poche cornée qui reste engagée longtemps entre les derniers anneaux abdominaux de la 9 F. Blattidae (p. 17 — Corps allongé, prothorax long et étroit, tête très mobile; pattes antérieures fortes, différenciées en pattes ravisseuses. Oothè- que formée, au moment de la ponte, d'une masse spumeuse qui durcit à l'air F. Mantidae (p. 32) F. BLATTIDAE Insectes à corps déprimé, dont le pronotum forme un grand disque aplati, cachant presque complètement la tête; celle-ci est triangulaire ou cordiforme, la face dirigée vers le bas, la bouche en arrière. Pattes généralement grêles non spécialisées, les antérieures plus courtes que celles des autres paires et de même forme qu'elles; hanches longues, en contact sur la ligne médiane ; fémurs et tibias armés d'épines. Abdomen aplati, généralement ovalaire, pré- sentant 10 tergites dans les deux sexes, 7 sternites chez la Q , 9 chez le a*. Elytres coriaces ou cornés, repliés à plat sur le dos et se couvrant légère- ment par le bord iilterne; ailes généralement transparentes, pliées, au repos, le long de la nervure anale, le champ antérieur appliqué sous le postérieur, celui-ci plissé : élytres souvent abrégés, à nervures effacées, et, dans ce cas, ailes rudimentaires; assez souvent même, élytres lobiformes, latéraux, et ailes nulles. Nervation (fig. 12) semblable dans les deux sexes et comparable [à l'é- lytre et à l'aile ; elle comprend : la côte ou nervure marginale, la médiastine, Vliumérale, la médiane, la discoïdale, Vainaire, Vanale ou divisante et les axillaires; les nervures délimitent les champs suivants : entre la côte et l'hu- 18 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES TTL. LO- jy.t mérale, le champ marginal divisé lui-même en aire médiastine et aire costale, entre l'humérale et l'anale, le champ discoïdal, enfin le champ axillaire. A l'élytre, le champ axillaire est très réduit, la médiastine est simple, la médiane manque souvent, l'humérale envoie de nombreuses branches (costales) à la côte, ta discoïdale est ramifiée, l'ulnaire simple ; à l'aile, le champ axillaire ou postérieur est plus développé que l'ensemble des autres (antérieur pour simplifier), discoïdale /^ ^ rrv^ rameuse, axillaires ou radiées nombreuses, la l""*^ souvent ramifiée; à l'extrémité de l'anale existe souvent un champ triangulaire très net ap- pelé triangle intercalé. Insectes obscuricoles et hygrophiles, vivant surtout dans les bois, sous les pierres et les feuilles sèches ; certai- nes espèces ont ten- dance à pénétrer dans les grottes et quelques espèces exotiques mon- trent une adaptation très marquée à la vie cavernicole ; d'autres formes sont domesti- ques et en même temps cosmopolites. .aJ FiG. 12. — Schéma de la nervation de l'élytre et de l'aile chez les Blattides. [Nervures : m, médiastine, h, humé- raie, me, médiane, d, discoïdale, u, ulnaire, «, anale, x, axillaires. Régime franchement omnivore ; la plupart des espèces sont nocturnes. Œufs, au sortir de l'oviducte, se trouvant rangés dans une enveloppe de consistance d'abord molle, puis plus ou moins coriacée, qui est l'oothèque; celle-ci n'est pas expulsée immédiatement et reste engagée pendant plusieurs jours entre les derniers segments abdominaux de la Q . Jeunes différant des adultes par le manque d'organes du vol et souvent par la coloration; mues assez nombreuses, au moins 6 ou 7. 11 sous-familles dont 3 seulement représentées dans la faune française. Tableau des espèces. 1 . Fémurs à bords inf. mutiques ; tibias ant. très courts, à épines groupées autour de l'apex (13) ; cerques courts ; plaque suranale transverse, un peu échancrée à l'apex; (^ plaque sous-génitale sans styles, formée par le S"" sternite. Pycnoscelus surinamensis (p. 31) — Fémurs armés d'épines aux bords inf. (14-15) ; tibias ant. allongés, à épines non groupées toutes autour de l'apex ; plaque suranale variable 2 ORTHOPTERES. — BLATTIDAE 19 FiG. 13 à 18. — 13. Pycnoscelus surinamensls, patte ant., faxîe interne, x 14. — 14. Blattella germanica, fém. ant., face interne, x 14. —15. Periplaneta americana, fém. ant., face interne, x 7.— 16. id., plaque sous-génitale cf , x 6. — 17. Ectobius lividus, plaque sous-génitale çf, x 14. — 18. Blattella germanica, plaque sous-génitale cf, X 7. 2. cf plaque sous-génitale symétrique, portant 2 styles (16); 9 plaque sous-génitale à partie apicale séparée de la partie basale par un sillon et divisée en 2 valvules affrontées, s'écar- tant pour le passage de Toothèque (19). Insectes de plus de 14 mm 13 — (^ plaque sous-génitale asymétrique, à 1 seul style bien déve- loppé ou sans style (17-18) ; 9 plaque sous-génitale large, à bord postérieur convexe ou un peu sinué (20). Insectes de moins de 14 mm. . 3 3. Plaque suranale plus ou moins longuement prolongée en trian- gle (21-23); fémurs post. à armature assez forte et régulière (14). Ailes, quand elles sont développées, à champ apical triangu- laire peu marqué ou nul et veine ulnaire rameuse (26 A). . . 4 — Plaque suranale transverse, étroite (24-25) ; fémurs post. à arma- ture très faible, composée de 1 à 3 épines irrégulières. Ailes, quand elles sont développées, à champ apical triangulaire bien marqué et veine ulnaire simple (26 B) 6 4. Organes du vol bien développés dans les deux sexes. ... 5 — Organes du vol réduits aux élytres squamiformes, latéraux; (^ plaque sous-génitale sans styles. Insecte noir, souvent avec une étroite bordure blanche tout autour du corps Loboptera decipiens (p. 29) 20 FAUNE DE FlîANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES 2^. 22. 25. FiG. 19 à 25. — 19. Periplanela americana, plaque sous-génitale Ç, x 4. — 20. Ecto- bius lividus, plaque sous-génitale Ç, x7. — 21. BlatteUa germanica, plaque suranale (;f , X 7. — 22. id., plaque suranale Ç, x 7. — 23. Loboptera decipiens, plaque sur- anale, X 7. — 24. Ectobius lividua, plaque suranale cf 5 X 7. — 25. Hololampra mb- apiera, plaque suranale, x 7. 5. Élytres également développés dans les deux sexes, avec 6 sec- teurs longitudinaux à la discoïdale; plaque suranale du (^ lon- guement prolongée, celle de la 9 triangulaire (21-22) ; plaque sous-génitale du (f fortement asymétrique, subtronquée à l'apex, avec un seul style bien développé (18). Testacé roussâtre avec FiG. 26. — Nervation de l'aile : A, d'un Pseudomopinae {BlatteUa germanica); B, d'un Ectobiinae {Ectobius lividus) ; t., triangle intercalé. deux bandes brunes longitudinales sur le pronotum BlatteUa germanica (p. 29) — Elytres plus courts chez la 9 ^^e chez le çf, avec 9-11 secteurs obliques à la discoïdale ; plaque sous-génitale du (^ assez régu- lière, les deux styles subégaux (27). Coloration assez variable, ORTHOPTERES. BLATTIDA.E 21 jaune ocracé avec le disque du pronotum généralement plus foncé; souvent une tache basale brune sur l'élytre .... Supella supellectilium (p. 28) 6. Élytres et ailes du c? bien développés, dépassant l'extrémité de l'abdomen; 9 élytres variables, longs ou tronqués, jamais rudi- mentaires et latéraux, peu épais, coriaces, à nervures bien visibles [G. Ectobius] 7 — Elytres rudimentaires, latéraux (28), ou développés mais n'at- teignant pas l'extrémité de l'abdomen, épais, de consistance cornée, à nervures peu marquées. Ailes rudimentaires. [G. Ho- lolampra] 11 7. Couleur d'un jaune paille uniforme, sans petits points bruns sur le pronotum et le long des nervures des élytres (espèce dou- teuse) Ectobius vittiventris (p. 26) — Couleur variable mais toujours tacheté de brun, le pronotum à disque généralement plus foncé que les bords 8 8. Elytres du cf très étroits et allongés (6-7 X2 mm.), subaigus à l'apex (34-35), ceux de la 9 toujours abrégés et tronqués à l'apex (39-40 et 43) ; coloration variant du gris au jaunâtre ; taille plutôt petite (6-8 mm.) Ectobius panzeri (p. 26) — Elytres du c^^ relativement plus larges que chez le précédent ou 3J 29 30. FiG. 27 à 33. — 27. Supella supelleclilium, plaque sous-génitale cf, x 7. — 28. Holo- lampra subaptera, côté gauche des tergites thoraciques, x 14. — 29. Periplanela americana, plaque suranale c?» x 5. — 30. id., plaque suranale 9; x 5. — 31. P. australasiae, plaque suranale [cT, X 5. — 32. id., plaque suranale 9> X 5.-33. Oothèque d'Eclobius lividus, x î. 22 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES 36. .>•/. r<^. 55. FiG. 34 à 38. — Contours de l'élytre gauche (x 7) de : 34. Eclobius panzeri cf. — 35. E. panzeri v. concolor cf. — 36. E. lapponicus cf. — 37. E. lividus cf. — 38. E. ni- caeensis cf. taille plus grande (36-38) ; ceux de la 9 de la longueur du corps ou abrégés mais jamais tronqués à l'apex (41-42). ... 9 9. Taille plus grande (8-11 mm.); élytres du (^ étroits (36), la lar- geur au niveau de l'angle anal contenue 3,3 à 3,5 fois dans la longueur, ceux de la 9 de la longueur du corps ou abrégés, pré- sentant habituellement, dans les deux sexes, quelques taches brunes assez grosses et une bande de même couleur à la base de la nervure humérale. Couleur généralement brun testacé avec le disque du pronotum foncé, mais parfois roussâtre (46). . . . Ectobius lapponicus (p. 24} — Taille plus faible (6-8 mm.) ; élytres du cf plus larges, la largeur au niveau de l'angle anal contenue 3 fois dans la longueur (37-38) ; ceux de la 9 de la longueur du corps ou parfois abrégés (41-42) ; dans ce cas, le disque du pronotum n'est habituellement pas foncé et les élytres sont jaunes, sans grosses taches ni bande brunes 10 10. Couleur foncière presque noire, les nervures des élytres se déta- chant en blanc; disque du pronotum généralement noirâtre; ORTHOPTERES. BLATTIDAE 23 59. ^0 ^J. ^2 FiG. 39 à 42. — Contours de l'élytre gauche (x 7) de : 39. Ectobius panzeri Q. — 40. E. pan:eri v. concolor Ç. — 41. E. lapponicus Ç. — 42. E. lividus Ç. élytres de la 9 jamais abrégés (45). . . Ectobius nicaeensis (p. 26) — Couleur jaunâtre ou roussâtre, le disque du pronotum plus foncé que les bords mais habituellement de la couleur des élytres ; ceux- ci concolores, ne présentant que des très petites taches brunes sur les nervures (44), ceux de la 9 parfois abrégés Ectobius lividus (p. 25) 1 1 . Élytres bien développés chez le ç^, atteignant au moins la moitié de l'abdomen chez la 9 ^^ — Elytres lobiformes et latéraux dans les deux sexes, subhyalins. Coloration variée de noir et de blanc ou grisâtre tachetée de brun (28 et 48) Hololampra subaptera (p. (28) 12. Elytres bien développés dans les deux sexes, à nervures indis- tinctes, noir brillant, liserés de blanc (47) Hololampra marginata (p. 27) — Elytres bien développés chez le cj^ , ne dépassant pas le milieu de l'abdomen chez la 9 > à nervures distinctes, gris testacé, ta- chetés de brun Hololampra sardea (p. 27) 13. Elytres et ailes bien développés dans les deux sexes. ... 14 ■ — Elytres un peu plus courts que l'abdomen chez le (^, lobiformes et latéraux chez la 9 5 plaque suranale du (f sub rectangulaire, celle de la 9 prolongée et incisée à l'apex. Couleur brun châtain, pronotum unicolore Blatta orientalis (p. 30) 14. Pronotum brun ferrugineux avec une tache plus claire, vague, près du bord postérieur; élytres concolores, bien arrondis à 24 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES l'apex ; plaque suranale triangulaire, profondément échancrée à l'apex dans les deux sexes (29-30). Periplaneta americana (p. 30) Pronotum brun très foncé avec une bande jaunâtre circulaire, élargie en arrière et divisant plus ou moins le disque en 2 taches arrondies; élytres avec le champ marginal jaune; plaque sura- nale du cf quadrangulaire, celle de la 9 triangulaire, moins profondément échancrée à l'apex (31-32) Periplaneta australasiae (p. 31) S. -F. ECTOBIINAE Petites espèces de formes grêles; antennes sétacées, parfois plumeuses; élytres cornés ou coriaces, bien développés ou abrégés ; ailes avec un triangle intercalé net ou une aire apicale pliée, veine ulnaire simple ou bifide. Pattes grêles. Plaque suranale transverse et étroite, Oothèque cornée, assez épaisse, à crête assez forte, se présentant verticale- ment à la sortie de l'abdomen. G. ECTOBIUS Steph. Antennes sétacées ; scutellum non couvert par les élytres quand ceux-ci sont croisés. Fémurs avec 2 épines au bord inférieur externe. Elytres bien déve- loppés chez les cf , souvent abrégés chez les Q . Plaque sous-génitale a* très asymétrique, munie d'un seul style chez les adultes. Habitent les bois, dans les feuilles mortes et sur les buissons. Adultes en été, jeunes éclosant à l'arrière-saison et passant l'hiver dans les feuilles mortes. E. lapponicus (L.). — Kirby 190k, p. 61; Azam 1901, p. 15; Houlbert 1900, p. 13, fig. 40; Finot 1890, p. 76, pi. 2, fig. 42-44. L. 8-11; pr. 2-3; él. c^ 8-11, 9 4-6. — Très variable comme taille et comme couleur. Tête noirâtre, ferrugineuse entre les yeux; antennes noires; pronotum avec le disque habituellement plus foncé que les bords, mais variant du brun ferrugineux au noir. Abdomen noir dessus avec les bords testacés, dessous noir c?, ferrugineux 9 \ cerques noirs, cf élytres^ lancéolés, testacés, les nervures plus claires que les intervalles, présen- tant généralement 2 ou 3 taches brunes irrégulières, assez grosses; 7® ter- g^ite abdominal avec une fossette glandulaire. 9 élytres le plus souvent plus courts que l'abdomen (forma hemiptera F.), de même couleur que chez le cf. Oothèque brune, de 4 mm. de long, un peu incurvée et striée longitu- dinalement, présentant 8 lignes transversales correspondant aux divisions internçs; suture avec une quinzaine de denticulations arrondies. — /. de couleur très foncée avec les côtés des segments thoraciques plus ou moins ORTHOPTERES. — BLATTIDAE 25 largement bordés de jaunâtre ; dans les premiers stades, le thorax, entiè- rement jaunâtre, contraste vivement avec l'abdomen noirâtre. Bois, sur les buissons et dans les feuilles; endroits humides; dans la plaine et en montagne ; dans le midi plus rare et localisé à une certaine altitude (Azam). Commun. Toute la France. — Europe. Var. perspicillaris (Herbst), (cf. Adelung 1916, p. 255). — Forme 9 à élytres atteignant l'extrémité de l'abdomen, coloration roussâtre assez uniforme, sans taches brunes sur les élytres, rappelant beaucoup comme aspect l'espèce suivante. — Avec le type, mais plus rare. E. lividus (F.). — Azam 1901, p. 16; Houlbert 1900, p. 13; Finot 1890, p. 78. — E. perspicillaris Kirby 190k, p. 63. L. 8-9,5; 7?r. 2,5-2,8; él. çf 10, 9 6, 5. — Jaunâtre, moucheté de petits points bruns ; tête avec une bande ferrugineuse entre les yeux ; disque du pronotum ferrugineux. Elytres lancéolés dans les deux sexes, testacé pâle, subhyalins, avec de nombreux petits points bruns. Abdomen brun foncé dessus, dessous (^ brun unicolore, 9 jaunâtre marbré de brun. Cerques jaunâtres, rembrunis à l'apex. Oothèque (33) roux ferrugineux, de la même forme que celui d'^". lapponicus, assez variable comme longueur et pour le nombre des den- ticulations de la suture; la moyenne est 4 mm. avec 20 denticulations. — J. entièrement jaune pâle, tout piquetés de petits points bruns. Bois, au pied des arbres et dans les buissons. Très commun. Toute la France. — Europe, Algérie. ^5. ^.v. FiG. 43 à 45. — 43. Ectobius panzeri Q, x 6. — 44. E. lividus Q, x (i. — 45. E. ni- caeensis Q, x 6. 26 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTÈRES ET DERMAPTÈRES Var. brevipennis Bn. — Forme Ç à élytres courts, ne dépassant pas le 4° tergite abdominal. , Avec le type, mais plus rare. E. vittiventris (Costa). — Kirby 100k, p. 63; Houlbert 1900, p. 13; FiNOT 1890, p. 79. L. 6-8; pr. 2,2-2,5; él. 7-9. — Extrêmement voisin du précédent, au point d'être considéré comme espèce douteuse ('). D'après Brunner, entièrement jaune paille, sans aucun point brun ; dessous de l'abdomen jaune unicolore ou avec 2 bandes brunes. Hérault : Montpellier (Brunner). — Italie, Espagne, Algérie. E. panzeri Steph. — Kirby 190k, p. 62; Azam 1901, p. 16. — Ectobia ericetorum Houlbert 1900, p. 13; Finot 1S90, p. 77, pi. 2, fig. 45. L. 6-8; pr. 1,7-2; él. ^ 6,5-7,5, 9 3. — Petit, testacé ou gris, tête brune; pronotum avec le disque taché de brun, les bords presque trans- parents. Abdomen brun dessus, brun avec le disque grisâtre dessous. (^ élytres allongés, lancéolés, gris pâle, translucides, avec des taches brunes; 7^ tergite abdominal avec une fossette glandulaire; 9 élytres tronqués droit, de même couleur que chez le (^ . J. avec 2 bandes brunes longitudinales. Clairières des bois secs, sur les grandes herbes et les bruyères. Assez com- mun dans le nord, rare dans le midi. Pas-de-Calais, Oise, Seine-et-Oise, Seine, Seine-et-Marne, Yonne, Manche, Loire-Inférieure, Loir-et-Cher, Saône-et-Loire, Savoie, Basses-Alpes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Haute-Garonne. — Europe. Var. concolor Serv. — Couleur jaune testacé presque uniforme. — Avec le type mais plus rare, tout au moins dans le nord; dans le midi, la variété semble au contraire plus commune. E. nicaeensis Bris. — Kirby 190k, p. 62; Azam 1901, p. 17; Houlbert 1900, p. 13 ; Finot 1890, p. 77. L. 6,5-7; pr. 2-2,2 ; él. c? 5, 9 6-6,5. — Noir ou grisâtre, varié de blan- châtre; tête noire plus ou moins tachetée de testacé; pronotum à disque noir, parfois grisâtre, les bords presque transparents, tachetés de petits points noirs. Abdomen grisâtre en dessus, noir varié de blanc dessous. Élytres lancéolés, bien développés dans les deux sexes, grisâtres avec les nervures et nervules blanchâtres, les intervalles presque noirs. Pattes jaunâtres tachées de noir. Sur les buissons et au pied des arbres dans les endroits secs (Azam). Juillet à septembre. Rare et localisé. Basses-Alpes, Var, Alpes-Maritimes. — Espagne. (!) Le (^ de Blattide décrit par Azam {iOOt, p. 16) sous ce nom est le Supella supellectilium Serv. dont je parlerai plus loin; quant aux indications d'ADELUsc (L c. pp. 264-268), j'estime qu'elles se rapportent toutes à E. lividus F. car l'auteur avoue lui-même ne pas connaître E. vit- tiventris typique (p. 26o). ORTHOPTERES. BLATTIDAE 27 G. HOLOLAMPRA Sauss. Différent des Ectobius soit par l'absence presque complète des organes du vol, soit par leur consistance cornée et l'effacement des nervures. ^8. Fi(i. 46 à 48. ^6. ^7. 46. Ectobius lapponicus Q, X 6. — 47. Hololampra marginala Q, x 6. — 48. /^. subaptera Q, x 6. H. marginata (Schreb.). — Kirby 190^, p. 68. — Aphlebia marginata Azxu 1901, p. 17; Houlbert 1900, p. 14, fig. 41; Finot 1890, p. 79, pi. 2, fig. 46. L. 6-9; pr. 2; él. 4,5-5. — Noir brillant; pronotum à disque noir avec les bords étroitement lisérés de blanc. Éiytres bien développés dans les deux sexes, noirs avec le bord antérieur et le bord interne, jusqu'au tiers apical, lisérés de blanc. Pattes noires, (^, ou testacées, 9- Corse. — Europe méridionale. H. sardea (Serv.). — Kirby 190^, p. 69. L. c? 6,5, 9 7-7,5; pr. 2; él. ç^ 5,5, 9 4-5. — Brun brillant, varié de testacé ; tête brune avec une ligne claire au vertex ; pronotum à disque brun brillant c5*, ferrugineux 9' entouré d'une bande pellucide, assez large. Éiytres gris testacé, à nervures bien apparentes, claires, tachetés de petits points bruns, plus courts chez la 9 que chez le ç^. Pattes brunes ou testacées. Ressemble beaucoup comme aspect général à un Ectobius nicaeensis, mais en diffère par ses éiytres épais, plats, rigides, et par les ailes presque nulles. Pyrénées-Orientales : col de Mantet (P. Lesne). — Sardaigne, Baléares, Al- gérie, 28 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES H. subaptera (Ramb.). — Kirby 1904, p. 70. — Aphlebia subaptera AzAM 1901, p. 17; HouLBERT 1900, p. 14; Finot 1890, p. 80. L. (^ 4,5-5; 9 5-7; pr. 1,6-2; él. c? 0,7, Ç 1. — Noir annelé de gris ou gris tacheté de brun; pronotum noir ou gris testacé, tacheté de brun; méso-, métanotum et tergites abdominaux noirâtres bordés de blanc ou gris ponctués de brun. Pattes testacées. Cerques cf noirs, 9 testacés avec la base et l'apex bruns. D'après Azam oothèque rousse, lisse, de 2,5 mm. de long, avec 11 den- ticulations à la suture. Sous les feuilles, au pied des arbres, sous les pierres. Juillet à septembre. Rare. Corse, Basses-Alpes, Var, Alpes-Maritimes, Isère. Sous les pierres àNeffies, Hérault (G. de Vichet) ; Aude : Fontfroide (c' Carpentier) ; Pyrénées-Orientales : Banyul-sur-Mer (L. Berland). — Espagne, Dalmatie, Sicile. S.-F. rSEUDOMOFINAE Extrêmement voisine de la précédente, cette sous-famille en diffère par des caractères souvent en défaut, dont les meilleurs sont l'armature des pattes un peu plus forte, la plaque suranale souvent prolongée et la nervation des ailes déjà indiquée. Oothèque parcheminée, à crête généralement faiblement dentelée, se présen- tant horizontalement à la sortie de l'abdomen. G. SUPELLA Shelf. Shelford 1911, p. 155. Élytres plus courts chez la Q que chez le cf, dépassant beaucoup l'extrémité de l'abdomen chez ce dernier; 9 à 11 secteurs à la nervure discoïdale. S. supellectilium (Serv.). — Phyllodromia supellectiliiun Kirby 190k, p. 88. L. 11-12; él. (^ 11, 9 '^"^- — Coloration assez variable, jaune ochracé avec le disque du pronotum généralement plus foncé et souvent une tache brune à la base des élytres. Plaque sous-génitale c? assez régulière, les styles subégaux, apex faiblement incisé. Espèce cosmopolite dont un cf a été trouvé par Azam à Draguignan. Par suite de sa coloration uniforme et de ses élytres longs et étroits, cet auteur avait pensé qu'il s'agissait du cf à'Ectobiiis vittiventris et en a donné la description comme tel {1910, p. 16). ORTHOPTERES. BLATTIDAE 29 G. BLATTELLA Caud. Caudell 1903, p. 234. Élytres semblables dans les deux sexes, avec 6 secteurs à la nervure humé- raie. Plaque suranale bien prolongée, surtout chez le cf ; plaque sous-génitale du cf très asymétrique avec un seul style bien développé. B. germanica (L.). — Phyllodromia germanica Kirby iW-i^ p. 86; Houl- BERT 1900, p. Il, fig. 38; FiNOT i890, p. 81, pi. 2, fig. 47. — Blatta germa- nica AzAM 1901, p. 17. L. 11-12; pr. 3; él. 11- 12. — Testacé roussâtre avec deux bandes brunes longitudinales sur le pro- notum ; pattes testacées. Elytres lancéolés, jaunâ- tres, unicolores. /. jaunâtres avec deux bandes brunes longitudina- les, larges, s'étendant sur les trois segments thoraci- ques. — Oothèque (49) lon- gue de 7-8 mm., parchemi- Fie. 49. Oothèque de Blatlella germanica, x 7. -^ née à suture finement cré- ^^- Oothèque de Blatta orientalis, x 4. (A droite 'de 1 . ' X j. • chaque figure, une partie de la suture à un gros- nelee, présentant une vmg- sissemeni double.) taine de côtes transversales. Nocturne et domestique, probablement importé d'Allemagne. On trouve jeunes et adultes ensemble à toute époque de l'année, mais les 9 portant leur oothè- que sont plus communes de septembre à décembre. Dans les maisons, surtout les boulangeries, les magasins de denrées alimen- taires; sur les bateaux. Très commun et nuisible. Toute la France. — Cosmopolite. G. LOBOPTERA Br. ^9- 50. Élytres latéraux, squamiformes ; ailes nulles. Fémurs très épineux; tibias comprimés. Plaque suranale triangulaire dans les deux sexes. Plaque sous-gé- nitale cf transverse, sans styles. L. decipiens (Germ.). — Kirby i904, p. 101; Azam 1901, p. 18; Houl- BERT 1900, p. 11, fig. 39; FiNOT WôO, p. 82, pi. 2, fig. 48. L. 8-9; pr. 2,5. — Noir brillant avec une bordure blanche plus ou moins nette tout autour du corps. 30 FAUXE DE FRANCE. — ■ ORTHOPTERES ET DERMAPTERES Oothèque analogue à celle de l'espèce précédente mais ne dépassant pas 5 mm. — /. brun rougeâtre, sans bordure blanche. Sous les pierres et les feuilles mortes, dans les bois un peu humides. Pres- que toute l'année, les adultes à partir de mai. Commun. Alpes-Maritimes, Var, Basses-Alpes, Drôme, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Ardèche, Pyrénées-Orientales. — Europe méridionale, Madère, Asie Mineure. S.-F. BLATTINAE Insectes en général de grande taille, à organes du vol très variables. Plaque sous-génitale cf symétrique, à 2 styles égaux, longs, cylindriques, 9 divisée à l'apex en 2 valvules un peu mobiles qui s'écartent pour le passage de l'oothèque. G. BLATTA L. Élytres et ailes du cf bien développés, tronqués à l'apex; Q élytres lobi- formes, latéraux. B. orientalis L. — Kirby iOOk, p. 137. — Stylopyga orientalis Azam 1901, p. 18. — Periplaneta orientalis Houlbert 1900, p. 11, fig. 36; FiNOT 1890, p. 83, pi. 2, fig. 49. L. 20-25; /?r. 5-6,5; él. ç^ 12-16, 9 5-5,5. — Brun foncé avec les pattes rousses, pronotum unicolore; cf élytres bruns avec les nervures ferrugi- neuses, atteignant presque l'extrémité de l'abdomen, tronqués à l'apex; plaque suranale transverse à bord postérieur sinué; 9 élytres lobiformes, concolores, plaque suranale prolongée et échancrée en triangle à l'apex. Oothèque courte et renflée, presque cylindrique, la suture formant une lame comprimée, présentant une dizaine de denticulations et autant de petites côtes obliques; sa longueur est de 10 à 12 mm. (50). — /. brun roussâtre uniforme, présentant jusqu'à la dernière mue, dans les deux sexes, une plaque suranale triangulaire, échancrée à l'apex. Dans les maisons, surtout les cuisines, les boulangeries, les magasins, les caves; probablement originaire d'Asie Mineure. Nocturne, nuisible. Toute l'année. Très commun. Toute la France. — Cosmopolite. G. PERIPLANETA Burm. Élytres et ailes bien développés dans les deux sexes. P. americana (L.). — Kirby 190k, p. 140; Azam 1901, p. 18; Houlbert 1900, p. 11, fig. 37; FiNOT 1890, p. 83. ORTHOPTERES. RLATTIDAE 31 L. 23-32; pr. 8-10; él. (^ 28-32, 9 26-28. — Couleur brun ferrugineux uniforme, pronotum avec une tache plus claire peu marquée. Elytres et ailes brun roux, dépassant l'extrémité de l'abdomen, un peu plus longs chez les ç^ que chez les 9 • /. brun roux uniforme, avec les taches claires du pronotum à peine marquées. Importé dans certains ports où il se trouve dans les magasins et sur les navires; transporté aussi parfois dans les villes de l'intérieur où il s'accli- mate difficilement. Nuisible. Toute l'année. Assez commun. Somme, Seine, Loire-Inférieure, Yonne, Allier, Hérault, Gard, Bouches-du- Rhône, Var, Alpes-Maritimes. — Cosmopolite. P. australasiae (F.). — Kirby 190^, p. 141; Azam 1901, p. 19. L. 23-30; pr. 8-10; él. 23-26. — De même forme et presque aussi grand que le précédent ; en diffère par les taches jaunes du pronotum et la bande jaune de l'éîytre. /. brun roux avec des taches jaunes latérales sur chaque segment tho- racique et sur les premiers tergites abdominaux. Trouvé seulement dans les serres du Muséum d'Histoire naturelle de Paris. — Cosmopolite. S.-F. rANCHLORINAE Espèces de taille moyenne, à fémurs entièrement inermes en dessous, tibias fortement armés, les antérieurs courts, à épines disposées en couronne au- tour de l'apex, plaque suranale transverse, échancrée au milieu du bord apical. G. PYCNOSCELUS Scudd. Pronotum assez convexe, à bord post. prolongé en angle arrondi; élytres et ailes bien développés. Plaque sous-génitale du cf sans styles. P. surinamensis (L.). — Leucophaea surinamensis Kirby 190k, ^. 151. L. 14-18; él. (^ 16, 9 10-18. — Brun testacé, le pronotum noir lui- sant ; élytres très arrondis à l'apex, bruns avec le champ marginal plus clair, présentant des points enfoncés, bruns. Pattes testacées. Oothèque très allongée, lisse, avec une quinzaine de côtes transver- sales indiquant les divisions intérieures. — /. très élargis en arrière, bruns à surface luisante sauf les 5 derniers tergites abdominaux qui sont mats et couverts de points élevés. Introduit dans les serres du Muséum de Paris (Brisout). — Cosmopolite. 32 FAUNE DE FRANCE. ■ — ORTHOPTERES ET DERMAPTERES F. MANTIDAE 772^ Corps très allongé, surtout le prothorax qui est presque toujours beaucoup plus long que large. Tête triangulaire, petite, très mobile; pronotum plus ou moins élargi au-dessus de l'insertion des hanches antérieures, formant une dilatation humérale. Abdomen long et grêle chez les cf. plus épais chez les Q, présentant, dans les deux sexes, 11 tergites dont le dernier forme une petite valve anale supérieure; 9 sternites chez les cf, 7 chez les Ç. Chez celles-ci le dernier sternite forme une grande plaque sous-génitale, resserrée à l'apex et embrassant les valves de l'oviscapte qui sont courtes et aplaties vertica- lement. Pattes des 2^ et 3« paires longues, grêles, sans caractères spéciaux ; celles de la paire antérieure différenciées en pattes ravisseuses très caractéristi- ques du groupe (53); hanche très longue, prismatique, dirigée en bas et en arrière, fémur également très long, articulé verticalement sur la hanche, en forme de triangle allongé dont le côté le plus long est représenté par le bord supérieur; tibia moitié moins long que le fémur, replié sur lui et ter- miné par une longue griffe qui se loge dans un sillon de sa face interne. Ces deux pièces forment une ^.^ pince dont les bords sont garnis de nombreuses épines d'une grande uti- lité pour la classifica- tion ; en outre des 2 ran- gées armant les bords inférieurs, le fémur pré- sente des épines basales généralement au nombre de 3 ou 4, appelées dis- coïdales. Tarses de 5 ar- ticles, sans pelotes entre les griffes. Organes du vol pres- que toujours présents, mais assez fréquemment abrégés chez les Q . Ner- vation (51) très compara- ble à celle des Blattides, comprenant à l'élytre : la nervure marginale, la médiastine simple, ï/iu- mérale bifurquée vers l'apex, la médiane simple, la discoïdale et Vulnaire bî- ou trifurquées, V anale et les axillaires;\ers le milieu de l'élytre existe une tache calleuse oblongue, le siigma. Ailes ne présentant jamais de triangle intercalé. ce-. FiG. 51. — Schéma de la nervation de l'élytre et de l'aile chez les Mantides. Nervures : m., médiastine, h., humé- rale, wîe., médiane, d., discoïdale, u., ulnaire, a., anale, X., axillaires; s., sligma. ORTHOPTERES. MANTIDAE 33 Recherchent en général les endroits secs et ensoleillés. Régime exclusive- ment insectivore, les Mantes saisissant les Insectes qui passent à leur portée avec les pattes ravisseuses dont les épines les maintiennent pendant qu'elles les dévorent. Ponte consistant en une oothèque où les [œufs sont noyés dans une subs- tance alvéolaire, parcheminée; cette substance est émise en même temps que les œufs et est alors visqueuse ; les valves de l'oviscapte la battent conti- nuellement, ne s'arrêtant que pour déposer les œufs dans une zone déter- minée au milieu de l'oothèque. Jeunes différant parfois des adultes par la présence de lobes abdominaux plus développés et par une attitude un peu spéciale, l'abdomen relevé vers le thorax; rigoureusement insectivores dès l'éclosion. Famille essentiellement tropicale, très pauvrement représentée en France. Tableau des espèces. 1. Fémurs ant. présentant 1 seule épine discoïdale et 3 épines in- ternes, tibias à bords inf. inermes, armés seulement d'une griffe .54=. "-'G. o l^^rrYrmrnr TT\ inp^ 57. 58. FiG. 52 à 60. — 52. Fémur, tibia et tarse ant. de Perlamanlis alliberti, x 14. — 53. Patte ant. fie Mantis religiosa, face interne, X 3. — 54. Empusa egena, armure du bord interne du fém. ant., x 7. — 55. id., vertex de la Ç, x 4. — 56. M. religiosa, armure du bord int. du fém. ant., x 7. — 57. Iris oratoria, épines discoïdales du fém. ant., x 7. — 58. id., plaque snranale Q, x 7. — 59. M. religiosa, opines discoï- dales du fém. ant., x 7. — 60, id., plaque suranale 9- x '^■ 3 34 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES FiG. 61 à 66. — 61. Geomantis larvoides, tarse posl., x 7. — 62. id., tête et pronotum, X 7. — 63. Ameles decolor, tarse post., x 7. — 64. Yersinia brevipennis, tête et pro- notum X 7 (d'après Yersin). — 65. A. decolor, tète et pronotum Ç,x 7. — 66. .4. objecta, tète et pronotum Ç, x 7. plate, peu aiguë (52) ; pronotum aussi long que large. Petit Insecte à faciès de Névroptère. . . *Perlamantis alliberti (p. 36) — Fémurs ant. présentant 4 épines discoïdales, leur bord inf. in- terne armé de nombreuses épines; tibias armés d'épines sur leurs deux bords inf. et d'une griffe longue et aiguë (53). 2 2. Fémurs ant. armés au bord interne d'épines très irrégulières, 4-5 grandes entre lesquelles se trouvent des groupes de 3 ou 4 petites (54) ; vertex prolongé en un appendice bifide (55), an- tennes du cf pectinées; fémurs interm. et post. portant un petit lobe arrondi ; abdomen présentant à la face inf. 3 rangées de petits lobes Empusa egena (p. 39) — Fémurs ant, armés au bord interne d'épines alternativement grandes et petites (56); fémurs interm. et post. non lobés; vertex arrondi, antennes sétacées dans les 2 sexes 3 3. Dilatation du pronotum située vers le tiers antérieur; prothorax plus de 3 fois aussi long que large et plus long que les han- ches ant. Insectes de taille moyenne ou grande (30-70 mm.). . 4 — Dilatation du pronotum située presque au milieu; prothorax en- viron 2 fois aussi long que large, à peine plus long que les hanches ant. Insectes de petite taille (20-25 mm.) 5 4. Première épine discoïdale placée sur le bord interne du fémur, très éloignée de la ligne formée par les 3 autres (57) ; plaque suranale plus longue que large (58); fémurs interm. et post. ORTHOPTERES. MANTIDAE 35 armés d'une épine apicale. Ailes avec une tache basale violacée. Iris oratoria (p. 38) — Première discoïdale non écartée de la ligne formée par les 3 sui- vantes (59); fémurs interm. et post. inermes à l'apex; plaque suranale transversale (60) ; ailes transparentes. Mantis religiosa (p. 38) 5. Premier article des tarses post. et interm. plus long que les autres articles réunis (61). Aptère, le pronotum caréné dans la métazone (62); yeux très arrondis, . . Geomantis larvoides (p. 39) ^ Premier article des tarses post. et interm. à peine plus long que le 2^ (63). Organes du vol plus ou moins développés, mais ja- mais nuls ; pronotum arrondi dessus ; yeux plus ou moins co- niques (64-66) 6 6. Élytres dépassant à peine le métanotum dans les 2 sexes. Yeux terminés par une pointe aiguë ; pronotum à dilatation très faible (64); c5* à pattes interm. et post. longuement pubescentes; 9 ^ abdomen non dilaté, plaque suranale triangulaire, cerques aussi longs que la plaque sous-génitale. . Yersinia brevipennis (p. 37) — Élytres du (^ bien développés, ceux de la Ç abrégés; pronotum à dilatation plus marquée ; (f à pattes faiblement pubescentes ; 9 à abdomen large, plaque suranale arrondie, cerques très courts , . . . 7 7. Pronotum 2 fois aussi long que large, à dilatation assez faible (65) ; yeux bien arrondis ; abdomen de la 9 très peu élargi au milieu Ameles decolor (p, 36) — Pronotum moins de 2 fois aussi long que large, à dilatation très accentuée (66); yeux subconiques; abdomen de la 9 très élargi au milieu, presque rhomboïdal Ameles abjecta (p. 36) S. -F. -^PERL AMAN TIN AE Tibias ant. courts, inermes, ou armés à la face interne de très petites épines. Fémurs ant. armés de 1 à 3 discoïdales, leurs bords inf. inermes ou avec 3 ou 4 épines seulement. G. *PERLAMANTIS Guér. Guérin-Méneville 1843, p. 42. Deux sexes semblables. Tête plus large que le pronotum, yeux proéminents, arrondis; occiput avec un tubercule près de chaque œil. Pronotum à peine plus long que large, non dilaté au milieu. Elytres et ailes bien développés, subhya- iins. Fémurs ant. avec 1 seule discoïdale et 3 épines internes épaisses; tibias 36 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES très courts, inermes. Plaque suranale transverSe, arrondie: cerques assez longs, le dernier article un peu aplati, suborbiculaire. *P. alliberti Guér. i843, p. 42. — Chopard 1921, p. 15; Bolivar 1908, p. 513. — Ameles alihertii Kirby 19ùk, p. 230. — Discothera tunetana KiRBY 190'i, p. 207. L. 16-17;/?/-. 2-2,5; larg.pr. 1,5-2; él. 15. — Grisâtre; pronotum avec 2 points bruns de chaque côté; élytres subhyalins avec les nervures brunes. Pattes testacées; sternites abdominaux tachetés de brun de chaque côté. Décrit de Puimoissons (Basses-Alpes) par Guérin-Méneville; jamais retrouvé depuis en France. — Existe en Espagne et en Algérie. S. -F. AMELINAE Petites espèces à pronotum plus court que les hanches antérieures; fémurs ant. à 4 épines discoïdales, tibias ant. avec 4 épines externes, 6-11 internes. G. AMELES BuRM. Yeux coniques, arrondis ou faiblement acuminés à l'apex; antennes fili- formes, longues chez les cf, courtes chez les Q . Pronotum à peine 2 fois aussi long que large. Abdomen cylindrique chez les cf , élargi chez les 9 i plaque suranale triangulaire, longue, cerques très courts. Elytres et ailes bien déve- loppés cf, très abrégés Q. A. decolor (Charp.) — Kirby 190k, p. 230; Azam 1901, p. 21; Houlbert 1900, p. 16; FiNOT 1890, p. 89. L. 20-25; jor. 4,5-5,5; larg.pr. 2,4-2,8; él. çj* 17-23, 9 5-6. — Grêle; testacé ou brun; yeux bien arrondis, çf élytres et ailes enfumés avec une bande blanche au bord ant. de l'élytre, abdomen très grêle. 9 élytres bruns, très courts; ailes également très abrégées, à partie ant. brun testacé, champ anal violacé ; abdomen un peu dilaté au milieu. Oothèque de 10 mm. de longueur environ, présentant en coupe une forme triangulaire à côtés bombés, terminée par une sorte d'éperon. — J. semblant éclore au printemps. Sur les buissons, dans les herbes; endroits incultes. Juillet à septembre. Assez commun. Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Drôme, Vaucluse, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales. — Europe méridionale, Afrique du Nord. A. abjecta (Cyr.). — Kirby 190k, p. 229; Azam 1901, p. 21. — A. spal- lanziana Houlbert 1900, p. 16, fig. 47, 47 bis; Finot 1890, p. 90, pi. 3, fig. 52. ORTHOPTÈRES. MAXTIDAE 37 L. cf 22-23, 9 17-26; jor. (j< 4,5-5, 9 5-8; larg. pr. c? 2,6-3, 9 3-5; él. (^ 18-25, 95. — c? grêle, testacéou brunâtre, rarement vert; élytreset ailes bien développés, les ailes transparentes, élytres de la couleur du corps avec le bord antérieur blanc opaque. 9 ^ abdomen très élargi au milieu, variant du vert au brun; élytres et ailes très raccourcis, les pre- miers de la couleur du corps, les secondes à champ ant. roux, champ post. violacé, un peu métallique. /. sautant avec facilité, se rencontrant dès le mois de septembre et passant tout l'hiver en activité, sur les buissons et dans les herbes. Adulte de très bonne heure, dès le mois de juin. Endroits secs et chauds, sur les Cistes et les arbustes. Juin à août. Assez rare. Corse, Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône. — Europe méridionale, Afrique du Nord, sud-ouest de l'Asie. G. YERSINIA Sauss. Yeux coniques. Élytres et ailes abrégés dans les deux sexes. Y. brevipennis (Yers.). — Azam 1901, p. 21. — Pseudoyersinia brevi- pennis Kirby 190k,p. 231. — Ameles brevipennis Houlbert 1900, p. 16; FiNOT 1890, p. 90. — Nantis brevipennis] Yersin 1860, p. 511, pi. 10, fig. 36-40. L. 24-25. — Testacé ou brun clair. Yeux terminés par une pointe aiguë. Pronotum un peu dilaté antérieurement, près du milieu, plus étroit en arrière qu'en avant. Elytres atteignant, dans les deux sexes, l'apex du métanotum, brunâtres avec une bande étroite blanc opaque au bord anté- rieur; ailes transparentes chez le cf , brun jaunâtre chez la 9 • Abdomen à bords parallèles dans les deux sexes; plaque suranale petite, triangu- laire; cerques aussi longs que la plaque sous-génitale. Pattes interm. et post. très pubescentes, surtout chez la 9 (d'après Yersin). Var : Hyères ; 1 cf et 1 Q trouvés par Yersin ; n'a jamais été retrouvé. S. -F. MANTINAE Pronotum au moins aussi long que les hanches ant. Fémurs ant. armés de 4 épines discoïdales et de 4 externes sans compter la géniculaire. G. MANTIS L. Pronotum peu dilaté au-dessus des hanches ant. lesquelles sont maculées ou calleuses à la face interne : sillon unguiculaire des fémurs ant. placé au milieu; fémurs interm. et post. inermes à l'apex. Plaque suranale triangulaire» transversale. 38 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES M. religiosa L. — Kirby 1904, p. 250; Azam 1901, p. 21 ; Houlbert 1900, p. 16, fig. 45; FiNOT 1890, p. 87, pi. 3, fig. 50. L. (^ 42-61, 9 48-75 ;;?7'. ç^ 11-18, 9 14-23; éL cf 28-35, 9 31-48. — Vert, jaune, testacé ou brun. Hanches ant. granuleuses à la face interne avec, à la base, une tache noire ou un ocelle blanc et noir. Oothèque large, avec une zone médiane longitudinale claire, formée de lamelles imbriquées qui permettent aux jeunes de sortir; la 9 pond 2 ou 3 oothèques en septembre et octobre. Les jeunes éclosent en mai et sont tous verts dans les premiers stades. A terre ou sur les petits buissons dans les endroits bien ensoleillés. Août à novembre. Commun dans le midi ; de plus en plus rare en remontant vers le nord où la forme brune paraît exceptionnelle. Toute la France sauf quelques départements où on le trouvera peut-être : Nord, Aisne, Oise, Eure, Calvados, Orne, Manche, Côtes-du-Nord, Finistère Haute-Savoie, Hautes-Alpes. Aux environs de Paris, très localisé dans les régions de Fontainebleau et d'Etampes. — Europe centrale et méridionale, Afrique du Nord, Asie. S.-F. PHOTININAE Fémurs ant. armés de 3 ou 4 épines discoïdales et de 5 ou 6 externes sans compter la géniculaire. G. IRIS Sauss. Pronotum 3 fois plus long que large, peu dilaté aux épaules. Elytres et ailes bien développés dans les deux sexes mais un peu plus courts chez les 9 que chez les cf ; ailes ornées de couleurs vives. Hanches ant. dentées aux bords sup. et inf. ; fémurs ant. avec 5 épines externes et 4 discoïdales disposées en ligne courbe; fémurs inter m. et post. avec une très petite épine apicale. Plaque suranale longue dans les deux sexes, triangulaire chez le cf > ovale chez la Q . I. oratoria (L.). — Kirby 190k, p. 260; Azam 1901, p. 22; Houlbert 1900, p. 16, fig. 46; Finot 1890, p. 88, pi. 3, fig. 51. L. çf 28-37, 9 32-47 ; pr. ç^ 8-11,5 9 11-16 ; él. ç^ 22-30, 9 15-22. —Vert ou brun ; ailes ornées de jaune clair, de rouge brique et d'une grande tache basale d'un bleu noir. Oothèque très allongée, presque triangulaire en coupe, d'un brun foncé sur les côtés, avec une bande médiane plus claire. Sur les arbustes, endroits chauds et un peu humides; le cf vole la nuit et vient aux lumières. Août et septembre. Assez commun. Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales, Drôme, Lozère. — Europe méridionale, Afrique du Nord, sud-ouest de l'Asie. ORTHOPTÈRES. — MANTIDAE 39 S.-F. FISCHERIINAE V Corps plus ou moins grêle, tête généralement large; pronotum au moins aussi long que les hanches ant. Fémurs ant. avec 3-4 discoïdales et 4-5 épines externes; fémurs post. armés en dessous de très petites épines. G. GEOMANTIS Pant. Aptère. Pronotum granuleux et caréné. Hanches ant. armées de petites épines au bord supérieur; fémurs ant. avec 4 discoïdales et 4 épines externes; fémurs interm. et post. munis d'une série de très petites épines à la face inf. et armés d'une géniculaire; tarses à premier article très long. Abdomen à bords paral- lèles; cerques courts. G. larvoïdes Pant. — Kirby i90k, p. 224; Azam 1901, p. 20. L. c? 21, Ç 24; pr. çf ^,3, Q 5. — Grisâtre ou brun ferrugineux, tacheté de brun, ç^ très grêle, presque lisse, la partie dorsale du corps plus foncée que les côtés; plaque suranale assez allongée, triangulaire. 9 un peu plus épaisse et plus rugueuse, la bande foncée dorsale généralement sub- divisée; plaque suranale courte, transverse, arrondie à l'apex. A terre où il court très agilement, dans les endroits très chauds. Ne s'é- loigne pas du littoral méditerranéen. Août, septembre. Assez rare. Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, — Espagne, Turquie. S.-F. EMPUSINAE Vertex prolongé en un appendice conique; abdomen lobé. Epines de la face interne des fémurs ant. disposées alternativement 1 grande et 3 petites. G. EMPUSA III. Antennes du cf pectinées. Hanches ant. lobées à l'apex ainsi que les fémurs interm. et post. Abdomen dilaté près de l'apex, à segments lobés. E. egena Charp. — Kirby 1904, p. 311; Azam 1901, p. 22; Houlbert 1900, p. 14, fig. 44; Finot 1890, p. 91, pi. 3, fig. 53. L. (^ 47-60, 9 54-67 ; pr. (f 20-24, 9 23-26 ; él. c? 35-44, 9 34-39. — Vert ou testacé; prolongement du vertex cylindrique d'abord, muni ensuite, de chaque côté, de lobes foliacés étroits, acuminé à l'apex. Pro- notum grêle, à dilatation humérale faible. Élytres d'un vert très pâle; ailes transparentes, rembrunies vers l'apex. 40 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈrES Oothèque très petite, rappelant celle de VAnieles mais terminée par un prolongement filiforme. Éclosion des jeunes en septembre; leur forme est très caractéristique, l'abdomen lobé étant toujours relevé; on les désigne sous le nom de « diablotins » ; ils se rencontrent tout l'hiver pendant les belles journées. Endroits chauds et un peu humides. Semble plutôt nocturne; les deux sexes volent facilement et viennent aux lumières. Mai à juillet. Assez rare. Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Drôme, Rhône, Gard, Lozère, Aveyron, Hérault, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Hautes- Pyrénées, Lot-et-Garonne, Gironde, Charente- Inférieure, île d'Oléron. — Europe méridionale, Afrique du Nord, sud-ouest de l'Asiq. S.-O. ENSIFERES Groupe bien défini par plusieurs caractères très importants, très nets et répandus d'une façon très générale. L'abdomen est terminé par des cerques assez longs mais uniarticulés, les antennes sont extrêmement longues, filiformes; chez les Ç, il existe un oviscapte très développé, dépassant longuement la plaque sous-génitale (exceptionnellement et par suite d'atrophie secondaire abrégé ou même caché sous celle-ci) ; chez les cf, l'organe copulateur est symétrique, partiellement sclérifié, et une partie de l'élytre est modifiée pour former un organe stridulant ; corréla- tivement, il existe presque toujours des organes auditifs situés dans les tibias antérieurs. L'accouplement s'effectue au moyen d'un spermatophore simple ou complexe ; la ponte est variable mais les œufs ne sont pas agglutinés ni contenus dans une oothèque; [ils sont pondus au moyen de l'oviscapte soit dans la terre, soit dans les plantes. Tableau des familles. 1, Tarses de 4 articles. Cerques assez courts, rigides (exceptionnel- lement longs et flexibles), plus grands chez le (^ que chez la 9 et de forme différente. Elytres à champ anal seul différencié en organe stridulant chez le (^ ; plaque sous-génitale ç^ portant 2 styles; organe copulateur formé de valves membraneuses auquel s'ajoutent fréquemment deux pièces sclérifiées paires (épiphalle ou titillateurs) ;] 9 oviscapte formé de 6 valves dont 2 internes F. Phasgonuridae (p. 41) — Tarses de 3 articles. Cerques semblables dans les deux sexes, ORTHOPTERES. — PHASGONURIDAE longs et flexibles. Élytrcs à champ latéral rabattu le long du corps, champ dorsal plat, comprenant le champ anal et le champ discoïdal, tous deux entièrement différenciés chez les c? ; plaque sous-génitale cf sans styles; organe copulateur avec toute la partie supérieure sclérifiée ; 9 oviscapte formé de 4 valves seule- ment, très long, présentant un corps grêle et des valvules apicales de forme très variable F. Gryllidae (p. 92) F. PHASGONURIDAE [Tettigoniidae'] Tête globuleuse; vertex aminci et un peu prolongé entre les antennes en un rostre frontal; ocelles indistincts; antennes filiformes, généralement plus 77?-, k-. d. rrte- •x-.- ~y>' 67. FiG. 67. — Schéma de la nervation de l'élytre et de l'aile chez les Phasgonurides Ç. Nervures : m, médiastine, h, humérale, me, médiane, rf, discoïdale, u, ulnaire, a, anale, x, axillaires; — Fig. 68. — Partie basale, différenciée en organe stridulant, de l'élytre du cf (élytre gauche). Nervures : u, ulnaire, a, anale, .-r, axillaires'; s, spéculum ou miroir. longues que le corps, composées d'un grand nombre d'articles peu distincts. Pronotum arrondi ou faiblement caréné au milieu, présentant des lobes laté- raux insérés à angle aigu ou arrondi, sans sillons transversaux. Abdomen ter- miné par des cerques variables, uniarticulés, rarement longs et flexibles; cf 9 sternites dont le dernier forme la plaque sous-génitale portant 2 styles, pièces génitales symétriques, présentant généralement un épiphalle sclérifié; 9 7 sternites, plus une petite plaque sous-génitale; oviscapte de 6 valves, gêné- 42 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES ralement très long-. Pattes longues ; tibias antérieurs portant des tympans audi- tifs; fémurs postérieurs, propres au saut, à partie basale renflée; tarses à 4 articles. Organes du vol bien développés ou abrégés, rarement nuls. Nervation des élytres semblable dans les deux sexes (67) sauf dans le champ anal; inédiasdne et humérale souvent peu visibles, médiane plus ou moins accolée à la discoï- dale à la base, discoïdale très marquée, généralement au milieu de l'élytre, ulnaire longue et ramifiée; Q, veine anale simple, axillaires peu nettes et non différenciées; çf champ anal différencié en organe stridulant (68), l'élytre gauche, recouvrant toujours le droit, à veines axillaires épaissies, formant une veine stridulante (archet), dentelée en dessous; une nervure supplémentaire se détache de celle-ci, limitant un petit tympan; élytre droit à nervures semblables, mais moins épaisses, le tympan transparent, brillant. Ailes plissées en éventail sauf le champ antérieur ; nervures médiastine et humérale simples, médiane et discoïdale généralement ramifiées, ulnaire et anale souvent confondues, simples; axillaires rayonnantes. Régime variable, le plus souvent végétal mais fréquemment aussi carnassier. Accouplement au moyen d'un spermatophore complexe. Ponte isolée, en terre ou dans les plantes. Chant très variable, produit par le frottement de la nervure épaissie de l'élytre gauche sur la partie correspondante de l'élytre droit. . Jeunes différant souvent un peu des adultes par la coloration, subissant en moyenne 6 mues. 21 sous-familles dont 8 représentées en France. Tableau des espèces 1. Tarses longs et grêles, comprinaés (69); palpes maxillaires de 6 articles (70) ou à 5 articles dont le dernier beaucoup plus long que le précédent; cerques longs, flexibles, garnis de longues soies; tibias antérieurs dépourvus de tympans; tous les appen- dices (palpes, antennes, pattes, cerques) extrêmement longs. Aptères, cavernicoles ou importés dans les serres S. -F. Rhaphidophorinsie (VII) — Tarses déprimés, moins allongés (71); palpes maxillaires de 5 articles (72) ; appendices relativement beaucoup plus courts ; cerques rigides; tibias antérieurs pourvus de tympans. Elytres plus ou moins développés mais très rarement complètement nuls 2 2. Tibias postérieurs armés d'une épine apicale au bord supéro- externe (73) 4 — Tibias postérieurs sans épine apicale au bord supéro-externe (74). 3 3. Tibias antérieurs armés d'une épine apicale supéro-externe (75); tête globuleuse ; antennes insérées près de l'angle inférieur des yeux, plus près du clypéus que du sommet de la tête (76) ; corps ORTHOPTÈRES. — PHASGONURIDAE 43 FiG. 69 à 78. — 69. Dolichopoda azami, tarse, X 7, — 70. id., palpe maxillaire, X 7. — 71. Leptophyes punctatissim^, tarse, x 14. — 72. Teftigonia vernicivora, palpe maxillaire, x 7. — 73. id., apex du tibia post., face externe, x 14. — 74. Urome- nus rugosicoUls, apex du tibia post., face externe, x 14. — 75. id., apex du tibia ant., face externe, x 14. — 76. id., profil de la tète, X 4. — 77. Saga edo, apex du tibia ant., face externe, x 7. — 78. id., profil de la tête, x 3. épais et lourd; fémurs antérieurs inermes; élytres squamiformes et arrondis dans les deux sexes . . S.-F. EphijppigerinPM (VI) — Tibias antérieurs sans épine apicale supéro-externe (77); tête allongée; antennes insérées entre les yeux, plus près du som- met de la tête que du clypéus (78) ; corps très allongé ; fémurs antérieurs et intermédiaires armés de fortes épines; élytres 9 nuls S.-F. Saginae [Saga pedo, p. 177] 4. Tarses à art. 1 et 2 lisses sur les côtés (79). S.-F. Phaneropterinae (I) — Tarses à art. 1 et 2 sillonnés sur les côtés (80) 5 5. Tympans des tibias antérieurs ouverts, ovales (81) S.-F. Meconeminae (II) — Tympans des tibias antérieurs refermés en forme de fente longi- tudinale (82) 6 6. Tibias antérieurs armés d'une épine apicale supéro-externe (83). 7 — Tibias antérieurs sans épine apicale supéro-externe (84). ... 8 44 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES 7 , Premier article des tarses postérieurs avec une plantule libre en dessous (85) . . . • S. -F. Decticinae (V) — Premier article des tarses postérieurs sans plantule libre en dessous (86) S. -F. Phasgonurinae (IV) 8. Fémurs inermes en dessous ou les postérieurs seulement armés de très petites épines, rostre frontal très étroit, comprimé (87) ; petites espèces (12-18 mm.). • • . S. -F. Conocephalinae (Ili) — Fémurs armés d'épines en dessous; grande espèce (20-30 mm.), rostre frontal large, prolongé entre les antennes (88) . . . . S. -F. Copiphorinae [Homorocoryphus jiitidulus, p. 75] 1. Phaneropterinae 1. Hanches antérieures armées d'une épine (89); bord postérieur du pronotum formant au niveau de l'épaule un angle rentrant très prononcé (90) ; élytres et ailes bien développés, ces dernières plus longues que les élytres 2 — Hanches antérieures mutiques (91) ; bord postérieur du pronotum ne formant pas un angle rentrant à l'épaule (92) ; organes du vol SO. 79. SJ. 82. FiG. 79 à 87. — 79. Tarse interm. de Phaneroptera quadripunctata, x 12. — 80. Tarse interm. de TeUigonia verrucivora, x 7. — 81. Meconema thalassina, tympan du tibia ant., x 14. — 82. T. verrucivora, tympan du tibia ant., x 7. — 83. id., apex 5 du tibia ant., face externe, x 12. — 84. Homorocoryphus nUidulus, apex du tibia ant., face externe, x 7. — 85. T. verrucivora, premiers articles du tarse post., x 7. — b6. Phasgonura viridissima, premiers articles du tarse post., x 7. ^ 87. Conoce- phalus fuscus, rostre frontal, x 7. ORTHOPTERES. PHASGONURIDAE 4b 89 SS. FiG. 88 à 101. — 88. Homorocoryphus nitidulus, rostre frontal, x 7. — 89. Phane- roptera falcata, hanche ant., x 14. — 90. id., profil du pronotum, x 7. — 91. Iso- phya pyrenaca, hanche ant., x 7. — 92. id., profil du pronotum, x 4. — 93. P. fal- cata, plaque sous-génitale cf, x 7. —94. id., cerque gauche cf, vu latéralement, x 7. — 95. id., oviscapte, x 6. — 96. P. quadripunctata, profil du pronotum, x 7. — 97. id.. plaque sous-génitale cf ? x 7. — 98. id., cerque gauche cf, x 7. — 99. id., ovi- scapte, X 6. — 100. id., valve anale sup. cf, X M. — 101. P. nana, valve anale sup. Çf, X 14. très abrégés dans les deux sexes, ne dépassant pas la longueur du pronotum 5 Tympans des tibias antérieurs ouverts, ovales, ces tibias mutiques en dessus sauf l'épine apicale externe ; fémurs postérieurs ne dé- passant pas l'apex des élytres 3 Tympans des tibias antérieurs en forme de fente longitudinale, ces tibias armés en dessus de 7-8 petites épines externes et 4-5 internes; pattes beaucoup plus longues, les fémurs postérieurs atteignant presque l'apex des ailes . . Tylopsis thymifolia (p. 67) Lobes latéraux du pronotum un peu plus longs que hauts (90) : çf plaque sous-génitale élargie dans sa partie apicale 93): cerques un peu épaissis et comprimés dans la moitié apicale (94) 9 oviscapte à courbure subanguleuse (95). Phaneroptera falcata (p. 68) 46 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES — Lobes latéraux du pronotum aussi longs ou un peu moins longs que hauts (96); (^ plaque sous-génitale étroite à l'apex (97), cerques grêles, non épaissis dans la moitié apicale (98) ; 9 ovi- scapte à courbure plus régulière (99) 4 4. Lobes latéraux du pronotum un peu plus hauts que longs ; élytres dépassant l'apex des fémurs postérieurs; (^ valve anale supé- rieure subtriangulaire (100); 9 oviscapte à valves supérieures fortement dentées Phaneroptera quadripunctata (p. 68) — Lobes latéraux du pronotum aussi hauts que longs ; élytres attei- gnant à peine l'apex des fémurs postérieurs ; (^ valve anale supé- rieure oblongue (101); 9 oviscapte à bords très finement den- tés *Phaneroptera nana (p. 69) 5. Rostre frontal beaucoup plus large que le l^"" art. des antennes (102); méso- et métasternum lobés en arrière, couvrant les fo- J0.9. J07 no. FiG. 102 à 112. — 102. Orphania denticauda, rostre frontal, x 6. — 103. Barbitistes berenguieri, rostre frontal, x 7. — 104. 0. denticaiida, plaque sous-génitale et cer- ques cf , X 4. — 105. id., plaque sous-génitale Ç, x 7. — 106. 0. scutata, rostre frontal, x 6. — 107. id., plaque sous-génitale et cerques cf , x 4. — 108. id., plaque sous-génitale 9- X "• — 109- B. berenguieri, extrémité de l'oviscapte, x 14. — 110. Isophya pyrenaea, plaque sous-génitale et cerques cf , x 6. — 111. Leplophyes punctalissima, extrémité de l'oviscapte, x 14. — 112. id., plaque sous-génitale et cer- ques cf , X 7. ORTHOPTERES. PHASGONURIDAE 47 véoles correspondantes ; pronotum à sillon transversal placé en avant du milieu, cintré postérieurement chez le c5^ S — Rostre frontal plus étroit que le l*"" art. des antennes, sillonné (103) ; méso- et raétasternum tronqués en arrière, découvrant les fovéoles ; pronotum tronqué postérieurement, à sillon trans- versal peu visible, situé après le milieu 7 6. Rostre frontal trois fois aussi large que le 1" art. des antennes, faiblement impressionné en dessus (102); antennes unicolores ; pronotum à bord postérieur droit ; fémurs postérieurs inermes ou armés en dessous de 3-5 petites épines sur chaque bord ; (^ plaque sous-génitale allongée, longuement prolongée en une lame étroite dépassant les cerques, ceux-ci cylindriques, assez régulièrement courbés depuis la base (104) ; 9 plaque sous-gé- nitale arrondie au sommet (105), oviscapte à peine rétréci après le milieu. . Orphania denticauda (p. 71) — Rostre frontal à peine 2 fois aussi large que le l^"" art. des an- tennes, bien rétréci en arrière, sillonné en dessus (106) ; anten- nes annelées de noir; fémurs postérieurs armés en dessous de 7-9 épines sur chaque bord; (f pronotum à bord postérieur bien arrondi, plaque sous-génitale courte, dépassée par les cer- ques qui sont épais, aplatis, faiblement courbés (107); 9 Pla- que sous-génitale subaiguë à l'apex (108), oviscapte plus grêle, bien rétréci après le milieu Orphania scutata (p. 72) 7. Oviscapte à bord inférieur droit ou faiblement convexe, bord supérieur concave, partie apicale très fortement dentée (109) ; (f plaque sous-génitale courte ou faiblement prolongée et à peine rétrécie à l'apex (110) 8 — Oviscapte mince et très comprimé, à bord supérieur presque droit, bord inférieur convexe, partie apicale très finement den- ticulée (111) ; c? plaque sous-génitale prolongée au delà des cerques et rétrécie vers l'apex (112) [G. Leptophyes]. . . . 12 8. Elytre gauche (^ avec la nervure axillaire à peine marquée (113) ; cerques c? bien courbés et croisés en arrière de la plaque sous- génitale (114) ; 9 oviscapte à bord inférieur droit jusqu'au tiers apical (115) [G. Barbitistes] 9 — Elytre gauche (^ à nervure axillaire bien nette (116) ; cerques c^ recourbés seulement vers l'apex et croisés sur la plaque sous- génitale (110) ; 9 oviscapte à bord inférieur courbé sur toute sa longueur (118) Isophya pyrenaea(p. 70) 9. Plaque sous-génitale çj- sans crête saillante (119) ; couleur verte avec 2 bandes jaunes s'étendant de la tête à l'extrémité de l'ab- domen 10 — Plaque sous-génitale ç^ avec une crête longitudinale saillante (114] ; couleur verte ou noirâtre, sans bandes jaunes sur l'abdomen. 1 1 48 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES 115. JI9. 116. 118 FiG. 13 à 1211. —113. Barhitîsf es berenguieri, élytre gauche, x 5. — 114. id., plaque sous- génitale et cerques cT» X '6- — 115. la., oviscapte, x 4. — 116. Isophya pyrenaea, élytre gauche, x 5. — 117. Leptophyes laticauda, plaque sous-génitale et cerques, cf , X 7. - 118. /. pyrenaea, oviscapte, x 4. — 119. B. serricauda, plaque sous-génitale et cerques çf, x 6. — 120. L. laticauda, oviscapte, x 4. — 121. L. punctatissima, oviscapte, x 4. 10. Cerques c? pointus à l'apex Barbitistes serricauda (p. 70) — Cerques (^ obtus à l'apex Barbitistes obtusus (p. 71) 11. Couleur vert mat, ponctué de petites taches noires ; élytres 9 bien arrondis au sommet; adulte en août.. Barbitistes fischeri (p. 71) — Couleur d'un vert foncé luisant, à taches noires confluentes, envahissant plus ou moins complètement le thorax et l'abdo- men qui sont assez souvent entièrement noirs; élytres 9 ^^ peu tronqués au sommet; adulte en juin. Barbitistes berenguieri (p. 71) 12. Taille plus grande (17-20 mm.) ; abdomen avec une bande mé- diane brun rougeâtre ; (^ cerques obtus à l'apex, plaque sous- génitale courte, très large à la base, à bord apical étroit, sub- émarginé (117) ; oviscapte 3 fois aussi long que le pronotum (120). . . • • • Leptophyes laticauda (p. 69) — Taille plus petite (12-16 mm.) ; abdomen sans bande mé- diane rougeâtre ; (^ cerques aigus à l'apex, plaque sous-génitale ORTHOPTERES. — PHASGONURIDAE 49 longue, à bord apical droit (112) ; oviscapte à peine 2 fois aussi long que le pronotum (121). . . Leptophyes punctatissima (p. 69) 12^ 125 J23 127 FiG. 122 à 129. — 122. Meconema ihalassina, profil du pronotum, X 7. — 123. id., hanche ant., x 11. — 124. /d., oviscapte, x 7. — 125. Cyrlaspis variopicta, profil du'pronotum, x 1. — 126. id., hanche ant., x 7. — 127. id., oviscapte, x 4. — 128. M. thalassina, plaque sous-génitale Q, x 11. — 129. M. méridionale, profil du pro- notum et élytre, X 7 (d'après Yersin). IL Meeoneminae 1 . Pronotum court, ne dépassant pas le mésonotum (122) ; hanches antérieures armées d'une très courte épine (123) ; élytres bien développés ou abrégés mais non cachés par le pronotum. Ovi- scapte à bords lisses (124). . . . • 2 — Pronotum prolongé par dessus le mésonotum et les élytres qui sont entièrement cachés (125) ; hanches antérieures armées d'une forte épine (126). Oviscapte denté à l'apex; 1^ sternite abdominal de la Ç bituberculé (127). . Cyrtaspis variopicta (p. 73) 2. Elytres et ailes atteignant l'apex de Fabdonem ; pronotum ca- réné dans sa partie postérieure ; plaque sous-génitale $ trian- gulaire, prolongée en une petite lame à l'apex (128). . . . Meconema thalassina (p. 72) — Elytres lobiformes (129': ailes nulles; pronotum lisse; plaque sous-génitale 9 triangulaire, tronquée à l'apex Meconema méridionale (p. 73) 50 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTERES III. Conoeephalinae i , Prosternum armé de 2 épines ; lobes latéraux du pronotum avec le bord postérieur arrondi et précédé d'une callosité convexe, ovale (i30) ; cerques cf dentés à la face interne vers le tiers apical (131) ; 9 oviscapte à valves très finement denticulées. . 2 — Prosternum inerme ; lobes latéraux du pronotum à bord postérieur presque droit, callosité étroite, à peine visible (132) ; c? cerques dentés à la face interne près de la base (133), 9 oviscapte très droit, à bords entièrement lisses (134) Conocephalus (s. str.) conocephalus(p.74) 2. Élytres et ailes plus longs que l'abdomen; (^ a 10* tergite échan- cré très légèrement au sommet, cerques cylindriques, armés d'une dent peu épaisse, plus courte que la partie apicale du cerque (131) ; 9 ^ oviscapte presque droit (135) Conocephalus (Xiphidion) fuscus (p. 73) — Élytres et ailes plus courts que l'abdomen; ç^ à 10® tergite très étroitement échancré, formant 2 petites pointes, cerques un peu aplatis, armés d'une dent épaisse égalant la partie apicale du cerque (136); 9 à oviscapte bien courbé (137) Conocephalus (Xiphidion) dorsalis (p. 74) jse. J37. J5^. FiG. 130 à 137. — 130. Conocephalus fuscus, profil du pronotum, x 7. — 131. id., 10» tergite et cerques cf, X 7. — 132. C. conocephalus, profil du pronotum. x 7. — 133^^ ici, 10^ tergite et cerques cf, x 7. — 134. id., oviscapte, x 5. — 135. C. fuscus, oviscapte, x 5. — 136. C. dorsalis, 10° tergite et cerques cf, x 7. — 137. id., 'ovi- scapte, X 5. ORTHOPTERES. PHASGONURIDAE 51 IV. Phasgonurinae i . Elytres et ailes beaucoup plus longs que les fémurs posté- rieurs; (f tympan occupant à peine le 6* basai de l'élytre; 9 oviscapte légèrement courbé vers le bas, atteignant l'apex des élytres Phasgonura viridissima (p. 76) — Elytres et ailes dépassant à peine les fémurs postérieurs; ç^ tympan occupant plus du quart basai de l'élytre : 9 oviscapte droit, dépassant l'apex des élytres de presque toute sa lon- gueur Phasgonura cantans (p. 76) /^^. J3Ô. 7^3 I^J. FiG. 138 à 145. — 138. Prosternum de Thyreonotus corsicus, x 7. — 139. Proster- num de Metrioptera sepium, x 7. — 140. Antaxius pedestris, dessous de l'extrémité du tibia post., x II. — 141. Anonconotus alpinus, dessous de l'extrémité du tibia post.,xl4. — 1^2. Rhacocleis germante», premiers articles du tarse post., x 14. — 143. ici., 10" tergrite et cerques cf, x 7. — 144. id., plaque sous-génitale 9) x 14. — 145. .4. alpinus, premiers articles du tarse post., x 14. V. Deeticinsbe 1 . Prosternum armé de 2 épines (138) 2 — Prosternum inerme (139) 8 2. Tibias postérieurs armés en dessous de 2 éperons apicaux (140). 3 — Tibias postérieurs armés en dessous de 4 éperons apicaux dont les 2 médians très courts (141) 7 3. Plantules libres des tarses postérieurs égales au métatarse (142) ; (^ cerques coniques, courbés en dedans vers l'apex (143), élytres atteignant l'extrémité du l'^'" segment abdominal ; 9 plaque 52 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES sous-génitale triangulaire, très légèrement échancrée à l'apex (144), élytres dépassant à peine le pronotum Rhacocleis germanica (p. 78) — Plantules libres des tarses postérieurs bien plus courtes que le métatarse (145) ; c? cerques déprimés en forme de lame dentée (146-148) ; 9 plaque sous-génitale nettement échancrée à l'apex (150-153) 4 4. Pronotum subanguleux et fortement prolongé en arrière, cachant complètement les élytres dans les deux sexes (154) ; ç^ cerques à bords presque parallèles jusqu'à la dent interne (146) ; 9 V^^' que sous-génitale à échancrure apicale arrondie, et présentant 2 petites carènes ondulées (149). . . Thyreonotus corsicus (p. 79) — Pronotum un peu tronqué et moins fortement prolongé en arrière, laissant dépasser plus ou moins les élytres (155) ; çf 1^6 J6G. J52 1^7 FiG. 146 à 156. — 146. Thyreonotus corsicus, 10^ tergite et cerques cf , x 7. — 147. Antaxius pedestris, cerque gauche cf, X 14. — 148. A. sorrezensis, cerque droit cf, X 14. — 149. T. corsicus, plaque sous-génitale Q, x 7. — 150. A. pedestris, plaque sous-génitale 9, x 7. — 151. .4. hispanicus, cerque gauche cf, X 14. — 152. id., plaque sous-génitale 9, x 7. — 153. A. sorrezensis, plaque sous-génitale 9, x 7. — 154. T. corsicus, profil du pronotum, x 3. — 155. A. hispanicus, profil du pronotum, X 4. — 156. .4. pedestris, profil du pronotum, x 4. ORTHOPTÈRES. PHASGONURIDAE 5S cerques à bords non parallèles (147-151) ; 9 plaque sous- génitale à échancrure apicale triangulaire (150-153) [G. il/îtoa7M5]. . . 5 6. Pronotum tronqué droit en arrière, à lobes latéraux une fois et demie aussi longs que larges (155) ; (^ élytres découverts depuis la 2" nervure axillaire, cerques à bord interne légèrement con- cave (148-151); 9 élytres bien découverts, plaque sous-génitale à échancrure triangulaire, lobes étroits (152-153) 6 — Pronotum un peu arrondi en arrière, à lobes latéraux presque deux fois aussi longs que larges (156) ; c? élytres couverts jus- qu'au delà des nervures axillaires, cerques à partie apicale cylin- drique, bord interne formant une grande lame triangulaire avant la dent (147); 9 élytres presque complètement cachés par le pronotum, plaque sous-génitale à échancrure profonde, lobes larges, arrondis (150) Antaxius pedestris (p. 78 6. Fémurs postérieurs inermes en dessous; (^ cerques à bord interne droit, partie apicale large, cylindrique (151) ; 9 plaque sous-génitale non carénée, à échancrure très peu profonde (152). Antaxius hispanicus (p. 79) - Fémurs postérieurs armés en dessous de petites épines en nombre très variable (2 à 8 sur chaque bord) ; (^ cerques à partie apicale triangulaire comme la dent, bord interne concave (148); 9 plaque sous-génitale carénée, à échancrure profonde (153) Antaxius sorrezensis (p. 78) 7. Élytres et ailes bien développés, épines du prosternum très longues ; plantules libres des tarses postérieurs plus longues que la moitié du métatarse; (^ cerques triangulaires, dentés à la face interne, très près de la base (157); 9 oviscapte un peu incurvé vers le bas, tronqué obliquement à l'apex (158). . . . Gampsocleis glabra (p. 79) — Élytres squamiformes, ailes nulles ; épines du prosternum très courtes ; plantules libres des tarses postérieurs n'atteignant pas la moitié du métatarse (145) ; çf cerques cylindriques, recourbés en dedans, aigus à l'apex (159); 9 oviscapte courbé vers le haut (160) , Anonconotus alpinus (p.80) 8. Pronotum très grossièrement ponctué sur le disque; caractères de l'espèce précédente. . . . Anonconotus apenninigenus (p. 80) — Pronotum lisse sur le disque , . . . . 9 9. Tibias postérieurs armés en dessous de 2 éperons apicaux (140) ; plantules libres des tarses postérieurs aussi longues que le. métatarse; élytres squamiformes, presque semblables dans les deux sexes; (^ cerques assez longs, cylindriques (161) ; 9 plaque sous-génitale grande, triangulaire, échancrée à l'apex (162). Anterastes raymondi (p. 81) — Tibias postérieurs armés en dessous de 4 éperons apicaux (141). 10 54 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTERES lÔit. 165. FiG. 157 à 166. — 157. Gampsocleis glahra, 10° tergite et cerques, cf x 7. — 158. id.y A, oviscapte, x 3, B, extrémité de l'oviscapte, x 12. — 159. Anonconotus alpinus, plaque sous-génitale et cerques cf , x 7. — 160. id., oviscapte, x 3. — 161. Ante- rasles raymondi, plaque sous-génitale et cerques çy, x 9. — 162. id., plaque sous- génitale 9, X 11. — 163. Pholidoptera chabrieri, plaque sous-génitale cf x 7. — 164. id., plaque sous-génitale 9, x 7. — 165. P. griseoaptera, 10° tergite et cerques cf, X 166. id., oviscapte, x 4. 10. Pronotum arrondi ou un peu déprimé sur le disque, sans carène médiane longitudinale bien nette [G. -PAo// fémurs postérieurs inermes en dessous ; c? 10" tergite et plaque ORTHOPTERES. PHASGONURIDAE 55 sous-génitale non dentés; 9 plaque sous-génitale faiblement échancrée, à lobes arrondis (172) Î2 12. Pronotum à lobes latéraux uniformément grisâtres; c? cerques subtriangulaires, dentés à la face interne, très près de la base (165) ; Ç oviscapte une fois et demie aussi long que le pronotum, un peu élargi au milieu (166). . . Pholidoptera griseoaptera(p.82) — Pronotum à lobes latéraux largement bordés de blanc ou jaune au bord postérieur; c? à cerques grêles, cylindriques (167-168); 9 oviscapte étroit, au moins 2 fois aussi long que le pronotum (170 et 173-174) 13 13. Bande blanche des lobes latéraux du pronotum s'étendant seule- ment le long du bord postérieur (169); çf 10« tergite un peu échancré au sommet, cerques épaissis à la base, jusqu'à la dent qui est située vers le quart proximal (167) ; 9 élytres visibles laté- ralement, plaque sous-génitale sans carène longitudinale bien nette, oviscapte presque droit (170). . . Pholidoptera aptera (p. 81) J72 J7J 175 FiG. 167 à 175. — 167. Pholidoptera aptera, 10" tergite et cerques cT, x 7. — 168. P. fal/ax, 10" tergite et cerques cf. x 7. — 169. P. aptera, profil du pronotum, x 4. _ 170. id., oviscapte, x 2. — 171. P. femorata, profil du pronotum, x 4. — 172. id., plaque sous-génitale Ç, x 7. — 173. P. fallax, oviscapte, x :!. —174. P. femo- rata, oviscapte, x 2. — 175. id., 10" tergite et cerques cf, x 7. 563 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES — Bande blanche des lobes latéraux du pronotum s'étendant jusqu'à Tangle antérieur (171) ; c5* cerques grêles, dentés vers le tiers proximal (168) ; 9 élytres entièrement cachés sous le pro- notum, plaque sous-génitale avec 2 rides élevées se réunissant en une carène longitudinale nette (172), oviscapte incurvé (173- 174) 14 14. Taille plus faible (14-20 mm.); cf 10" tergite fendu à l'apex, cerques dentés près du milieu (168) ; 9 7'' segment ventral sans tubercule, oviscapte court et bien courbé (173) Pholidoptera fallax (p. 82) — Taille plus forte (21-30 mm.); çf 10*^ tergite arrondi, sans fente apicale, cerques dentés plus loin du milieu (175) ; 9 7^ segment ventral avec un tubercule basai, oviscapte long, faiblement courbé (174) Pholidoptera femorata (p. 82) 15. Pronotum à carène longitudinale médiane marquée dans la -métazone seulement (176j ; tibias antérieurs avec 3 épines supéro- externes [G. Metj-ioptera], ÎS — Pronotum à carène longitudinale médiane bien marquée dans toute la longueur (177) ; tibias antérieurs avec 4 épines supéro- externes [G. Tettigonia] 28 16. Cerques (} dentés très près de l'apex (178-179); 9 oviscapte court et anguleux près de la base au bord supérieur (180), plaque sous-génitale à échancrure profonde, et lobes tronqués (181) ou très allongée, étroite et faiblement échancrée à l'apex (182). 17 — Cerques c? dentés vers le milieu ou le tiers apical (188-196); 9 oviscapte variable, plus régulièrement courbé (204), plaque sous-génitale à lobes arrondis ou triangulaires 18 17. Taille grande (20-26 mm.); çf W tergite abdominal largement échancré, à lobes peu allongés (183), titillateurs courbés à l'apex à angle droit, épineux au bord externe (184) ; 9 oviscapte très court (180), plaque sous-génitale à échancrure profonde, lobes tronqués, partie basale carénée longitudinalement (181). Metrioptera azami (p. 85) — Taille plus petite (16-17 mm.) ; (^ lO*' tergite abdominal à échan- crure plus étroite, lobes prolongés en forme de dent (185), titilla- teurs incurvés, lisses (186) ; 9 oviscapte relativement moins court, plaque sous-génitale étroite, triangulaire, faiblement échancrée à l'apex (182) Metrioptera bicolor (p. 85) 18. Cerques (^ courts et très élargis à la base, avec une très forte dent interne (187-188), titillateurs épais et droits (189-190); 9 plaque sous-génitale à lobes très longs et aigus (191-192). 19 — Cerques (^ plus longs, moins élargis à la base, à dent interne moins forte (196-197), titillateurs variables; 9 plaque sous- génitale à lobes arrondis ou triangulaires mais courts (198-201). 20 ORTHOPTERES. PHASGONURIDAE 57 77.9. y.s'i». 178^ FiG. 176 à 186. — 176. Melrioptera albopunctala, pronotum, x 4. — 177. Tetttgonia verrucivora, pronotum, x 3. — 178. 31. azami, cerque droit çf,x7. — 179. M. bi- color, cerque droit cf, x 7. — 180. M. azami, oviscapte, x 1. — 181. id., plaque sous- génitale 9, X 7. — 182. M. bicolor, plaque sous-génitale Q, x 7. — 183. M. azami, 10» tergite cf, x 7. — 184. id., titillateur droit, x 19. — 186. AL bicolor, 10° tergite Cf , X 7. — 186. ici., titillateur droit, x 19. 19. ç^ 10* tergite à échancrure triangulaire, à peine plus large que les lobes, cerques extrêmement courts, cachés en partie sous le 10* tergite, renflés à la base, avec une grande dent au-dessous du milieu (187), titillateurs grands, armés seulement de 2 petites dents près de l'apex (189) ; 9 plaque sous-génitale non carénée au milieu, ses lobes montant vers le bord supérieur de l'ovi- scapte (191) Metrioptera marqueti (p. 85) — (^ 10* tergite à échancrure très large, lobes dentiformes, cerques plus longs, à dent placée vers le milieu, très longue et un peu courbée (188), titillateurs plus petits, armés de 6 à 7 épines recourbées au bord externe (190) ; 9 plaque sous-génitale carénée au milieu, ses lobes dirigés vers l'apex de l'oviscapte (192) Metrioptera buyssoni (p. 85) 20. Espèces à élytres et ailes normalement courts, les premiers n'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen, les secondes plus ou 58 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES moins complètement abrégées (^); 9 plaque sous-génitale non sillonnée dans sa partie basale (198-201) 21 — Espèces à organes du vol dépassant toujours bien l'extrémité abdominale; coloration toujours grisâtre; 9 plaque sous-géni- tale à partie basale sillonnée longitudinalement, lobes arrondis (208-210) 24 21 . Lobes latéraux du pronotum très nettement bordés de blanc ; (^ 10^ tergite très peu échancré, cerques longs, dentés vers le tiers apical, titillateurs présentant une partie basale dilatée et garnie de fortes épines (193) ; 9 plaque sous-génitale transverse, à échancrure apicale large et peu profonde, lobes courts, 1^ ster- nite présentant un petit tubercule bifide, 6= sternite avec une gibbosité portant 2 petits tubercules (198). Metrioptera sepium (p. 86) /92. J90. J<3(H. J95. FiG. 187 à 195. — 187. M. marqueli, cerque droit cf. x 14. — 188. M. buyssoni, cer- que droit cf, x 14. — 189. M. marqueti, titillateur droit, x 19. — 190. M. buyssoni, titillateur droit, x 19. — 191. M. marqueti, ovi.scapte, x 5. — 192. M. buyssoni, ovi- scapte, X 5. —193. M. sepium, titillateur droit, x 19. — 194. M. roeseli, 10« tergite Cf, X 7. — 195. id., titillateur droit, x 19. 1. Il existe cependant chez la plupart des espèces de ce groupe des Individus, toujours très rares, à organes du vol complètement développés. ORTHOPTERES. — PHASGONURIDAE 59 J9ô. 205 J96. 20^.. ♦ FiG. 196 à 206. — 196. Metrioptera roeseli, cerque droit cf, x 14. — 197. M. abbreviata, cerque droit c5',x 14. — 198. M. sepium, derniers sternites abdominaux Q, X 7. — 199. M. roeseli, plaque sous-génitale 9, x 7. — 200. M. abbreviata, plaque sous-gé- nitale 9, X 7. — 201. M. brachyplera, plaque sous-génitale Q, x 7. — 202. M. roeseli, oviscapte, x 5. — 203. M. abbreviata, 10" tergite cf , x 7. — 204. M. bror chyptera, oviscapte, x .5. — 205. M. abbreviata, titillateur droit, x 19. — 206. M. bra- chyptera, titillateur droit, x 19. — Lobes latéraux du pronotum unicolores ou à bordure blanche peu nette et effacée en avant; c? lO*" tergite à échancrure bien marquée, lobes aigus, assez longs; 9 plaque sous-génitale plus longue que large, 6** et 7" sternites plans 22 22. (f cerques dentés vers le tiers apical (196), 10'^ tergite à échan- crure étroite, lobes rapprochés (194), titillateurs droits, bidentés à l'apex (195) ; 9 plaque sous-génitale à échancrure très pro- fonde, lobes étroits, subaigus à l'apex (199), partie basale carénée, oviscapte court, faiblement courbé (202) Metrioptera roeseli (p. 84) — C? cerques dentés au milieu (197), 10*= tergite à échancrure large, lobes écartés (203); 9 plaque sous-génitale à échancrure moins profonde, oviscapte plus long et plus régulièrement courbé (204) 23 23. (f plaque sous-génitale à bord postérieur très légèrement con- 6Q FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES 2J^. v/T 20Ô. 2JÔ. 216. Tic. 207 à 216. — 207. Melrioplera tessellala, titillateur droit, x 30. — 20S. id., der- niers sternites abdominaux Q, x 7. — 209. M. albopunctata titillateur droit, x 19. — 210. id., derniers sternites abd. 9, 7. — 211. M. intermedia, titillateur droit, x 19. — 212. M. sahulosa, titillateur droit, x 19 — 213. M. sylvestris, extrémité du titillateur droit, x 19. —214.il/. intermedia, dei'niers .sternites abd. Ç, x 7. — 215. M. sabulosa, cerque droit cf, x 14. — 216. id., derniers sternites abdominaux 9, X7. cave, styles épais et courts, titillateurs longs, terminés par une petite boule garnie d'épines (205); 9 plaque sous-génitale à échancrure profonde, lobes triangulaires, partie basale lisse (200). Metrioptera abbreviata (p. 84) — (^ plaque sous-génitale à bord postérieur présentant une petite échancrure triangulaire très nette, styles plus grêles, amincis à l'apex, titillateurs extrêmement courts, droits, un peu courbés à l'apex (206); Ç plaque sous-génitale à échancrure triangulaire très peu profonde, partie basale carénée et présentant 2 petits lobes latéraux (201) ...... Metrioptera brachyptera (p. 84) 24. Petite taille (14-18 mm.) ; champ discoïdal des élytres brun foncé avec 3 ou 4 nervures transverses se détachant très nettement en clair; çf titillateurs presque triangulaires, à partie basilaire arrondie, garnie d'épines (207) ; 9 plaque sous-génitale à sillon ORTHOPTERES. PHASGONURIDAE 61 assez large, T sternite présentant une carène comprimée vers l'apex (208) . . Metrioptera tessellata (p. 83) — Taille plus grande (18-25 mm.); couleur d'un gris assez uni- forme, le champ discoïdal des élytres concolore, coupé de ner- vures plus nombreuses mais peu visibles 25 25. c? titillateurs déprimés, larges à la base (209); 9 '^'^ sternite plan, plaque sous-génitale à sillon étroit, lobes étroits, arrondis (210) Metrioptera albopunctata (p. 82) — (^ titillateurs grêles et allongés (211-212); 9 7'- sternite pré- sentant un tubercule ou une côte trans verse, plaque sous-génitale à lobes larges (214) 2Q (^ titillateurs à partie libre un peu dilatée à la base (211); 9 1^ sternite présentant une côte transverse saillante, arrondie et, près de l'apex, une petite saillie anguleuse, plaque sous-génitale à sillon très étroit (214), oviscapte ayant une fois et demie la longueur du pronotum ..... Metrioptera intermedia (p. 26 83) cf titillateurs à partie libre entièrement grêle (212) ; 9 '^'^ ster- nite sans saillie apicale anguleuse, oviscapte ayant 2 fois la lon- gueur du pronotum 27 27. (^ lobes du lO'^' tergite triangulaires mais un peu arrondis, cer- ques épais (215) ; 9 6^ sternite plan, 7*^ présentant une côte sail- lante transverse et une petite ride près du bord apical, plaque sous-génitale à sillon étroit (216). . . Metrioptera sabulosa (p. 83) — Lobes du W tergite bien aigus, cerques grêles (217) ; 9 6" ster- i*^y 2/5>. 2JS. FiG. 217 à 222. — 217. Metrioptera af finis, cerque droit cf, x 14. — 218 ici, derniers sternites abdominaux Q , x 7. — 219. Tettigonia verrucivora, 10" tergite et cerques Cf , X 6. — 220. id., plaque sous-génitale Ç, x 6. —221. T. nlbifrons, 10= tergite et cerques cf , x 6. — 222. id.. plaque sous-génitale Q, x 6. 62 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTÈRES ET DERMAPTÈRES nite gibbeux, 7* avec un gros tubercule médian, plaque sous- génitale à sillon très large (218). . . . Metrioptera affinis (p. 83) 28. cf 10*' tergite largement échancré, à lobes écartés, cerques dentés au milieu (219); 9 plaque sous-génitale triangulaire, à échan- crure assez marquée, lobes très étroits (220) Tettigonia verrucivora (p. 87) — (^ 10" tergite à échancrure étroite, lobes contigus, cerques dentés près de la base (221) ; 9 plaque sous-génitale large à l'apex, à échancrure faible, lobes arrondis, courts (222). . . . Tettigonia albifrons (p. 86) VI. Ephîppigerinae. 1 . Pronotum sans carènes séparant les lobes latéraux du disque (223) [G. Ephippiger] (') 2 — Pronotum à lobes latéraux séparés du disque par une carène très nette dans la métazone (224) 8 2. Pronotum très rugueux, rostre frontal court et très comprimé; ç^ valve anale supérieure petite, triangulaire, arrondie à l'apex, cerques très courts, coniques, non dentés à la face interne (225) ; 9 oviscapte 4 fois aussi long que le pronotum, presque droit (226) Ephippiger perforata (p. 89) — (^ valve anale supérieure quadrangulaire , cerques dentés à la face interne (227-232) ; 9 oviscapte n'atteignant pas 4 fois la longueur du pronotum .3 3. cf valve anale supérieure très petite, à angles arrondis, cerques dépassant beaucoup la valve, dentés près de la base (227); 9 plaque sous-génitale bien sclérifiée, à bord postérieur un peu concave, ridée transversalement (233), oviscapte 3 fois aussi long que le pronotum, bien courbé . . . Ephippiger provincialis (p. 89) — C? valve anale supérieure grande, à peine plus courte que les cerques, ceux-ci dentés vers le milieu ou près de l'apex (228- 232) ; 9 plaque sous-génitale faiblement scléritiée sur les côtés, membraneuse au milieu, se moulant sur la base de l'oviscapte (234-235) 4 4. Pronotum presque lisse et luisant, noir dans la prozone, abdomen noirâtre, luisant; (^ valve anale supérieure à angles non pro- longés (228) ; 9 oviscapte 2 fois et demie aussi long que le pro- notum, peu courbé, large Ephippiger cunii (p. 89) — Pronotum plus ou moins rugueux, moins luisant, abdomen mat ; (^ valve anale à angles prolongés 5 1. Les Ç des Ephippiger sont très difficiles à déterminer quand on n'a pas récolté les i^ en même temps. ORTHOPTERES. PHASGONURIDAE 227. FiG. 223 à 231. — 223 Ephlppiç/er ephippiger, profil du pronotum, x 4. — 224. Uro- menus rugoaicol/i-'i, profil du pronotum, x 4. — 225. E. perforata, extrémité abdomi- nale cf, X 7. — 226. id., oviscapte, x 1, 7t. — 227. E. provincialis, extr. abd. cf, x7. — 228. E. eunii, extr, abd. cf , X 7. — 229. E. ephippiger, extr. abd. cf, X 7. — 230. E. bilerrensis, extr. abd. cf , x 7. — 231. E. lerrestris, extr. abd. çf , x 7. cf angles de la valve anale supérieure prolongés dans le même plan que le corps de la valve, cerques coniques, dentés au milieu de la face interne (229-230); 9 oviscapte ayant moins de 3 fois la longueur du pronotum, plaque sous-génitale entièrement membraneuse (234) 6 c5* angles de la valve anale supérieure prolongés en dessous du corps de la valve, de sorte que, quand les cerques sont rappro- chés, celle-ci peut paraître triangulaire, cerques larges, un peu déprimés, dentés près de l'apex (231-232); 9 oviscapte ayant au moins 3 fois la longueur du pronotum, plaque sous-génitale en partie sclérifiée (235) 7 (^ valve anale supérieure à angles bien prolongés, aigus, cerques dépassant bien la valve, dentés un peu au-dessous du milieu (229) ; 9 oviscapte au moins 2 fois et demie aussi long que le 64 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES pronotum, presque droit à la base, courbé vers l'apex (236) ........ y Ephippiger ephippiger (p. 88) — (^ valve anale supérieure à angles faiblement prolongés, peu aigus, cerques dépassant peu la valve, dentés au milieu (230) ; 9 oviscapte un peu plus de 2 fois aussi long que le pronotum, faiblement courbé depuis la base (237). Ephippiger biterrensis (p. 88) 7. (^ angles de la valve anale supérieure courts, cerques à partie apicale, au delà de la dent, longue et grêle (231) ; 9 oviscapte 3 fois aussi long que le pronotum, un peu courbé (238) . . . Ephippiger terrestris (p. 88) — (^ angles de la valve anale supérieure longs, cerques à partie apicale courte et épaisse (232) ; 9 oviscapte atteignant presque 4 fois la longueur du pronotum, presque droit Ephippiger bormansi (p. 89) 8. Sternites abdominaux, surtout vers la base, membraneux au FiG. 232 à 240. — 232 Ephippiger bormansi, extrémité abdominale cf: X 7. — 233. E. provincialis, plaque sous-génitale Q. x 7. — 234. E. ephippiger, 7» sternite et plaque sous-génitale Q, x 7. — 235. E. terrestris, 7» sternite et plaque sous-génitale Ç^ X 7. —236. E. ephippiger, oviscapte, X 2. — 237. E. biterrensis, oviscapte, X 2. — 238. E. terrestris, oviscapte, x 2. — 239. CaUicrania monticola, extrém. abd. cf, X 7. — 240. id., oviscapte, x 2. ORTHOPTEUES. — PHASGONURIDAE 65 milieu et présentant 2 petites plaques sclérifiées latérales; (^ valve anale supérieure bien séparée et au-dessous du 10*" ter- gite, lequel est bifide à l'apex (239) ; 9 '^'^ sternite grand, échan- cré au sommet et présentant 2 petits prolongements anguleux, plaque sous-génitale membraneuse, oviscapte long, peu courbé, lisse à l'apex (240) Callicrania monticola (p. 90j — Sternites abdominaux à plaque sclérifiée unique, placée au mi- lieu; 1^ valve anale supérieure très grande, en continuité avec le lO^tergite dont elle forme comme un large processus arrondi, étranglé à la base entre les cerques (241-242) ; 9 7" sternite non prolongé, plaque sous-génitale à prolongements anguleux sclérifiés, oviscapte court, fortement courbé, denticulé vers l'apex (243) 9 9. c? valve anale supérieure beaucoup plus longue que les cerques, largement arrondie (241) ; 9 plaque sous-génitale à lobes longs et aigus (244) Uromenus rugosicollis (p. 89) — (^ valve anale supérieure plus courte que les cerques, subtron- quée à l'apex (242) ; 9 plaque sous-génitale à lobes courts et arrondis (245) Uromenus confusus (p. 90) Vil. Rhaphidophorinae. 1. Palpes maxillaires de 5 articles; fémurs antérieurs armés dune longue épine apicale externe (246), intermédiaires, de 2 longues épines apicales; tibias postérieurs armés en dessus d'épines très nombreuses (50-80) et très serrées. Insectes se trouvant dans les serres , . Tachycines asynamorus (p. 91) — Palpes maxillaires de 6 articles ; fémurs mutiques ou armés de très petites épines à l'apex (247j ; tibias postérieurs armés en dessus d'épines peu nombreuses (25-30) et peu serrées. Insectes habi- tant les grottes [G. Dolichopoda] 2 2. Fémurs postérieurs mutiques en dessous 3 — Fémurs postérieurs garnis d'épines dans la moitié apicale de leurs bords inférieurs Dolichopoda bormansi (p. 92) 3. Fémurs mutiques à l'apex; tibias antérieurs mutiques en dessus ou armés d'une très petite épine externe ; tergites thoraciques et abdominaux bordés de brun postérieurement Dolichopoda linderi (p. 92) — Fémurs antérieurs armés de 2 petites épines apicales supérieures, fémurs intermédiaires et postérieurs armés à l'apex de 2 épines supérieures et d'une géniculaire interne 4 4. Tibias postérieurs armés en dessous de 1 ou 2 épines externes, presque toujours mutiques au bord interne; tergites thoraci- ques et abdominaux très nettement bordés de brun ; (^ 10® ter- 66 FAUNE DE FRANCE, — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES 2ièS. ,., 2^2. Fio. 241 à 250. — 241. Uromenus rugosicollis, extrémité abdominale cf, x 6. — 242. U. confusus, extrém. abd. çf, x 6. — 243. U. rugosicolUs, oviscapte, x 4. — 244. id., plaque sous-génitale Q, x 6. — 245. U. confusus, plaque sous-génitale Ç. x 6. — 246. Tachycines asynamorus, extrémité du fém. ant. gauche, dessus x 7. — 247- Dolichopoda palpata, extrémité du fém. ant., face interne, x 7. — 248. D. bolivari, lobe de la plaque sous-génitale cT, avec le style, x 14, — 249. D. pulpalu., lobe de la plaque sous-génitale cf, avec le style, x 14. — 250. D. palpata azami. lobe de la plaque sous-génitale cf, avec le style, x 14. gite abdominal sans tubercules, lobes de la plaque sous-géni- tale très larges, arrondis, à bord supérieur un peu aplati, styles assez grands (248) ; Ç oviscapte assez large, à bord supérieur assez fortement convexe, valves inférieures armées de 18 den- ticulations apicales * Dolichopoda bolivari (p. 92) — Tibias postérieurs armés en général de 2 à 3 épines externes et 1 ou 2 internes en dessous ; (^ 10" tergite abdominal faible- ment tubercule, 9 oviscapte un peu plus grêle 5 5. Bords supérieurs des tibias antérieurs armés de 2 à 3 épines, des tibias intermédiaires de 3 à 6 ; tergites thoraciques et abdo- minaux généralement nettement bordés de brun en arrière; (^ 10'-' tergite abdominal à angles saillants, plaque sous-géni- tale à lobes larges, arrondis, styles très courts (249 1 ; 9 ovi- ORTHOPTERES. PHASGONURIDAE 67 scapte assez grêle, à bord supérieur presque droit, valves infé- rieures armées de 18 denticulations apicales *Dolichopoda palpata (p. 92) Bords supérieurs des tibias antérieurs armés de 4 à 8 épines, des tibias intermédiaires de 6 à 10; tergites thoraciques et abdo- minaux généralement unicolores ; (^ 10^ tergite abdominal court, très largement tronqué, à angles moins saillants, plaque sous- génitale à lobes triangulaires, tronqués à l'apex, styles presque nuls (250); 9 oviscapte moins grêle, à bord supérieur un peu convexe, valves inférieures armées de 25 denticulations apicales Dolichopoda palpata azami (p. 92) S. -F. PHANEROrTERlNAE Tête grosse, ronde, rostre frontal court, souvent sillonné ; yeux petits, sail- lants. Pattes longues et grêles, tibias antérieurs armés de 2 épines apicales supérieures, tibias postérieurs de 2 épines apicales supérieures et de 2 épe- rons inférieurs seulement ; tarses à articles lisses sur les côtés, cf organe copulateur entièrement membraneux, cerques généralement courbés, styles nuls ou rudimentaires; Q oviscapte court, comprimé, fortement courbé, denté vers l'apex. Elytres et 'ailes bien développés dans quelques genres, les ailes dépassant alors nettement les élytres, presque nuls dans les autres. Dans les prairies ou sur les buissons, entièrement herbivores. Ponte dans la terre ou dans les végétaux; œufs comprimés, en forme de navette. Chant très faible, comme un cliquetis répété plus ou moins rapidement. G. TYLOPSIS FiEB. Pronotum à lobes latéraux insérés anguleusement sur le disque, plus longs que hauts. Organes du vol bien développés, ailes plus longues que les élytres. Hanches antérieures armées d'une épine ; tympans des tibias antérieurs en forme de fente; fémurs postérieurs dépassant les élytres. Tergites abdominaux présentant une crête médiane et dentés postérieurement. T. thymifolia (Petagna). — Kirby i006, p. 440. — T. liliifolia Azam imU P- 73; HouLBERT im), p. 37, fig. 155; Finot i8.90, p. 184, pi. 9, fig. 125. L. 0^13-22, 9 16-23; pr. 3,4-8; él. 16-24; f. p.2i-Tl ;ov. 4-6. — Vert ou testacé marbré de brun ; élytres présentant souvent des taches trian- gulaires jaunâtres (var. margine-guttata Serv.); cj* cerques longs, à mu- cron apical long, ondulé; 9 plaque sous-génitale acuminée, émarginée de chaque côté, paraissant ainsi tridentée, oviscapte à peine plus long que le pronotum. 68 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES /. à crête abdominale très marquée ; antennes très longues, blanchâ- tres, couleur variée de testacé et de blanc. Éclosion eo mai; adultes juillet à fin septembre. Cliant très fail)ie, irrégulier, formé d'une seule note répétée trois ou quatre fois; chante surtout dans la soirée et la nuit. Commun dans les endroits incultes et sur les buissons. Tout le midi : Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Drôme, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Tarn, Haute- Garonne, Lot-et-Garonne, Lot, Landes. Signalé aussi du Haut-Rhin (Pierrat). — Europe méridionale, Afrique du Nord, sud-ouest de l'Asie. G. PHANEROPTERA Serv. « Pronotum plan, lobes latéraux insérés à angle arrondi sur le disque. Organes du vol bien développés, les ailes dépassant les élytres. Hanches antérieures armées d'une épine, tympans des tibias antérieurs ovales ; tous les fémurs inermes en dessous, lobes géniculaires bidentés. Tergites abdominaux arrondis. P. falcata (Poda). — Kirby 1900, p. 434; Azam 1001, P- 73; Houlbert, 1900, p. 37, fig. 156; FiNOT 1890, p. 182, pi. 9, fig. 124. L. ^ 12-15, 9 16-18; pr. 3-4; él. 20-23; f. p. 18-22; oi>. 5,5. — Vert opaque, pronotum tacheté de roux; élytres entièrement verts 9> un peu rembruni à l'apex c?. Lobes latéraux du pronotum plus longs que hauts. /. bruns ou verdâtres tout tachetés de petits points pourpres, antennes annelées de brun et de jaune. Éclosion en juin; adultes août et septembre. Assez commun sur les buis- sons. Très répandu dans une grande partie de la France; remonte au nord jusqu'à la Seine-Inférieure, l'Oise, les Ardennes; semble peu commun et loca- lisé dans le midi; au sud d'une ligne allant de la Gironde aux Hautes-Alpes, n'a été signalé que dans les Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Pyrénées-Orien- tales. — Europe centrale et méridionale, Asie. P. quadripunctata Br. — Kirby 1906, p. 435; Azam 1901, p. 73; Houl- bert 1900, i>. 37; FiNOT 1890, p.* 183. L. (^ 12-16, 9. 14-18 ;/?r. 3,5-4,5; él. ç^ 18-19, 9 20-23; f. p. 17-18; OP. 5,5. — Vert plus ou moins jaunâtre, pronotum tacheté de roux; élytres (^ présentant 2 petits points noirs près du tympan et un autre vers l'apex, 9 entièrement verts. Lobes latéraux du pronotum plus hauts que longs. /. bruns ou verdâtres, tachetés de petits points pourpres, plus gros le long du bord postérieur des tergites abdominaux, occiput brun, thorax avec une ligne claire médiane; pattes piquetées de brun, palpes verts, à apex noir. Eclosion fin mai; adultes juillet à octobre. Sur les buissons. Assez commun. Surtout méridional : Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Bouches-du- ORTHOPTÈRES. — PHASGONURIDAE 69 Rhône, Vaucluse, Drôme, Gard, Hérault, Aude, Aveyron, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, île d'Oléron. Aussi dans les Deux-Sèvres (Gélin), le Haut- Rhin (Dôderlein), l'Allier et le Maine-et-Loire (R. du Buysson). — Europe méri- dionale; Asie. *P. nana Fieb. — Kirry lyOO, p. 435; Azam 1901, p. 73. L. 12-13; pr. 3; él. 15-18 ;/-. p. 16-17; oi'. 4,5. — Très semblable au précédent ; en diffère par les caractères indiqués au tableau des espèces. Région méditerranéenne, mais n'a pas été signalé en France. — Afrique. G. LEPTOPHYES Fier. Organes du vol très courts surtout chez les Q ; cerques cf courts, courbés à l'apex, oviscapte court, très comprimé, finement denticulé. L. laticauda (Friv.). — Kirby IVOë, p. 389; Azam 1901, p. 72. L. çf 17, Ç 20; pr. 4; f. p. 18; oi». 10-13. — Vert ou vert jaunâtre, tacheté de petits points bruns ; antennes rougeâtres avec quelques anneaux blancs; bord postérieur du pronotum élevé, arrondi (^, tronqué 9 ; plaque sous-génitale (^ large, courte, rétrécie et émarginée à l'apex ; ovi- scapte assez long, ayant au milieu une largeur égale à la longueur du pro- notum, bord supérieur légèrement et régulièrement courbé à partir de la base, très faiblement serrulé sur toute sa longueur, bord inférieur serrulé dans son tiers apical. Septembre, dans les grandes herbes. Très rare. Var : montagne de Lachens (Azam). — Suisse, Italie. L. punctatissima (Bosc). — Kirry 1006, p. 389; Azam 1901, p. 72; HouLBERT 1900, p. 38, fig. 160 ; Finot 1S90, p. 180, pi. 9, fig. 123. L. (^ 10-12, 9 10-16; pr. 2,2-3; /". p. 15-16; ov. 7. — Petit, vert, tout parsemé de petits points noirs ; antennes variées de noir et de blanc ; pro- notum avec des lignes latérales jaunes, plus ou moins marquées. Élytres du (5* entièrement découverts mais abrégés, à nervure axillaire étendue jusqu'à l'apex, 9 très courts, arrondis; cerques çf courts, courbés au tiers apical, acuminés, plaque sous-génitale longue, atténuée depuis le milieu; oviscapte à bord supérieur presque droit, très finement denté depuis le milieu, ainsi que le bord inférieur. Sur les arbres et les arbustes ; ponte dans les fissures des écorces ; chant extrêmement faible consistant en une note sourde, sorte de petit grincement, repété assez régulièrement toutes les 5 secondes. Éclosion en juin; adultes août à octobre. Assez rare. Toute la France; signalé dans un grand nombre de départements dans toutes les régions. — Europe centrale, Italie, Palestine. 70 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES G. ISOPHYA Br. Corps épais et lourd, élytres abrégés; fémurs antérieurs ayant, au plus, une fois et demie la longueur du pronotum ; cf élytre gauche à nervure axillaire bien marquée, cerques courbés vers l'apex et croisés sur la plaque sous-géni- tale; 9 élytres très courts, lobiformes, oviscapte bien courbé, fortement denté à l'apex. I. pyrenaea (Serv.). — Kirby 1906, p. 384; Azam 1901, p. 71; Houlbert 1900, p. 37, fig. 157; Finot 1890, p. 179, pi. 9, fig. 122. L. ç^ 16-22, 9 20-2fi ; pr. c3* 4-5, 9 5-6; f. p. 18-20; of. 9. — D'un vert mat, plus ou moins ponctué de roux ; antennes vertes ; pronotum un peu relevé en arrière (^ , plan et tronqué 9 • Élytres ç^ un peu plus longs que le pronotum, tachés plus ou moins de blanc, 9 verts, plus clairs à la côte. Dans les prairies et sur les herbes, généralement dans des endroits assez élevés (700 à 1.200 m.); parfois cependant en plaine. Août à octobre. Assez rare. Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Puy-de-Dôme, Vosges, Deux-Sèvres, Yonne, Gard (A. Hugues), Vaucluse (Fabre in coll. Bonnet). — Europe centrale et méridionale, sud-ouest de l'Asie. G. BARBITISTES Charp. Corps épais et lourd, élytres abrégés, surtout chez les Q ; cf élytre gauche à nervure axillaire peu marquée, cerques courbés depuis la base et sinués, croisés en arrière de la plaque sous-génitale; Q élytres très courts, lobiformes, oviscapte à bord inférieur courbé seulement à partir du tiers apical, fortement denté vers l'apex. B. serricauda (F.). — Kirby 1906, p. 380; Azam 1901, po 70; Houlbert 1900, p. 38, fig. 159; Finot 1890, p. 177. L. 15-17 ; pr. 4-4,5 ; f. p. 15-17 ; oc. 10-11. — Vert ou brunâtre, avec des points noirs, et orné de 2 bandes jaunes plus ou moins distinctes, allant des yeux jusqu'à la base de l'abdomen ; une bande jaune étroite au milieu du pronotum ; fémurs postérieurs tachés de jaune à la base ; cf élytres roux avec une tache jaune externe, plaque sous-génitale large, échancrée et profondément divisée à l'apex, à carène inférieure peu marquée, cer- ques très aigus; 9 élytres très courts, verts, tachés de jaune au bord externe, oviscapte assez court, denté à l'apex. Sur les buissons, généralement en montagne. J'en ai pris cependant une 9 à Théoule (Alpes-Maritimes). Août, septembre. Assez rare. Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, Drôme, Puy-de-Dôme, Vosges, Jura (P. Les.ne). — Europe méridionale. ORTHOPTÈRES. — PHASGONURIDAE 71 B. obtusus Targ.-Tozz. — Kirby 1906, p. 381 ; Azam 1901, p. 71. Ne diffère du précédent que par les cerques obtus à l'apex. Basses-Alpes : Ghabrières, au pied de la montag'ne de Beyne (Azam) ; Alpes- Maritimes : col de la Gina (c' Garpentier). — Italie, Tyrol. B. fîscheri (Yers.) —Kirby 1906, p. 381; Azam 1901, p. 71; Houlbert 1900, p. 38; FiNOT 1890, p. 178, pi. 9, fig. 120-121. L. 20-25; pr. 5-6; f. p. 20-22; of. 9-11. — Couleur d'un vert mat rappelant beaucoup VIsophya pyrenaea, élytres roussâtres, bordés de jaune; ç^ plaque sous-génitale à bord postérieur incisé, présentant une crête inférieure médiane élevée ; 9 oviscapte à bord inférieur droit jus- qu'au tiers apical, apex fortement denté, , Sur les buissons et les arbustes. Août et septembre. Assez rare. Var, Basses-Alpes, Bouches-du-Rhône, [Gard, Drôme, Pyrénées-Orientales {P. Lesne). — Espagne, Portugal. B. berenguieri Mayet. — Azam 1900, p. 71. Absolument semblable au précédent comme forme et comme taille, mais d'un vert foncé, luisant, marqué de taches noires souvent si abon- dantes que l'insecte est presque noir. O. en forme de navette, comprimé, rosâtre. — /. toujours vert mat à l'éclosion, à points noirs écartés, ceux-ci deviennent de plus en plus nombreux et confluents, cachant la couleur primitive ; le tégument de- vient luisant après la dernière mue. Ponte dans la terre. Éclosion en mars ; adulte fin mai à juillet. Diurne mais actif surtout dans la soirée; chant faible, irrégulier, comme un grincement répété 20 à 40 fois, à la vitesse de 120 à la minute; périodes de 10 à 20 se- condes, repos de 5 à 10 secondes. Sur les buissons et à terre; extrêmement commun et même nuisible. Var, surtout sur le versant sud des Maures, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Vaucluse. — Non signalé hors de France, G. ORPHANIA FiscH. Gros insectes, très lourds ; sommet du vertex large, antennes plus courtes que le corps. Pronotum à sillon transverse situé bien avant le milieu; méso- et métasternum pourvus de lobes arrondis recouvrant les trous basilaires. Élytres très courts, hbres en arrière de la veine axillaire chez le cT, presque entièrement cachés chez la Q. Hanches antérieures inermes. cf cerques courbés, plaque sous-génitale prolongée, à bord postérieur émarginé; Q ovi- scapte plus long que le pronotum, courbé à l'apex seulement et denticulé. 0. denticauda (Gharp.) — Kirby 1906, p. 374; Azam 1901, p. 70; Houl- bert 1900, p. 38, fig. 158; Finot 1890, p. 176, pi. 9, fig. 118 et 110. 72 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES L. 30-68] pr. 10-13; f.p. 20-32; of'. 18-27.— Vert avec des taches brunes, parfois brunâtre ; antennes vertes ; élytres jaunes avec les nervures bru- nâtres. Fémurs postérieurs armés en dessous, de chaque côté, de quel- ques très petites épines variables ; tibias antérieurs armés en dessus de 6 à 8 épines externes et 4 à 8 internes, çf valve anale supérieure arrondie, cerques allongés, croisés derrière la plaque sous-géni- tale, celle-ci allongée et atténuée; $ plaque sous-génitale arrondie au sommet. Prairies de montagne vers 1.000 m., juillet à septembre. Assez commun. Alpes-Maritimes, Hautes-Alpes, Drôme, Gard, Haute-Garonne, Puy-de-Dôme, Cantal, Vosges, Haut-Rhin, Jura. — Europe centrale et méridionale. 0. scutata Br. — Kirby 1906, p. 375. Très voisin du précédent dont il diffère surtout par le vertex beaucoup plus large ; antennes vertes annelées de noir, 'ç^ valve anale supérieure émarginée à l'apex, cerques épais; 9 plaque sous-génitale subaiguë à l'apex. Prairies de montagne; juillet, août. Rare et surtout très localisé. Basses-Alpes : col de Valgelage (J. Azam). — Serbie. S.-F. MECONEMINAE, Espèces arboricoles, à formes plutôt grêles ; tibias antérieurs sans épines apicales, à tympan ovale. ' Elytres abrégés ou bien développés, mais à or- gane stridulant très réduit. G. MECONEMA Serv. i Pronotum à bord postérieur convexe mais peu saillant; organes du vol variables. Hanches antérieures mutiques, tibias antérieurs ornés en dessous de 4 épines sur chaque bord, cf cerques longs, courbés, styles très petits ; Ç oviscapte de la longueur de l'abdomen, un peu courbe, lisse à l'apex. M. thalassina (De Geer). — Kirby ÎQOli, p. 370. — M. varium Azam 1901, p. 71; HouLBERT 1900, p. 38, fig. 161; Finot 1890, p. 185, pi. 9, fig. 126. L. 12-15; pr. 2,8-3,2; él. 10,5-12,5; f. p. 8-10,5; o^>. 9. — Vert pâle, pronotum avec une bande médiane jaune; élytres bien développés, verts, élargis à l'apex, sans tympan chez le (^ ; ailes transparentes. 10^ tergite (^ court, tronqué, plaque sous-génitale grande, tronquée à l'apex, styles très courts, un peu aplatis; $ plaque sous-génitale aiguë à l'apex, ovi- scapte assez long, faiblement courbé, aigu et lisse à l'apex. ORTHOPTÈRES. PHASGONURIDAE 73 Sur les arbres, en particulier les Chênes, de juillet à octobre; pond sous les écorces. Commun surtout dans le nord de la France. Toute la France ; signalé dans un grand nombre de départements. — Europe. M. méridionale Costa. — Kirby 1906, p. 371. — M. brevipenne Azam 1901, p. 74; HouLBERT 1900, p. 38; Finot 1890, p. 186. L. 9-13; pr. 3-4; él. 2-2,5; f. p. 10; ov. 7-8. — Vert pâle avec une bande longitudinale médiane jaune, bordée d'orangé sur le pronotum; élytres lobiformes, ailes nulles. Sur les arbres et les arbustes, endroits sombres et humides: août, sep- tembre. Très rare. Var : Hyères (Raymond); Alpes-Maritimes : Nice (de Borh\ns). — Italie, Tyrol. G. CYRTASPIS FiscH. Rostre frontal acuminé ; antennes très longues; yeux assez saillants, sub- coniques; pronotum ample, élargi en arrière et prolongé au-dessus du mé- sonotum, lisse; élytres entièrement cachés. Hanches antérieures armées d'une épine; tibias antérieurs munis d'un tympan ovale, armés en dessous de 2 épines sur chaque bord, cf cerques longs, déprimés, aigus à l'apex, styles longs; 9 oviscapte incurvé, denticulé à l'apex. C. variopicta Costa. — Kirby 1906, p. 372; Azam 1901, p. 71. L. 13; pr. (^ 6-8, 9 5,5; /. p. 7,5-9; ov. 8. — Vert pâle ou rosâtre, tout marqué de petites taches jaunes; antennes brunes à l'apex. Sur les arbustes et les arbres, en particulier les Erables ; adulte en sep- tembre et se rencontrant très tard à l'arrière-saison. Assez rare et localisé. Var, Pyrénées-Orientales, Vendée, Charente-Inférieure, Deux-Sèvres. — Italie, Dalmatie. S. -F. CONOCEPHALINAE G. CONOCEPHALUS Thunb. Petites espèces, à formes allongées; rostre frontal court, tronqué, antennes très longues. Pronotum arrondi sur le dessus. Organes du vol bien déve- loppés ou abrégés; dans le premier cas, les élytres plus courts que les ailes. cf cerques dentés à la face interne, styles toujours présents; Q oviscapte de longueur moyenne, droit ou un peu courbé, lisse. Recherchent les endroits humides; régime en partie végétal, en partie composé de petits Insectes. Ponte en terre. Chant strident et continu. C. (Xiphidion) fuscus(F.), — Anisoptera fuscum Kirby 1906, p. 276. — 74 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES Xiphidium fuscum Azam 1901, p. 75; Houlbert, 1900, p. 39, fig. 165; FiNOT, 1890, p. 187, pi. 9, fig. 127. L. c? 12-15, 9 12-19; pr. 3-4; f. p. 11-12; oc. 10-17. — Vert avec une bande brune, assez large, s'étendant du sommet du vertex jusqu'aux élytres, ceux-ci à peine teintés de verdâtre. Fémurs postérieurs armés, en dessous, de 2 très petites épines externes, près de l'apex, çf cerques granuleux, à dent interne peu épaisse ; 9 oviscapte presque droit. /. vert pâle avec une large bande noir luisant allant du vertex à l'extré- mité de l'abdomen, antennes presque noires, pattes ponctuées de brun. Eclosion en juin; adultes août à fin octobre. Chant assez grave, vibrant, discontinu, présentant 4 à 6 périodes par minute avec 260 vibrations environ. Diurne. Sur les hautes herbes, dans les endroits très humides; en montagne jusqu'à 1.200 m. Commun. Toute la France. — Europe, Afrique du Nord, Asie. C. (Xiphidion) dorsalis (Latr.). — Anisoptera dorsale Kirby 1906, p. 283. — Xiphidium dorsale Azam 1901, p. 75 ; Houlbert 1900, p. 39, fig. 166; FiNOT 1890, p. 189. L. 12-18; pr. 3-3,5; f. p. 11-12; él. (^ 6,5-8, 9 5-7; ov. 8,5-9. — Vert vif avec le dessus du pronotum ferrugineux; élytres arrondis à l'apex, plus courts que l'abdomen, ailes très abrégées, c^ cerques à dent épaisse, plaque sous-génitale à bord postérieur droit; 9 oviscapte de la longueur de l'abdomen, courbé et faiblement denticulé à l'apex. Prairies très humides et marais; août et septembre. Assez rare. Tout le nord, l'ouest et l'est de la France jusqu'à la Charente-Inférieure et au Rhône; signalé aussi dans la Drôme et le Var. — Europe. * Var. hurri Ebner 1910, p. 140. — Élytres et ailes dépassant l'extrémité de l'abdomen. — Non signalée en France. C. (s. str.) conocephalus (L.). — Anisoptera conocephalus Kirby 1906, p. 279. — Xiphidium aethiopicum Azam 1901, p. 75. L. 14; pr. 3; f. p. 11; èl. (^ 18, 9 15-20; oc. 9,5. — Vert clair avec une bande brun ferrugineux allant du vertex au bord postérieur du pro- notum. Élytres très longs et étroits; ailes un peu plus longues que les élytres. Fémurs postérieurs portant 1 épine externe inférieure près de l'apex. Prosternum mutique. c? cerques dentés à la face interne près de la base ; 9 oviscapte un peu plus court que l'abdomen, très droit. Sur les herbes, dans les marais; septembre. Rare. Var : Fréjus (Azam). — Espagne, Afrique. ORTHOPTÈRES. — PHASGOXURIDAE 75 S.-F. COPIPHORINAE Rostre frontal souvent aigu, plus ou moins long, généralement plus large à la base que le l^"" article des antennes. Fémui's postérieurs armés en dessous de petites épines, cf cerques dentés à la face interne, Q oviscapte droit. G. HOMOROCORYPHUS Karny. Rostre frontal large, obtus; antennes un peu plus longues que le corps. Pronotum plan dessus, à lobes latéraux insérés à angle arrondi; élylres bien développés, étroits, à bord postérieur sinué; ailes de la longueur des élytres, acuminées. Hanches antérieures armées d'une épine ; fémurs antérieurs inermes ; fémurs postérieurs épineux en dessous de chaque côté, cf cerques épais, cylin- driques, courbés et dentés à l'apex, plaque sous-génitale portant des styles articulés ; Q oviscapte plus long que l'abdomen, comprimé, droit. H. nitidulus (Scop.). — Conocephaloides nitidulus Kirby 1906^ p. 252. — Conocephalus nitidulus Azam i'JOi, p. 76. — C. mandihularis Houl- BERT 1900, p. 39, fig. 164; Finot imO^ p. 190, pi. 9, fig. 128. L. 18-33;/?/-. 6-7,5; f. p. 17-18; él. ^ 26-38, 9 30-46; oo. 17-26. — Le plus souvent vert, mais aussi brun, testacé ou jaunâtre, toujours uni- colore. Pattes velues; fémurs postérieurs armés en dessous de 7 petites épines internes et 4 externes, c^ cerques courts, un peu renflés à l'apex, granuleux et velus, courbés brusquement et bidentés à l'apex, plaque sous-génitale à 2 carènes, bord postérieur légèrement émarginé ; 9 ovi- scapte droit, comprimé, un peu élargi au milieu, aigu et lisse à l'apex, plaque sous-génitale émarginée. /. verts, avec des lignes orangées sur le pronotum. Eclosion en juin; adultes juillet à lin septembre. Nocturne. Chant très pro- longé et très strident, formant une vibration continue, assez aiguë. Dans les prairies humides et les marécages. Commun. Presque toute la France, plus commun dans le midi ; signalé au nord jusque dans la Somme. — Europe, Afrique, Asie. S.-F. PHASGONURINAE G. PHASGONURA Steph. Rostre frontal obtus, pas plus large que le l^'' article des antennes. Pronotum lisse, à lobes latéraux insérés à angle arrondi. Elytres et ailes bien développés. Prosternum portant 2 longues épines ; méso- et métasternum à lobes triangu- laires. Fémurs antérieurs et intermédiaires épineux en dessous au bord interne, 76 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES fémurs postéi'ieurs épineux de chaque côté; tibias antérieurs portant 6 épines inférieures et 3 supérieures externes, cf cerques longs, dentés à la face interne près de la base, styles longs; Ç oviscapte un peu courbé, lisse, plaque sous- génitale bilobée. P. viridissima (L.). — Kirby 1006, p. 217. — Locusta viridissima AzAM i90i, p. 76; Houlbert 1900, p. 41, fig. 167; Finot imO, p. 191, pi. 10, fig. 129-133 et pi. 13, fig. 166-167. L. (^ 28-36, 9 32-42; pr. 7-9; f. p. 26-28; él. 35-60; ov. 27-32. — D'un beau vert, taché de brun dessus, rarement testacé, pronotum avec une large bande brune médiane; fémurs postérieurs à épines noires. Élytres dépassant l'apex des fémurs postérieurs. (^ cerques longs, dépas- sant les styles; 9 oviscapte atteignant à peine l'extrémité des élytres. /. vert assez foncé, lisses, allongés. Éclosion en mai-juin; les jeunes vivent dans les herbes jusqu'à la dernière mue; adultes sur les arbres et les arbustes, de juillet à septembre. Ponte en terre. Régime carnassier. Nocturne. Chant fort et assez aigu, composé de pé- riodes variables, 6 à 24 environ par minute, soit 200 à 240 vibrations; les pé- riodes séparées par des intervalles très courts. Sur les buissons et les arbres. Très commun. Toute la France. — Europe, Afrique du Nord, Asie. P. cantans (Fuessly). — Kirby 1906, p. 218. — Locusta cantans Azam i90i, p. 76; Houlbert 1900, p. 41; Finot 1890, p. 192. L. 23-33;/?/-. 7-9; f. p. 19-21; él. 25-31; ov. 22-31. — Vert, le pronotum brun en dessus; élytres larges, courts, ne dépassant pas l'apex des fé- murs postérieurs. (^ cerques dépassant à peine les styles, 9 oviscapte droit, dépassant bien l'apex des élytres. Chant strident, un peu moins aigu que chez le précédent, variable : dans le jour, court, à stridulations très l'apides, incomptables; le soir, formé de pé- riodes variant de 10 secondes à 1 minute, composées de stridulations rapides, 240 environ à la minute. Sur les herbes et les arbustes, dans les endroits humides, en montagne, à partir de 400 m. environ. Août, septembre. Assez commun. Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Pyrénées-Orientales, Aude, Drôme, Hautes- Alpes, Isère, Puy-de-Dôme, Cantal, Côte-d'Or, Vosges, Haut-Rhin. — Europe septentrionale et centrale, ouest de l'Asie. S.-F. SAGINAE G. SAGA Charp. Grande taille, formes assez grêles; antennes épaisses à la base; yeux gros, saillants. Pronotum cylindrique, allongé; prosternum armé de 2 fortes épines; méso- et métasternum également armés de 2 épines. Pattes longues, fortes; ORTHOPTÈRES. — PHASGOXURIDAE 77 fémurs antérieurs et intermédiaires armés de fortes épines en dessous, fémurs postérieurs étroits, armés d'épines moins fortes qu'aux autres paires; tibias antérieurs garnis en dessous de longues épines. Abdomen allongé, cf éljires squamiformes, cerques forts, courbés à l'apex; Q aptère, oviscapte long, peu courbé, denticulé à l'apex. S. pedo (Pall.). — KiRBY 1906, p. 223. — S. serrata Azam 1901, p. 65; HouLBERT 1900, p. 48, fig. 189; Finot li^QO, p. 224, pi. 11, fig. 147. L. 61-78; pr. 12-14; f. p. 43-46; ov. 34-45. — Vert avec des bandes latérales blanc rosé; vertex à sommet aigu; 9 plaque sous-génitale triangulaire, à apex légèrement émarginé, oviscapte long et fort. J . semblable à l'adulte. Éclosion en mai, adulte juillet à septembre; ponte en terre, œuf très gros (12 X 4 mm.) cylindrique, à surface lisse, parcheminée. Développement proba- blement parthénogénétique (cf. Bérenguier, 1905, p. 151). Régime exclusive- ment carnassier ; semble se nourrir surtout d'Acridiens vivants qu'il maintient avec les pattes antérieures. Dans les herbes et sur les buissons. Rare. Le cT n'a jamais été trouvé en France (l'individu de la coll. Abeille de Plrrin décrit comme cf est une jeune 9, comme j'ai pu m'en assurer au Muséum national d'Histoire naturelle). Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales, Lot. — Europe méridionale, ouest de l'Asie. S.-F. DECTICINAE Antennes insérées entre les yeux ; tibias antérieurs à tympans en forme de fente et pourvus d'une épine apicale externe en dessus; hanches antérieures armées d'une épine ; tarses plus ou moins déprimés, les postérieurs présentant, en dessous, une plantule libre basale. Élytres et ailes bien développés ou abré- gés, rarement entièrement nuls. Sur les buissons ou dans les herbes, recherchant le soleil ou l'humidité suivant les espèces, jamais arboricoles. Ponte en terre; œufs à chorion assez épais, coloré, région micropylaire bien distincte. Régime partie carnassier, partie herbivore et surtout granivore. Généralement crépusculaires ou nocturnes. Chant très variable. G. RHACOCLEIS Fieb. Vertex largo et convexe; pronotum arrondi, fortement prolongé en arrière. Pattes longues ; tibias postérieurs avec 2 éperons apicaux seulement en des- sous; plantules libres égalant le métatarse. Élytres dépassant peu le pronotum dans les deux sexes, cf cerques coniques, acuminés, armés à la base d'une dent interne, 10" tergite largenient émarginé, à angles denticulés; Q oviscapte peu courbé, plaque sous-génitale transverse ou triangulaire. 78 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES R. germanica (H. -S.). — Kirby 1906, p. 186. — R. discrepans Azam IQOiy p. 79; FiNOT 1890, p. 195, pi. 10, fig. 136. L. 15-26 ;jDr. 5-8,5:/! p. 17-25; él. (^ 1,5-2, 9 0,5; op. 14-19. — Brun varié de gris, de jaune et de ferrugineux, pronotum avec une tache pâle sur la ligne médiane, lobes latéraux bruns, bordés de pâle. Fémurs pos- térieurs armés en dessous de 4 à 6 épines internes, ç? cerques forts, coniques, à dent interne longue; 9 plaque sous-génitale triangulaire, échancrée à l'apex, oviscapte presque droit. Dans les buissons ; endroits secs et bien ensoleillés. Août à octobre; crépus- culaire d'après Azam. Très rare et localisé. Var : Bagnols, La Foux (Azam) ; Gard. — Italie, Balkans, Asie Mineure. G. ANTAXIUS Br. Vertex arrondi ; pronotum avec ou sans carène, tronqué en arrière, lobes latéraux un peu sinués en arrière; prosternum armé de 2 épines. Pattes lon- gues, les fémurs postérieurs 2 ou 3 fois aussi longs que le pronotum ; tibias postérieurs à 2 éperons inférieurs ; plantules libres plus courtes que le méta- tarse. Élytres très courts, cachés par le pronotum chez la Q . cf cerques apla- tis, dentés à la face interne; 9 oviscapte long, acuminé, plaque sous-génitale échancrée trianffulairement. 'O' A. pedestris [¥.). — Kirby 1906, p. 189; Azam 1901, p. 79; Houlbert 1900, p. 42, fig. 171; Finot 1890, p. 197, pi. 10, fig. 138. L. 17-27; pr. o-8: f. p. 17-26; él. (^ 4, 9 1,5; o^. 13-18,5. — Brun (<) marqué de points plus foncés, lobes latéraux du pronotum bordés de jaune, pattes annelées de brun ; fémurs postérieurs armés en dessous de 1 à 3 épines. Sur les arbustes dans les endroits incultes et dans les bois ; adulte en août et septembre. Assez commun. Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Drôme, Isère, Savoie, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne. — Italie, Espagne, Suisse, Tyrol, Caucase. A. sorrezensis Marq. — Kirby 1906, p. 189; Azam 1901, p. 79; Houl- bert 1900, p. 42; FiNOT 1890, p. 198. L. 20-23; pr. 5-6; f. p. 15-17; él. ^ 3, Q 1,5; o;^. 16-18. — Vert ou brun, différant du précédent par les caractères indiqués au tableau. Sur les arbustes, au bord des fossés et dans les bois; septembre, octobre. Rare. Haute-Garonne : chemin de Revel aux Camages (Marquet) ; Aveyron : Le Rozier, Montpellier-le-Vieux (L. Chopard); Hérault : au nord de Montpellier (G. DE Vichet). s- 1. Il ne semble pas exister de variété verte dans cette espèce. ORTHOPTÈRES. — PHASGONURIDAE 79 A. hispanicus Bol. — Kirby 1900, p. 189; Azam 1901, p. 80; Finot 1890, p. 197. — Taille et couleur du précédent dont il ne diffère que par les fémurs postérieurs inermes en dessous, la forme des cerques (^ et de la plaque sous-génitale 9 • Sur les arbustes; au bord des chemins, en montagne jusqu'à 2.000 m. Sep- tembre, octobre. Assez rare. Pyrénées-Orientales : Canigou, val d'Eyne (Azam). — Espagne. G. THYREONOTUS Serv. Rostre frontal étroit au sommet. Pronotum convexe, très prolongé en arrière par-dessus les élytres; lobes latéraux concolores; prosternum portant deux longues épines, méso- et métasternum à lobes aigus. Fémurs antérieurs et intermédiaires avec 2 ou 3 épines inférieures externes ; fémurs postérieurs très longs, bien renflés à la base, présentant quelques petites épines inférieures internes. Tibias armés de 2 éperons inférieurs; plantules libres un peu plus courtes que le métatarse, cf cerques dilatés en lame, 9 oviscapte presque droit. , T. corsicus (Ramb.). — Kirby 190G, p. 188; Azam 1901, p. 79; Houlbert 1900, p. 43, fig. 179; Finot 1890, p. 196, pi. 10, fig. 137. L. 20-29 mm. ; pr. 8-13; f. p. 28-30; oi^. 17-23. — Gris plus ou moins rougeâtre, assez uniforme ; élytres dépassant un peu le pronotum chez le cj* et présentant une bande brune latérale, à peine visibles chez la Ç. Plaque sous-génitale Ç émarginée à l'apex, présentant 2 carènes longi- tudinales. Sur les buissons et les arbustes. Août à octobre. Assez rare. Corse, Var, Hérault, Gard, Aude, Pyrénées-Orientales. — Espagne, G. GAMPSOCLEIS Fieb. Vertex convexe; antennes plus longues que le corps; pronotum caréné pos- térieurement; prosternum armé de 2 épines courtes, obtuses. Fémurs posté- rieurs plus de 2 fois aussi longs que le pronotum, fortement renflés à la base; tibias antérieurs armés de 3 épines supérieures externes; tibias postérieurs avec 4 éperons inférieurs ; 'plantules libres un peu plus courtes que le méta- tarse, cf cerques coniques, déprimés, armés d'une dent basale interne; Ç oviscapte droit, tronqué obliquement à l'apex, lisse. G. glabra(HERBST). — Kirby 1906, p. 184; Azam iOOi, p. 78; Houl- bert 1900, p. 42, fig. 170; Fixot 1890, p. 194, pi. 10, fig. 135. L. 20-26; pr. 5-7; f. p. 22-30; él. 20-28; oç^. 15-22. — Vert ou parfois testacé, dessus du pronotum brun ou roux, lobes latéraux bordés de jaunâtre, fémurs postérieurs ornés de 2 taches noirâtres longitudinales. Élytres et ailes bien développés, les élytres vert clair, tachés de brun, ailes transparentes. 80 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES Dans les herbes un peu humides; juillet à septembre. Rare. Var, Gard, Charente-Inférieure, Deux-Sèvres, Vendée, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Cher, Vosges. — Europe. G. ANONCONOTUS Camerako. Antennes à peine plus longues que le corps. Pronotum à disque rugueux, présentant des carènes latérales et médiane dans sa partie postérieure; lobes latéraux lisses; prosternum à épines obtuses ou nulles. Pattes courtes; tibias postérieurs armés de 4 éperons apicaux ; plantules libres des tarses postérieurs très courtes, cf 10'= tergite émarginé, valve anale supérieure triangulaire ; 9 plaque sous-génitale transverse, oviscapte assez court, un peu courbé. Dans les hautes montagnes vers 2.000 m. A. alpinus (Yers.) — Kirby 1906, p. 183; Azam 1001, p. 78. — Analota alpina Houlbert 1901, p. 43, fig.' 178; Finot 1890, p. 193, pi. 10, fig. 134. L. cf 14-18, 9 20-22; pr. 6-7; f. p. 11-13; é/. cf 2, 9 1; ov. 11-15. — Vert olive ou brun; pronotum vert en dessus, les lobes latéraux bruns avec le bord jaunâtre. Elytres c? squamiformes, jaunâtres, 9 latéraux, très petits. Montagnes du centre et du sud-est, zone des Rhododendron; août et sep- tembre. Assez commun. Alpes-Maritimes , Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Drôme, Isère, Ain, Puy-de- Dôme. — Suisse, Piémont. Var. ghilianii Cameraîno. — Kirby 1906, p. 184. — Toujours brun avec les élytres un peu plus courts et blancs au lieu de jaunâtre. — Basses-Alpes ; lac d'Allos (Azam); Vaucluse : mont Ventoux (Fabre). — Piémont. A. apenninigenus Targ.-Tozz. — Kirby 1900, p. 184; Azam 1901, p. 78. L. rj 14, 9 18-21; pr. 5-6; f. p. 9,5-11; ov. 12-13. — Vert avec une bande noire latérale sur la tête, le pronotum et les deux premiers seg- ments abdominaux; prosternum inerme. Elytres cf dépassant à peine le bord postérieur du pronotum, 9 entièrement cachés. Montagnes du sud-est, au-dessus de 2.000 m. Très rare. Basses Alpes : col. de Valjelage (Azam); Hautes-Alpes : plateau de Gondran, près de Briançon (Blanchard). — Italie. G. ANTERASTES Br. Pronotum sans carènes ; prosternum inerme. Org'anes du vol très courts. Pattes longues, les fémurs postérieurs trois fois aussi longs que le pronotum; tibias postérieurs armés de 2 éperons inférieurs; plantules libres un peu plus courtes que le métatarse. ORTHOPTERES. — PHASGONURIDAE 81 A. raymondi (Yers.). — Kirby 1906, p. 195; Azam 1901, p. 80; Houl- BERT 1900, p. 45, fig. 185; Finot 1890, p. 199, pi. il, fig. 139. L. 12-17; pr. 4-5; f. p. 14-15; él. 1-1,5; oi>. 9-10. — Brun un peu rosé avec deux bandes plus foncées allant de la tête à l'extrémité du corps. Antennes beaucoup plus longues que le corps, c^ cerques droits, dépas- sant la plaque sous-génitale, cylindriques ; 9 plaque sous-génitale trian- gulaire, échancrée à l'apex, oviscapte bien courbé, assez large. Sur les arbustes, dans les herbes et les buissons, bords des torrents. Adulte en août et septembre jusqu'en novembre. Assez rare. i Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Gard, Aude, Haute-Garonne, Lot-et-Ga- ronne, Aveyron. — Europe méridionale. G. PHOLIDOPTERA Wesmael. Vertex large, Pronotum plus ou moins prolong-é en arrière, sans carène mé- diane; prosternum inerme. Elytres et ailes courts. Pattes médiocres, les fémurs postérieurs fortement renflés à la base ; tibias antérieurs armés de 3 épines supéro-externes; tibias postérieurs armés de 4 éperons inférieurs; plantules libres moins longues que le métatarse, cf cerques un peu courbés à l'apex, dentés à la base de la face interne, plaque sous-génitale incisée à l'apex; 9 oviscapte faiblement courbé, aigu et lisse à l'apex. P. chabrieri (Charp.). — Kirby 1906, p. 197. — Olynthoscelis chahrieri Azam 1901, p. 80. — Thamnotrizon chabrieri, Houlbert 1900, p. 46; FiNOT 1890, p. 200. L. (^ 19-26, 9 21-30; pr. 9-12; /. p. 21-27; él. ^ 1-1, 5; oi». 18-24. — D'un beau vert avec des ornements noirs sur la tête, sur les côtés du pronotum et sur les fémurs postérieurs; élytres (^ noirs, 9 entièrement cachés, ç^ plaque sous-génitale profondément incisée, à angle externe denté derrière le style; 9 plaque sous-génitale profondément incisée, à lobes triangulaires. Dans les bois et les buissons, à une faible altitude; juillet à septembre. Rare. * Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Bouches-du-Rhône, Drôme, Isère, Lo- zère, Pyrénées-Orientales. — Europe méridionale. P. aptera (F.). — Kirby 1906, p. 201. — O. apterus Azam 1901, p. 81. — T. apterus Houlbert 1900, p. 46; Finot 1890, p. 201. L. 20-25; pr. 8-9; f. p. 22-23; él. d' 6, 9 1,5-2; ov. 19-21. — Brun roussâtre, les lobes latéraux du pronotum noirs chez le cf , concolores chez la 9 ' présentant une bande jaune le long du bord postérieur ; élytres ç^ bien découverts, jaunes, étroitement bordés de noir antérieu- rement, 9 dépassant un peu le pronotum latéralement. Clairières des bois montagneux; août, septembre. Très rare. Var, Lozère, Alpes-Maritimes (c' Carpentier). — Europe méridionale. 6 82 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES P. femorata (Fieb.). — Kirby 1906, p. 201. — 0. femoratus Azam ii)Oiy p. 81. — T. femoratus Houlbebt 1900, p. 46; P^inot 1890, p. 202. L. 21-30; pr. 9-11; f. p. 24-28; él. d* 3; ov. 18-20. — Brun châtain ou testacé, lobes latéraux du pronotum presque noirs avec une large bande claire s'étendant le long des bords inférieur et postérieur; élytres (^ dépassant un peu le pronotum, jaunâtres, rembrunis latéralement, 9 entièrement cachés. /. brun avec une large bande rosâtre au milieu du corps, lobes laté- raux du pronotum bordés comme chez l'adulte. Dans les buissons, les herbes, recherche les endroits un peu humides. Éclo- sion en mai, adulte fin juin à septembre. Assez commun. Var, Alpes-Maritimes, Gard (Hugues), Charente (Dupuy). — Europe méri- dionale, sud-ouest de l'Asie. P. fallax (FiscH.). — Kirby 1906, p. 201. — O. fallax Azam 1901, p. 81. — T. /«//«.r Houlbert 1900, p. 46; Finot 1890, p. 201. L. cf 14-17, 9 17-21; pr. 5-8; f.p. 15-23; èl. çf 3-4,5, 9 0,5; of. 12- 13. — Très voisin du précédent dont il diffère par sa taille plus faible et les caractères indiqués au tableau des espèces. Buissons et clairières des bois dans les endroits un peu élevés. Assez rare. Var, Basses-Alpes, Drôme, Gard, Hautes-Pyrénées, Aveyron. — Europe méridionale. P. griseoaptera (De Geer). — Kirby 1900, p. 202. — O. cinereus Azam 1901, p. 81. — T. cinereus Houlbert 1900, p. 46, fig. 187; Finot 1890, p. 202, pi. 11, fig. 140. L. (S 13-15, 9 15-18; pr. 5-6; f. p. 15-18; él. çj- 3-4, 9 0,5; o^>. 9-10. Brun ou grisâtre taché de noir, lobes latéraux du pronotum noirs, étroi- tement bordés de blanc jaunâtre ; élytres ç^ bien découverts, gris à bord latéral noir, 9 latéraux, arrondis. Dans les herbes, fossés et clairières des bois. Chant régulier, d'une seule note répétée toutes les 4 secondes environ ; août à octobre. Très commun sur- out dans le nord. Toute la France sauf, probablement, la région méditerranéenne. — Europe. G. METRIOPTERA Wesmael. Vertex large. Pronotum arrondi ou plat dessus, présentant presque toujours une carène médiane dans la métazone ; prosternum inerme. Organes du vol va- riables, mais les élytres rarement plus courts que le pronotum. Pattes de lon- gueur variable, tous les fémurs inermes ; tibias antérieurs armés de 3 épines supéro-externes ; tibias postérieurs avec 4 éperons inférieurs; plantules libres plus courtes que le métatarse. M. albopunctata (Goeze). — Chelidoptera albopunctata Kirby 1906, OnTHOPTÈRES. — PHASGONURIDAE 83 p. 202. — Platycleis grisea Azam 1901, p. 84; Houlbert 1900, p. 44, fig. 181; FiNOT 1890, p. 205, pi. 11, fig. 141 et pi. 13, fig. 166. L. 15-22; jD/\ 5-6; /. p. 17-23; él. 18-28; ov. 8-10. — Brun varié de gris; élytres et ailes dépassant l'extrémité de l'abdomen dans les deux sexes, les élytres tachés de brun, ailes transparentes. (^ 10" tergite à échancrure arrondie, lobes acuminés, cerques coniques, dentés vers le milieu; 9 oviscapte bien courbé depuis la base, brun foncé, légèrement denticulé vers l'apex. Chant continu, long, de 200 stridulations à la minute environ. Endroits in- cultes et secs, dans les herbes. Juillet à octobre. Très commun. Toute la France. — Europe, Madère, Asie Mineure. M. intermedia (Serv.). — C. intermedia Kirby 1906, p. 205. — P. inter- media Azam 1901, p. 83; Houlbert 1900, p. 44; Finot 1890, p. 205. L. 21-28; pr. 6-7,5; f. p. 23-24; él. 26-38; ov. 9-13. — Un peu plus grand que le précédent mais présentant la même coloration et le même faciès ; voir les différences au tableau. Endroits incultes; juillet à novembre. Commun. Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Aude. Landes. — Europe, Afrique du Nord, Asie. Var. sylvestris Azam 1901, p. 84. — cT cerques un peu plus épais et dentés plus près de la base que chez le type, titillateurs non renflés à la base (voir fig. 213) ; Q 6« sternite abdominal un peu gibbeux, T à côtes plus saillantes que chez le type. — Var : Bagnols (Azam) ; Aude : Villeneuve-la-Gomptal (c' Carpentier). M. affinis (Fieb.). — C. affinis Kirby 1900, p. 206. — P. affinis Azam 1901, p. 83; Houlbert 1900, p. 44; Finot 1890, p. 206. — Absolument semblable au précédent comme taille et aspect général ; en diffère par les caractères indiqués au tableau. Endroits incultes, grandes herbes ; juillet à octobre. Commun. Alpes-maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Aveyron, Haute- Garonne, Gironde, -Charente-Inférieure, Deux-Sèvres, Vendée, Loire-Infé- rieure. — Europe méridionale, Afrique du Nord, sud-ouest de l'Asie. M. sabulosa (Azam) 1901, p. 83. — L. 23-26; pr. 5,5-6,5; /! p. 22-24; él. 29-33; ov. 11-12. — Extrêmement voisin des deux précédents; voir les différences au tableau. Sur le sable au bord de la mer; septembre. Var : Fréjus (Az.vm); Aude : Garcassonne, La Nouvelle (c' Carpentier). M. tessellata (Charp.). — C. tessellata Kirby 1906, p. 206. — P. tessel- lata Azam 1901, p. 83; Houlbert 1900, p. 44, fig. 182; Fixer 1890, p. 206. 84 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DER.MAPTÈRES L. 13-19;/?/-. 3-5; f. p. 14-17; él. 13-20; ov. 4-5,5. — Jaunâtre ou un peu verdâtre varié de noir; élytres très longs, étroits, à champ discoïdal brun foncé, découpé par les nervules blanchâtres en 5 taches très nette- ment séparées. (^ 10*" tergite creusé anguleusement, à lobes acuminés, cerques longs, à dent interne au delà du milieu; 9 oviscapte à peine plus long que le pronotum, large à la base, brusquement courbé et rétréci. Prairies sèches et clairières des bois. Chant très faible, plutôt un bruisse- ment qu'une stridulation ; commence par 2 ou 3 notes_"assez espacées puis 3 ou 4 notes précipitées, à nouveau 2 ou 3 notes lentes, etc. ; périodes irrégulières, de quelques secondes à 1 minute ou plus. Diurne. Juillet à octobre. Commun. Toute la France sauf le nord et l'est; non signalé au nord de la Seine- Inférieure et de l'Oise. — Europe, Afrique du Nord. M. roeseli (Hagenb.). — C. roeselii Kirby 1006, p. 210. — P. roeseAii AzAM [.%i, p. 85; HouLBERT iOOO, p. 44, fig. 183; Finot imO, p. 209, pi. 11, fig. 142. L. 14-19;/?/-. 4-5; f.p. 14-17; èl. cf 8-10, 9 5-6;'oç'. 7-8. — Testacé, tête ornée de bandes brunes et noires, pronotum marbré de brun, lobes latéraux bordés de jaune ou de vert; élytres plus courts que l'abdomen, brun verdâtre à nervures noires, ç^ élargis vers l'apex, le champ mar- ginal dilaté, 9 arrondis. Prairies humides, surtout dans le nord et dans les montagnes. Juillet à sep- tembre. Assez commun. Toute la France. — Europe. Var. diiuta (Charp.). — Azam iWl, p. 85; Finot 1890, p. 210. — Forme ma- croptère [él. cf 20, Ç> 23 mm.). — Beaucoup plus rare que le type. Gironde, Haute-Garonne, Charente-Inférieure, Deux-Sèvres, Loire-Inférieure, Eure,. Haut-Rhin. M. brachyptera (L.). — C. hrachyptera Kirby 1¥K>, p. 209. —P. bra- chîjptera kz\n 1901, p. 84; Houlbert 1900, p. 44; Finot 1890, p. 356. L. 12-16; pr. 4-4,5; f. p. 14-17; él. cf 7-9,5, 9 4,5-8; oç. 8-19. — Brun avec des bandes vertes, lobes latéraux du pronotum marbrés de brun avec les bords pâles, élytres plus courts que l'abdomen, triangulaires, subacu- minés, bruns avec les bords antérieur et postérieur d'un beau vert. Clairières des bois humides, nord de la France et montagnes. Août à lin septembre. Assez commun. Somme, Oise, Seine-et-Oise, Seine, Eure-et-Loir, Eure, Orne, Mayenne,. Loire-Inférieure, Deux-Sèvres, Vosges, Hautes-Alpes. — Europe. Var. marginata {Thv^b.). — Azam 1901, p. 84; Fiaot 1890, p. 208. —Forme macroptère (él. 18-19 mm.). — Extrêmement rare. Aucune localité précise en France. M. abbreviata (Serv.). — C. abbreçiata Kirby 1906, p. 210. — P. saus- sureana Azam 1901, p. 84; Houlbert 1900, p. 44; Finot 1899, p. 209. ORTHOPTÈRES, — PHASGONURIDAE 85 L. 17-22; /?/■. 5-6; f. p. 17-19; él. cf 8-10, 9 7-8; ov. 10-11. — Brun plus OU moins verdâtre, dessus du pronotum brun; élytres plus courts que l'abdomen, unicolores, verdâtres, obtus à l'apex. Prairies humides des montagnes. Août, septembre. Assez rare. Vosges, Jura, Puy-de-Dôme, Cantal, Drôme, Ardèche, Lozère, Gard, Pyré- nées-Orientales, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées. — Espagne, Italie. M. bicolor (Phil.). — • C. Z'/co/or Kirby 1906, p. 204. — P. bicolor Azam rJOi, p. 84; HoLLBERT 1900, p. 44; Fixot 1890, p. 212. L. ib-ll;pr. 4,5-5; /: p. 17-18; él. (^ 9, 9 5-6; ov. 6. — Vert pâle ou jaunâtre, pronotum avec une ligne pâle dans la partie supérieure des lobes latéraux ; élytres verdâtres, transparents, plus courts que l'abdomen. Talus et endroits incultes, secs et un peu élevés. Chant assez fort, strident et prolongé. Adulte de juillet à septembre. Assez commun. Seine, Seine-et-Oise, Somme, Meurthe-et-Moselle, Vosges, Haut-Rhin, Rhône, Isère, Drôme, Var. — Europe. Var. sieboldi (Fisch.). — Azam 1901, p. 84; Fixot 1890, p. 213. — Forme macroptère (él. 22-23 mm.). — Beaucoup plus rare que le type. Vosges (Pierrat), Drôme (Azam). M. azami (Fixot). — C. azami Kirby 190C>, p. 210. — P. azami Azam 1901, p. 58.^ L. 20-2Q\pr. 5,5-7; f. p. 18-19; él. 10-12; ov. 7-7,5. — Brun ferrugi- neux, occiput orné de bandes noires, lobes latéraux du pronotum con- colores, avec une étroite bande jaune clair le long du bord inférieur; ély- tres ovales, bruns, presque transparents. Prairies humides, le long des ruisseaux. Assez rare et très localisé. Août, septembre. Var : entre Cogolin et La Foux (Azam). M. marqueti (Saulcy). — C. marqueti Kirby 1906, p. 212. — P. mar- queti kzK^i 1901, p. 85; Houlbert 1900, p. 44; Fixot 1890, p. 211, pi. 11, fig. 143, 143 bis, 143 ter. L. 14-19; /?;•. 4-6,5; f. p. 14-16; él. 8-11,5; oi>. 6-7. — Brun verdâtre, les lobes latéraux du pronotum plus foncés que le disque ; élytres ver- dâtres avec les nervures jaunâtres, larges, subtronqués à l'apex, aussi longs que l'abdomen chez le c?, un peu plus courts chez la 9 ; C? plaque sous-génitale à 3 carènes, dont la médiane très marquée, apex échancré; 9 oviscapte noir, environ une fois et demie aussi long que le pronotum, faiblement courbé depuis la base. Prairies, surtout en montagne; août, septembre. Assez rare. Hautes-Pyrénées, Basses-Pyrénées. M. buyssoni (Saulcy). — C. buyssoni Kirby 1906, p. 212. — P. buys- soni AzxM 1901, p. 85; Houlbert 1900, p. 44; Finot 1890, p. 211. 86 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES L. 18-24; pr. 5,5-6,5; f. p. 18-20; él. 8-9; ov. 7-8. — Verdâtre, les segments de Tabdomen bordés de brun, lobes latéraux du pronotum plus clairs que le disque, unicolores; élytres verts, un peu variés de roux, arrondis à l'apex, un peu plus courts que l'abdomen dans les deux sexes, les nervures concolores ; c? plaque sous-génitale à 3 carènes, échancrée à l'apex, les lobes obtus ; Ç oviscapte foncé, courbé régulièrement depuis la base. Pelouses marécageuses, dans les joncs; août, septembre. Assez rare et loca- lisé. Haute-Garonne, Tarn-et-Garonne. M. sepium (Yers.). — C. sepium Kirby i^OG, p. 208. — P. sepium AzAM ii)01, p. 85; Houlbert 1900, p. 44; Finot 1890, p. 207. L. 20-25; pr. 7-8; /. p. 25-31; él. 7-11; o\>. 11-15. — Brun un peu roussâtre ou même parfois pourpré, vertex orné de fascies noires et d'une ligne jaune derrière les yeux; lobes latéraux du pronotum bruns, bordés d'une ligne jaune assez étroite mais bien nette ; élytres plus courts que l'abdomen, dans les deux sexes, enfumés, subaigus à l'apex. Dans les grandes herbes et les buissons, endroits un peu humides. Chant rappelant celui de Phasgonura viridissiina mais moins fort; consiste en une note stridente répétée très rapidement (240 à la minute) pendant de longues périodes de 3-4 minutes sans arrêt; repo^ très courts de quelques secondes. Surtout nocturne. Juillet à septembre. Assez commun. Var, Alpes-Maritimes. — Europe méridionale, Asie Mineure, G. TETTIGONIA L. Vertex large. Pronotum caréné sur toute sa longueur; prosternum inerme. Élytres et ailes toujours bien développés. Pattes longues ; fémurs postérieurs fortement renflés à la base, 3 ou 4 fois aussi longs que le pronotum; tibias antérieurs armés de 4 épines supéro-externes ; tibias postérieurs avec 4 épe- rons inférieurs ; plantules libres plus courtes que le métatarse. Cerques cf dentés à. la face interne; oviscapte courbé, granuleux ou serrulé à l'apex. T. albifrons (F.). — Kirby 1906, p. 214. — Decticus alhifrons Azam i90i, p. 86; Houlbert 1900, p. 44; Finot 1S90, p. 214. L. 32-38; pr. 9-10; /: p. 35-43; él. 42-55; ov. 20-26. — Brun ou tes- tacé, jamais vert, plus ou moins marbré, lobes latéraux du pronotum bordés de pâle ; élytres dépassant beaucoup l'extrémité de l'abdomen, arrondis à l'apex. A terre, dans les herbes, endroits secs et chauds. Chant consistant en un cliquetis répété très rapidement (240 à la minute) et se renforçant; périodes très longues. Diurne. Juillet à novembre. Commun. Corse, Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Drôme, Gard, ORTHOPTÈRES, PHASGONURIDAE 87 Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Aveyron, Vendée, Deux-Sèvres. — Europe méridionale, Madère, Afrique du Nord, sud-ouest de l'Asie. Var. monspeliensis (Ramb.). — Forme à organes du vol plus courts que chez le type, rare et mal connue. Hérault : Montpellier (Rambur), T. verrucivora (L.). — Kirby 1906, p. 213. — Decticus verrucivorus AzAM 1901, p. 86; Houlbert 1900, p. 44, fig. 184; Finot 1890, p. 213, pi. 11, fig. 144. L. (^ 24-38; 9 27-44; ^r. 8-11; f. p. 21-37; èl. 24-37; ov. 17-26. — Vert taché de brun ou brun, de couleur très variable; élytres de la lon- gueur de l'abdomen ou sensiblement plus longs. Dans les prés, les champs, les clairières des bois; fréquente aussi bien les endroits secs que les marécages, la plaine que la montagne. Chant formé d'un cliquetis d'abord espacé, puis rapide (240 environ à la minute) et prolongé. Diurne. Juillet à septembre. Commun. Toute la France. — Europe, ouest de l'Asie. Var. buyssoni Azam 1901, p. 86. — Carènes latérales du pronotum droites, bord postérieur bien arrondi, lobes latéraux avec une grande tache brune à bords nets; élytres un peu plus longs que chez le type; pointes des lobes du 10^ tergite cf droites, échancrure de la plaque sous-génitale plus forte. — Puy-de-Dôme : Puy-de-Crouelle (H. du Buysson). S,-F. ErHirriGERINAE Insectes lourds, à organes du vol toujours abrégés, fémurs postérieurs à peine dilatés à la base, impropres au saut. Tête globuleuse à occiput très élevé, vertex tombant verticalement et terminé par un petit rostre en forme de lame triangulaire. Pronotum très grand, fortement dilaté et convexe en arrière, creusé en forme de selle sur le dessus. Elytres très courts, mais avec un miroir bien conformé dans les deux sexes. A terre ou sur les buissons où ils se déplacent lourdement; régime mixte mais surtout herbivore. Ponte en terre ou dans les végétaux; œufs comprimés, un peu élargis et tronqués obliquement à une extrémité. Chant très souvent composé de deux notes répétées à courts intervalles ; les 9 stridulent comme les cf , mais surtout quand on les excite. G. EPHIPPIGER Latr. Pronotum en forme de selle, élevé et dilaté en arrière, plus ou moins rugueux, les lobes latéraux à insertion arrondie, sans aucune carène ; cf valve anale supérieure petite, triangulaire ou carrée ; Q oviscapte long et faiblement courbé. Elytres presque complètement cachés par le pronotum dans les deux sexes. 88 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTERES Ponte en terre ; chant toujours composé de deux notes répétées 50 à 60 fois par minute. E. ephippiger Fiebig. — Ephippigerida ephippiger Kirby lOOd, p. 168. — E. vitiiim AzAM i%i, p. 66; Houlbert iWO, p. 47, fig. 188; Finot imO, p. 219, pi. 11, fig. 146. L. 19-30; pr. 6,5-9; f.p. 14-17; ov. 19-25. — Extrêmement variable comme taille et comme couleur suivant l'habitat; vert, jaunâtre, ferru- gineux ou violacé, occiput noir; pronotum rugueux, à partie antérieure égale à la postérieure; élytres ferrugineux à réticulation grossière. /. verts, ponctués de nombreuses petites taches noires, le pronotum ne prenant sa forme caractéristique que très tard. Eclosionen mai-juin, adultes de juillet afin septembre. Ponte en terre. Diurne. A terre ou sur les buissons, dans les endroits incultes, les clairières des bois, les vignes ; sur les ronces en bordure des chemins. Très commun dans <^ midi et le centre, plus rare vers le nord. Toute la France. — Europe. Var. silvicola Azam 1901, p. 66. — Taille plus grande et coloration plus foncée que le type; abdomen brun foncé dessus, chaque tergite avec une ligne claire postérieure; prozone du pronotum châtain noir varié de jaune clair, métazone jaune clair avec la partie antérieure châtain et une tache longitu- dinale foncée. — Var, Basses-Alpes (Azam). Var. montigena Azam 1913, p. 220. — Taille petite (22-25 mm.), brun noir ou vert; pronotum châtain foncé sauf le bord antérieur, le bord inférieur des lobes latéraux et la partie médiane de la métazone qui sont jaunâtres ; élytres jaunes. — Var, nord du département (Azam). E. biterrensis Marq. — Kirby 1906, p. 169; Houlbert 1900, p. 47; Finot 1H90, p. 220. — E. crucigera Azam 1901, p. 67. L. 27-39; pr. 8-11; f. p. 18-21; ov. 23-25. — Jaunâtre, l'occiput noir, une tache brun foncé en forme de croix plus ou moins nette sur le prono- tum; abdomen brun, le bord postérieur de tous les segments étroitement bordé de jaune; élytres jaunes. Dans les endroits cultivés et surtout les. vignes; août et septembre. Commun, parfois nuisible dans les vignes. Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Aude, Haute-Garonne. E. terrestris Yers. — Kirby 1906, p. 170; Azam 1901, p. 67; Houlbert 1900, p. 47; Finot 1890, p. 222. L. 25-37; pr. 7-10;/. p. 18-21; o^'. 25-29. — Brun rosé ou verdâtre, les segments abdominaux avec quelques taches plus foncées; élytres jaunes. Pronotum bien rugueux. Sur les arbustes, dans les endroits boisés et dans les cultures; juillet à sep- tembre. Assez commun, certaines années très abondant et même nuisible. Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, Var. — Piémont. ORTHOPTÈRES. PHASGONURIDAE 89 Var. minor Azam 1892, p. 218. — Plus petit (23-26 mm.) et plus coloré. — Basses-Alpes et nord du Var (Azam). E. bormansi Br. — Kirby 1906, p. 170; Azam lUOl, p. 68. L. 23-25; pr. 6-7; f. p. 13-15; oç. 24. — Taille médiocre, couleur vio- lacée, élytres ferrugineux. Pronotum peu rugueux, le bord inférieur des lobes latéraux droit. Prairies de montagne ; août-septembre. Rare et localisé. Basses-Alpes : Cheval-Blanc, en montant au col de la Cine (Azam). — Italie. E. cunii Bol. — Kirby 1006, p. 169; Azam 1901, p. 68; Houlbert 1900, p. 47; FiNOT 1890, p. 221. L. 23-^1] pr. 1-12; f. p. 21-24; o(^. 21-27. — Grand, ferrugineux ou violacé; pronotum ample, presque lisse, luisant; élytres ferrugineux. Prairies de montagne; août-septembre. Assez rare. Pyrénées-Orientales : Ganigou, environs de Banyuls; Hautes-Pyrénées : Scia, près St-Sauveur (c' Garpentier). — Espagne, E. provincialis Yers. — Kirby 1906, p. 170; Azam 1901, p. 68; Houl- bert 1900, p. 47; FiNOT 1890, p. 221. L. 29-^6] p?: S-12: f.p. 17-20; oç>. 25-32. — Grand, jaunâtre et ferru- gineux, partie antérieure du pronotum le plus souvent noirâtre; élytres ferrugineux. Gultures et vignes, juillet à septembre. Habituellement peu commun mais devenant parfois très abondant et nuisible. Var, au sud des Maures; Bouches-du-Rhône : camp de Garpiagne (C Gar- pemier). E. perforata (Rossi). — Kirby 1906, p. 169; Azam 1901, p. 68; Houl- bert 1900, p. 47; FiNOT 1890, p. 223. Z. 23-28; pr. 7-8; /. p. 16-19; op. 26. — Vert ou violacé, élytres bruns. Pronotum entièrement rugueux, les lobes latéraux à bord inférieur un peu sinué. Peu connu et rare en France. Landes : Saint-Sever; Hautes-Pyrénées : Gavarnie. — Italie, G. UROMENUS Bol. Pronotum en forme de selle, mais avec des carènes latérales nettes au moins postérieurement; cf valve anale supérieure grande, non séparée du 10° tergite; 9 oviscapte assez court, assez fortement courbé vers le haut. U. rugosicoUis (Serv,). — Kirby 1906, p. 161; Azam 1901, p. 68. — Ephippiger rugosicoUis Houlbert 1900, p. 47, fig. 186; Finot 1890, p. 216. 90 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES L. 27-31; pr. 7-9; f. p. 19-21; ov. 10-12. — D'un beau vert, rarement gris, élytres à disque noir, bord libre ferrugineux. Pronotum rugueux. (^ titillateurs extrêmement longs, dépassant beaucoup les valves anales. Sur les arbustes; dans les haies; chant du o* assez prolongé, consistant en une vibration un peu sourde, répétée 20 fois environ à la minute: chant Q plus court, rappelant davantage celui des Ephippiger. Août à octobre. Assez commun. Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Basses-Pyrénées, Lot-et-Garonne, Tarn, Charente-Inférieure, Deux-Sèvres, Loire-Inférieure. — Espagne. U. confusus (Finot). — Kirby 1906, p. 161. L. 26-27; pr. 7-8; f. p. 18-19; ov. 14. — Vert ou jaunâtre; pronotum un peu élargi en arrière, très rugueux ; (^ titillateurs dépassant à peine les valves anales, un peu courbés en dedans à l'extrémité; 9 oviscapte courbé à partir du milieu. Corse. — Algérie. G. CALLICRANIA Bol. Pronotum caréné latéralement, au moins dans sa partie postérieure ; sternites abdominaux, au moins ceux de la base, divisés en deux plaques sclérifiées, calleuses; cf valve anale supérieure séparée du 10^ tergite et placée au-dessous de lui. C. monticola (Serv.). — Kirby 1906, p. 171. — C. i-amburi Azkm 1901, p. 69. — Ephippiger monticola Houlbert 1900, p. 47; Finot 1890, p. 218, pi. 11, fig. 145. L. 26-35; pr. 8-11; f. p. 17-18; ov. 19-22. —D'un beau vert, parfois ferrugineux, élytres à disque noirâtre, bord libre ferrugineux. Pronotum aussi large en avant qu'en arrière , rugueux : (^ plaque sous-génitale large, à bord postérieur échancré en triangle arrondi ; 9 oviscapte assez long, légèrement et régulièrement courbé. Sur les bruyères et dans les grandes fougères; août-septembre. Rare. Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Basses-Pyrénées; Isère : la Grande- Chartreuse (Rameur, types de Serville). — Espagne. S. F. RHAPHIDOrHORINAE Insectes toujours aptères, à coloration brun jaunâtre; pattes, antennes et palpes extraordinairement longs; tarses très longs, comprimés. Méso- et méta- notum semblables aux tergites abdominaux. Cerques longs et flexibles, munis de très longs poils sensitifs ; çf styles courts ou nuls ; Q oviscapte long, courbé ORTHOPTÈRES. PHASGONURIDAE 91 vers le haut. Pas de tympans auditifs aux tibias antérieurs ; tibias postérieurs armés d'épines au moins sur leurs bords supérieurs et de 6 éperons apicaux dont les supérieurs très longs. La plupart des espèces sont cavernicoles ; régime surtout carnassier et com- posé d'Insectes morts. Ponte en terre; œufs allongés, arrondis aux deux bouts, à chorion mince et blanchâtre. J. très semblables aux adultes, subissant en moyenne six mues. Nocturnes et très hygrophiles. G. TACHYCINES Adel. Rostre frontal formé de 2 petits tubercules coniques ; palpes maxillaires de 5 articles dont le dernier très long. Fémurs antérieurs armés de 2 épines api- cales dont l'interne courte et fixe, l'externe longue et mobile; fémurs intermé- diaires armés de 2 épines apicales longues et mobiles; tibias postérieurs armés en dessus d'épines nombreuses (50-80), disposées en séries croissantes de 2 à 7, la première épine de chaque série étant beaucoup plus petite que la dernière de la série immédiatement précédente, cf plaque sous-génitale large- ment arrondie, styles nuls; Q plaque sous-génitale petite, de forme variable, oviscapte long, faiblement courbé, les valves inférieures dentées près de l'apex. T. asynamorus Adel. — Kirby 1906, p. 125. L. 13-16; pr. 5-6,5; f. p. 17-20; ov. 11-12. — Testacé roussâtre, marbré de taches brunes, pattes annelées de brun ; fémurs antérieurs armés de 12 à 15 petites épines au bord inférieur interne ; çf épiphalle triangu- laire; 9 plaque sous-génitale triangulaire, échancrée à l'apex. Dans certaines serres chaudes. Assez commun toute l'année. Nord : serres de Lille; Seine : serres de la ville de Paris. — Chine, Japon; introduit dans les serres chaudes en Europe et aux États-Unis. G. DOLICHOPODA Bol. Rostre frontal court, formé de 2 tubercules tronqués; palpes maxillaires de 6 articles. Pattes extrêmement longues et grêles, velues; fémurs armés de très petites épines géniculaires ou inermes; tibias postérieurs armés en dessus d'une trentaine d'épines assez égales et distantes, et de 6 éperons apicaux dont les supérieurs très longs, cf plaque sous-génitale large, profondément sinuée, formant 2 grands lobes ; styles très petits ; épiphalle prolongé en une pointe médiane ; Q plaque sous-génitale petite, arrondie, oviscapte faiblement courbé, à valves inférieures dentées près de l'apex. Toutes les espèces habitent les grottes d'où elles sortent toutefois assez faci- lement la nuit; elles sont surtout sténothermes et très hygrophiles; on peut les trouver aussi dans les caves (Xambeu). Régime très nettement carnassier; elles semblent même s'attaquer aux Insectes vivants. On trouve toute l'année des jeunes et quelques adultes, mais ceux-ci sont surtout nombreux d'octobre à décembre. / 92 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES D. bormansi Br. — Kirby 1906, p. 126; Azam 1901, p. 64; Finot 1890, p. 227. L. cf 14-16, 9 15-18; pr. 4-5; /'. p. 21-23; of. 12-13. — Testacé avec les tergites thoraciques et abdominaux nettement bordés de brun en arrière. Bien caractérisé par les épines des fémurs postérieurs. Corse : grottes de Sisco, près Bastia. *D. palpata (Sulz.). — Houlbert 1900, p. 48, fig. 100; Finot 1890, p. 226. — D. geniculcita Kirby 1906, p. 126; Azam 1901, p. 64. L. 16-18; pr. k\ f. p. 20-23; ov. 14. — Testacé avec les tergites thora- raciques et abdominaux nettement bordés de brun. Grottes du nord de l'Italie; non signalé en France. D. palpata azami Saulcy. — Azam 1901, p. 64. — Très voisin de D. palpata typique; en diffère par les caractères indiqués au tableau; la co- loration est généralement d'un jaune testacé uniforme. Var, Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Drôme. *D. bolivari Chop. — Chopabd 191Ï), p. 276. — L. 17-18; pr.k\ f. p. 23- 24; ov. 12,5. — Très voisin du précédent dont il diffère par les caractères indiqués au tableau des espèces. Grotte de la Catalogne; non signalé en France. ' D. linderi (Dur.). — Azam 1^901, p. 65; Houlbert 1900, p. 48; Finot 1890, p. 226. pi. 11, fig. 148. L. 16-18; yD/-. 3,8-4; /. p. 22-23,5; o\>. 14. — Tergites thoraciques et abdominaux bordés de brun postérieurement; tous les fémurs mutiques à l'apex. Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault. F. GRYLLIDAE Tête globuleuse ; vertex arrondi et large ; ocelles généralement bien distincts ; antennes presque toujours très longues et fines. Pronotum presque plat en dessus, à lobes latéraux insérés à angle arrondi. Abdomen terminé par des cerques longs et flexibles (sauf une exception: Tridactylinae) : cf 9 sternites dont le dernier forme une plaque sous-génitale sans styles ; 9 7 sternites plus une petite plaque sous-génitale entourant la base de l'oviscapte; sauf quelques exceptions, celui-ci est long, formé de 4 valves. Pattes longues ou médiocres, les tibias antérieurs portant souvent des tympans auditifs, les fémurs posté- rieurs plus ou moins fortement renflés à la base; tarses à 3 articles. ORTHOPTERES. GRYLLIDAE 93 Organes du vol souvent bien développés, parfois abrégés ou nuls. Élytres à champ marginal très développé et rabattu, le long de la nervure humérale, sur le côté du corps, devenant ainsi latéral; le reste de l'élytre forme un champ dorsal qui est entièrement transformé en organe stridulant chez les cf. La nervation est plus simple chez les Ç et comprend (fig. 251) la médiasdne généralement ramifiée et occupant tout le champ latéral, Vhumérale, la [mé- diane, la discoïdale dédoublée, au moins dans sa première moitié, Vulnaire, -ce-.' 251 252. Fig. 251. — Schéma de la nervation de l'élytre et de l'aile chez les Gryllides 9- Nervures m., médiastine, A., humérale, me., médiane, dl, discoïdale, d 2, seconde discoïdale »., unaire, «., anale, x., axillaires. Fig. 252. — Schéma de la nervation de l'élytre chez les Gryllides cf. Nervures : mêmes lettres que chez la Ç, plus : o., obliques; c, cordes; s., miroir ou spéculum; l., trian- gle intercalé. Vanale et les axillaires ; entre la médiane et la discoïdale, existe souvent un champ apieal membraneux, plissé, formant un triangle intercalé. Chez le cT, le champ latéral est peu modifié, mais l'arête de l'élytre est formée par la mé- diane qui forme après le milieu un nœud ou stigma; le champ dorsal comprend la partie modifiée en organe stridulant ou tambour et la partie non modifiée ou aire apicale occupée par des rameaux de la discoïdale; le tambour est formé essentiellement par la veine anale et l'ulnaire auxquelles s'ajoutent des nervures adventives; l'anale est brisée à angle droit et présente des papilles cornées à sa face inférieure qui produisent la stridulation, par leur frottement; l'ulnaire divise obliquement l'élytre (veine diagonale) et forme le miroir. Les nervures adventives sont les cordes et les veines obliques (fig. 252). 94 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES Ailes plissées en éventail au repos, dans toute leur largeur, et dépassant souvent les élytres sous forme d'une sorte de queue, d'où le nom d'ailes caudées. Les nervures sont les mêmes que dans les autres groupes, presque toutes simples et rayonnantes. Il existe très fréquemment dans une même espèce des individus à ailes courtes (microptères) et d'autres à ailes caudées (macroptères). Régime omnivore mais plutôt carnassier. Souvent hygrophiles et vivant soit dans des terriers, dans les bois ou les endroits marécageux. Accouplement au moyen d'un spermatophore simple. Œufs allongés à extré- mités arrondies, chorion mince, blanchâtre. Ponte isolée, en terre ou dans les plantes. Chant assez variable, mais souvent composé d'une seule note vibrante, répétée rapidement. Jeunes différant peu des adultes, subissant jusqu'à 12 mues. 12 sous-familles dont 8 représentées en France. Tableau des espîîces. 1 . Antennes courtes, de 10 articles bien détachés ; tarses post. réduits à un article tuberculiforme ; tibias post. munis de lamelles aplaties sur chaque bord supérieur (253) ; cerques de deux articles ; valves anales inférieures présentant un appendice cylin- drique presque semblable aux cerques (254) Tridactylus variegatus (p. 109) — Antennes sétacées, à articles nombreux; tarses post. normaux, de 3 articles; tibias post. généralement armés d'épines sur les bords supérieurs (255); cerques longs, uniarticulés, valves anales sans appendice 2 2. Pattes ant. courtes, différenciées en organe fouisseur (256) ; pro- notum très grand, ovoïde; corps couvert d'une pubescence tomenteuse ; pas d'oviscapte chez la 9 • Gryllotalpa gryllotalpa (p. 108) — Pattes ant. non différenciées 3 3. Tarses à 2*= article déprimé, cordiforme (257); petite espèce à élytres luisants, sans tambour chez les c? ; faciès de Coléoptère (258) Trigonidium cicindeloides (p. 99) — Tarses comprimés, à 2' article très petit (259) 4 4. Tibias post. à bords supérieurs serrulés, sans épines (260) ; corps couvert d'écaillés très caduques 5 — Tibias post. armés d'épines sur les bords supérieurs (255). . . 7 6. Tête présentant, entre les antennes, une protubérance haute et étroite, sillonnée au milieu tant à sa face supérieure qu'à sa face antérieure (261) Arachnocephalus yersini (p. 107) — Tête présentant, entre les antennes, une protubérance large et peu élevée, très faiblement sillonnée à la face supérieure, entière- ment lisse à la face antérieure (262-263) 6 6. Protubérance interantennaire beaucoup plus large que le l*"" article ORTHOPTERES. GRYLLIDAE 95 256. 265- FiG. 253 à 263. — 253. Tridactylus variegalus, fém. post., x 14. — 254. id., extrémité abdominale çj* , vue de côté, c, cerque, o, processus de la valve anale, x 19. — 255. Acheta bimaculata, armure du tibia post., face externe, x 7. — 256. Gryllotalpa gryllo- talpa, patte antérieure, X 2. — 257. Trigonidium cicindeloides, tarse post., x 19. — 258. id., mâle, x 7. — 259. Oecanthus pellucens, tarse interm., x H. — 260. Mogo- plistes squamiger, armure du tibia post., face externe, x 7. — 261. Arachnocephalus yersini, tête et pronotum, x 10. — 262. M. brunneus, tète et pronotum, x 7. — 263. M. squamiger, tête et pronotum, x 7. 96 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES des antennes; pronotum plus long que large, atténué en avant et en arrière (262) Mogoplistes brunneus (p. 107) Protubérance interantennaire environ 2 fois aussi large que le 1" article des antennes ; pronotum plus large que long, très peu atténué, en avant seulement (263). Mogoplistes squamiger (p. 106) 20.5 . 267. FiG. 264 à 273. — 264. Myrmecophila aceri^orum, Ç, x 7. — 265. Oecanthus pellucens, armure du tibia post., face externe, x 7. — 266. Nemobius sylvestris, armure du tibia post., face interne, x 267. kl., élytre droit cf , x 7. — 268. id., apex de l'ovi- scapte, X 19. — 269. Pteronemobius heydeiii, armure du tibia post. cf , face interne, X 14. — 270. kl., élytre droit cT, X 7. — 271. P. lineolatus, élytre droit cf , X 7. — 272. P. heijdeni, apex de l'oviscapte, x 19. — 273. P. lineolatus, apex de l'oviscapte, X 19. 7. Corps presque sphérique, aptère; cerques élargis au milieu, présentant des traces de segmentation; fémurs post. extrême- ment dilatés, ovoïdes (264) ; petit Insecte myrmécophile. ... Myrmecophila acervorum (p. 107) — Corps allongé, ailé; cerques filiformes sans trace de segmen- tation; fémurs post. moins fortement dilatés 8 8. Tibias post. à bords supérieurs lisses entre les épines (255) ; tête verticale, fortement bombée 9 ORTHOPTÈRES. — GRYLLIDAE • 97 — Tibias post. serrulés entre les épines (265) ; tête déprimée, hori- zontale; corps allongé, étroit. . . . Oecanthus pellucens (p. 100) 9. Tibias post. armés d'épines mobiles, longues et velues (266); corps et pattes présentant de grandes soies noires isolées. . . 10 — Tibias post. armés d'épines fixes, plus courtes et glabres (255); pas de grandes soies sur le corps et les pattes 12 10. Tibias post. armés de 3 épines sur chaque bord (266); cf miroir en triangle allongé, divisé par une nervure longitudinale (267) ; 9 oviscapte un peu plus long que le fémur postérieur, à valvules apicales presque lisses (268). . . • Nemobius sylvestris (p. 100) — Tibias post. armés de 4 épines, au moins au bord interne ; cf 1'" épine interne tuberculiforme (269), miroir large et arrondi (270-271); 9 oviscapte plus court que le fémur postérieur. . . 11 11. Tibias post. armés de 4 épines sur chaque bord; (j^ miroir muni d'une grande cellule |tout le long du bord interne (270) ; 9 ovi- scapte faiblement denté à l'apex (272). Pteronemobius heydeni (p. 101) — Tibias post. armés de 4 épines au bord interne et 3 au bord externe ; çf miroir muni de 2 ou 3 petites cellules dans la partie postérieure (271) ; 9 oviscapte fortement denté à l'apex (273). , . . Pteronemobius lineolatus (p. 101) 12. Tibias post. présentant quelques très petites denticulations avant les épines (274). Corps aptère; tibias ant. sans tympans. . . . 13 — Tibias post. non denticulés avant les épines (255). Corps ailé; tibias ant. avec au moins un tympan externe 14 13. Tibias post. à 4^^ épine externe plus longue que l'éperon supé- rieur(275); cf lO*' tergite tronqué, valve anale supérieure rectangu- laire (276); 9 oviscapte un peu incurvé vers le bas. Taille plus grande (12-19 mm.) Gryllomorpha dalmatina (p. 105) — Tibias post. à 4" épine externe plus courte que l'éperon supérieur (277) ; çf valve anale supérieure prolongée en deux appemiices subcylindriques (278) ; 9 oviscapte très droit. Taille plus faible (7-10 mm.) Gryllomorpha uclensis (p. 106 14. Tibias ant. sans tympan à la face interne. Insecte testacé pâle avec des ornements bruns, i^ élytres un peu plus courts que l'abdomen mais larges, amples, miroir triangulaire, aire apicale presque nulle (279) ; 9 élytres très courts, triangulaires (280), oviscapte gros et court, un peu courbé vers le bas Gryllodes pipiens (p. 105 — Tibias ant. avec un tympan ovale à la face externe et un second plus petit, rond, à la face interne (281). Elytres égaux dans les deux sexes, de la longueur du corps ou presque 15 15. Corps et fémurs post. presque glabres, luisants. Insectes de grande taille (20-30 mm.) noirs, avec la face interne des fémurs post. rougeâtre à la base. Ocelles en ligne droite [G. Acheta]. 16 7 98 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES — Corps et fémurs post. garnis d'une fine pubescence qui leur donne un aspect velouté, soyeux. Ocelles disposés en triangle [G. Gryllus]. . i7 16. Tête très grosse, plus large que le pronotum en avant; éperon supérieur interne des tibias post. plus long que Tintermédiaire (282). Ailes ne dépassant pas les élytres. Acheta campestris (p. 102) 279. 28J. 2SO. FiG. 274 à 281. — 274. Gryllomorpha dalmatina, base du tibia post., vue du dessus, x T. — 275. ïd., apex du tibia post., face externe, x 14. — 276. id., apex do l'abdomen cf, X 7. — 277. G. uclensis, apex du tibia post., face externe, X 14. — 278. id., apex de l'abdomen çf, x 10. — 279. Gryllodes pipiens, tête, pronotum et élytres du cf , x 4. — 280. id., tête, pronotum et élytres de la Ç, x 4. — 281. Acheta campestris, tibia ant., avec les tympans auditifs, a, face externe, b, face interne, x 7. — Tête beaucoup moins grosse, pas plus large que le pronotum en avant; éperon supérieur interne des tibias post. égal à l'intermé- diaire (283). Ailes toujours caudées. . . Acheta bimaculata (p. 103) 17 Corps et pattes noirs; tête entièrement noire. Gryllus desertus (p. 103) — Corps et pattes testacés, variés de brun ; tête avec une bande jaune entre les yeux. . • 18 18. Taille assez grande (16-20 mm.); couleur jaunâtre, claire avec peu détaches brunes ; tète avec l'occiput généralement jaune et la ORTHOPTERES. — GRYLLIDAE 99 bande claire entre les yeux large (284 A) ; élytres jaunâtres avec 3 ou 4 nervures obliques chez le cf. . Gryllus domesticus (p. 104) — Taille plus faible (11-14 mm.); couleur gris jaunâtre, varié de brun ; tête avec l'occiput brun et la bande claire entre les yeux étroite (284 B), élytres testacés ou brunâtres avec 2 nervures obliques chez le cj*. . Gryllus chinensis (p. 104 S. -F. TRIGONIDIINAE Petites espèces à formes courtes et pattes grêles ; 2^ article des tarses déprimé, cordiforme; tibias postérieurs longs, cylindriques, armés de 3 épines mobiles sur chaque bord et de 5 éperons dont 2 internes longs et 3 externes courts. Organes du vol toujours développés mais parfois semblables dans les deux sexes; ailes caudées ou non; quand l'élytre des cf présente un tambour, celui- ci offre un miroir rhomboïdal, non divisé, et une seule veine oblique. Oviscapte des 9 court, comprimé, arqué. Insectes arboricoles, pondant probablement dans les plantes. G. TRI60NID1UM Ramb. Corps brillant, à élytres bombés, dans les deux sexes, présentant de nom- breuses nervures et fausses nervures longitudinales. Front convexe: yeux très gros. Antennes beaucoup plus longues que le corps; palpes maxillaires à dernier article triangulaire, très élargi à l'apex. Ailes nulles. Tibias antérieurs sans tympans auditifs. T. cicindeloides Ramb. — Kirby 1906, p. 77; Azam 1901, p. 62; Houl- BERT 1900, p. 51, fig. 201; Fijjot 1890, p. 233, pi. 12, fig. 150. L. 4-6; pr. 1-1,2; f. p. 3,5-4; él. 3-4; oi'. 2,2. — Noir bleu brillant; fémurs postérieurs testacé ferrugineux; antennes rousses avec les deux premiers articles noirs. Oviscapte roux. Sur les herbes et les joncs, endroits marécageux. Août-septembre. Très rare. Corse, Provence (Rameur) ; Var : Hyères (Brisout). — Europe méridionale, Asie, Afrique. S.-F. OECANTHINAE G. OECANTHUS Serv. Corps étroit, déprimé, allongé; tête horizontale; yeux ovales peu saillants, ocelles nuls; antennes longues. Pronotum aplati, à lobes latéraux très peu élevés. Pattes très grêles, les fémurs postérieurs peu renflés à la base ; tibias antérieurs comprimés avec un grand tympan ovale de chaque côté ; tibias pos- 100 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES térieurs longs, armés dessus, sur chaque bord, de 4 épines et de nombreuses petites denticulations. Abdomen étroit; cerques très longs, cf plaque sous- génitale naviculaire; élytres élargis vers l'apex avec un grand miroir traversé par 1 nervure, 3-4 veines obliques. Q oviscapte long, droit avec les valvules apicales brusquement élargies, dentées, noires; élytres étroits, acuminés. 0. pellucens (Scop). — Kirby 1006, p. 72; Azam 1901, p. 62; Houlbert 1900, p. 49, fig. 200; Finot IKlO, p. 232, pi. 12, fig. 149. L. 9-15; pr. 2-2,8; /! p. 8-8,5; él. ç^ 10-15, 9 9,5-11; oi>. 6-7,5. — Jaune très pâle ou un peu verdâtre ; très grêle et délicat. Ailes dépas- sant très peu les élytres. Ponte dans les sarments de vigne. Chant un peu sourd, variable comme note et intensité, consistant en un roulement assez doux, répété environ soixante fois par minute. Nocturne. Sur les herbes et les buissons, dans les endroits secs. Août et septembre. Assez rare dans le nord, commun dans le midi. Tous les départements au sud de la Loire; au nord : Seine-et-Oise, Seine-et- Marne, Aube, Marne, Ardennes, Calvados, Seine-Inférieure. — Europe cen- trale et méridionale, Afrique du Nord, Asie. S.-F. NEMOBIINAE Petites espèces, à corps et pattes pubescents et semés de longues soies noires. Pattes médiocres; tibias antérieurs munis d'un seul tambour externe ; fémurs postérieurs courts, bien dilatés, tibias armés d'épines longues, mo- biles, pubescentes, insérées près de la ligne médiane, cf élytres à tambour assez simple, avec 1 seule veine oblique, l'aire apicale très courte, le miroir variable; Q oviscapte plutôt court, à valvules apicales en biseau, plus ou moins fortement dentées. Insectes hygrophiles, ne creusant pas de terrier. G. NEMOBIUS Serv. Tibias postérieurs armés en dessus, sur chaque bord, de 3 longues épines mobiles, ne présentant aucune ditférenciation spéciale chez les cf. Ailes géné- ralement courtes. N. sylvestris(Bosc). — Kirby 1900, p. 14; Azam 1901, p. 57; Houlbert 1900, p. 52, fig. 206 bis; P'inot 1890, p. 234, pi. 12, fig. 151. L. 9-10; pr. 2; f. p. 6-6,5; él. cj^ 4, 9 2: oi>. 7. — Brun châtain, plus clair dessous ; tête noire avec les sutures jaunes : pronotum testacé avec des petites taches noires à la base des soies. Abdomen ponctué de clair dessus. Ailes nulles. (^ élytres presque noirs, atteignant la moitié de l'abdomen; 9 élytres brun ferrugineux, à angle interne très arrondi; oviscapte de la longueur des fémurs postérieurs, à valvules apicales presque lisses. ORTHOPTÈRES. GRYLLIDAE 101 /. avec deux bandes brunes longitudinales. Ponte isolée, ea terre, prolongée pendant près de deux mois. Les jeunes éclo- sent en septembre bien avant la disparition des adultes; ils passent l'hiver dans les feuilles mortes et sont adultes en juillet-août. Chant très doux et assez grave, régulier, composé de périodes répétées environ quinze fois à la minute. Dans tous les bois, sur les feuilles mortes et dans la mousse. Très commun. Toute la France. — Europe, Algérie. G. PTERONEMOBIUS Jac. Jacobson 190i, p. 450. — Heteronemobiiis Krauss 1909, p. 141. Tibias postérieurs armés en dessus de 3 ou 4 épines externes, longues et mobiles, et de 4 épines internes dont la l'"^ est différenciée en un tubercule arrondi, faiblement sclérifié, chez les cf ; la 4*5 est en outre, chez les cf éga- lement, courbée et plus ou moins dilatée à la base. Ailes généralement cau- dées. P. heydeni (Fisch.). — Nemobius heydeni Kirby VM], p. 14; Azam i^èOi, p. 57; HouLBERT i900, p. 52; Finot i9,':}Q, p. 235. L. 6-7; pr. 1,5; f. p. 4,2-4,7; él. c? 2,6, 9 3,6; ov. 2,5. — Petit; roux ou brun foncé ; occiput et pronotum avec des lignes longitudinales claires plus ou moins marquées. Elytres dépassant le ô*" tergite abdo- minal dans les deux sexes, leur apex arrondi chez les (j^, tronqué chez les 9 ; couleur des élytres brun unicolore plus ou moins foncé, parfois presque noir, brillant: ailes rudimentaires. Tibias postérieurs armés de 4 épines de chaque côté, la 4*^ interne peu dilatée à la base chez le çj-. Ovi- scapte beaucoup plus court que les cerques et les fémurs postérieurs. /. avec 2 bandes longitudinales claires s'étendant du pronotum à l'ex- trémité abdominale. Éclosion en juin; les jeunes passent l'hiver et sont adultes en mai. Chant très doux mais assez aigu, de 12 périodes environ à la minute, chaque période se renforçant un peu, durant 3 secondes et séparée de la suivante par un in- tervalle de 2-3 secondes. Endroits très humides ; bords des ruisseaux, prairies marécageuses. Mai à juillet. Assez rare. Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, Var, Hérault, Haute-Garonne, Landes, Gi- ronde, Charente-Inférieure, Deux-Sèvres. — Europe méridionale, Algérie, ouest de l'Asie. P. lineolatus (Brullé). — Nemobius lineolatus Kirby LOOO, p. 15; Azam 1901, p. 57; HouLBERT 1900, p. 52; Finot 1S90, p. 235. L. 8-9; pr. 2; f. p. 5,5-6; él. 4,8-5; ov. 3-3,2. — Brun testacé, occi- put avec 4 lignes claires; pronotum fauve ou jaunâtre, varié de brun au milieu du disque, lobes latéraux bruns. Elytres un peu plus courts que 102 FAUNE DE FRANCE. — - ORTHOPTÈRES ET DERMAPTÈRES l'abdomen dans les deux sexes, bruns avec une bande pâle le long de la nervure humérale. Ailes atrophiées. Tibias postérieurs avec 3 épines externes et 4 internes, la k" interne assez fortement dilatée et courbée à la base chez le (^ . Oviscapte plus court que les cerques, à valvules api- cales fortement dentées. Chant assez aigu, long, formé de périodes se renforçant un peu, durant en- viron 10 secondes. Bords des rivières et sous les pierres, dans les bois humides. Août et sep- tembre. Rare et localisé. Var, Basses-Alpes, Isère, Haute-Garonne, Basses-Pyrénées, Landes, Vendée, Deux-Sèvres, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Lozère, Aveyron. — Europe méridionale. Var. fabryi Azam 1901, p. 99 (57 du tirage à part). — Forme à ailes cau- dées, trouvée une seule fois. — Loire-Inférieure : Le Cellier (de Fabry) ; type au Musée de Nantes. S. -F. GRYLLINAE Insectes de taille moyenne, à formes lourdes et trapues, tète grosse, glo- buleuse. Pattes fortes, les fémurs postérieurs robustes, les tibias assez courts, armés de fortes épines non mobiles. Elytres des cf à tambour très complet, le miroir partagé par une seule nervure, l'aire apicale en général grande. La plupart des espèces creusent un terrier où le Grillon vit seul jusqu'à l'époque de l'accouplement, puis y reste quelque temps avec sa femelle. Chant strident, aigu, très reconnaissable à sa note uniforme rapidement répétée. Mues nombreuses (10 à 12). G. ACHETA L. Grosses espèces noires, à téguments luisants, presque sans poils, chez les adultes au moins. Tibias antérieurs à 2 tympans auditifs. Fémurs postérieurs aussi longs que le tibia et le métatarse réunis. A. campestris L. — Kirby 1006, p. 25. — Liogryllus campestris Azam 1901, p. 58. — Gryllus campestris Houlbert VJOO, p. 52, fig. 208; Finot 1890, p. 237, pi. 12, fig. 152. L. 20-26; pr. 4-4,5; f. p. 9-11; él. 13-18; ov. 12-14. — Grand, noir; tête généralement très grosse, globuleuse, entièrement noire; fémurs postérieurs rougeâtres à la base de la face interne. Elytres aussi longs que l'abdomen, brun plus ou moins foncé, avec une tache claire à la base. Ailes plus courtes que les elytres. /. entièrement noirs avec une fine pubescence dorée très abondante sauf sur les fémurs postérieurs. ORTHOPTÈRES. — GRYLLIDAE 103 Éclosion en août, les jeunes passent l'hiver dans les champs, sans terrier; ils creusent celui-ci peu avant d'être adultes. Chant très fort et rapide, com- posée d'une seule note répétée à 180 à 200 fois par minute. Régime omnivore. Chante le jour et une partie de la nuit. Dans les prairies et les clairières bien exposées au soleil. Adulte de mai à juillet. Très commun. Toute la France. — Europe, Afrique du Nord, ouest de l'Asie. *Var. caudata Krauss 1886, p. 147, pi. 5, i\g. 6. — Forme à ailes caudées, très rare et non signalée en France. A. bimaculata (De Geer). — Kirby 1906, p. 26. — Liogryllus bimacu- latus AzAM 1001, p. 58. — Gryllus bimaculatus Houlbert 1900, 'p. 52; FiNOT, 1S90, p. 238, pi. 12, fig. 153 et 154. L. 20-32 ; pr. 4-6 ; /'. p. 13-15 ; él. 14-21 ; o<^. 12-18. — Noir ou brun bril- lant avec une tache jaune, généralement bien nette, à la base des élytres. Tête déprimée, pas plus large que le pronotum. Ailes toujours caudées. J . noirâtres variés de brun sur l'abdomen, avec des taches jaunâtres assez vives sur les côtés du pronotum. Chant semblable à celui du précédent, mais semble plutôt nocturne. Dans les prairies un peu humides, sous les pierres, sans terrier. Adulte de mai à juillet. Assez rare. Alpes-Maritimes, Var, Basses-Alpes, Vaucluse, Gard, Hérault, Pyrénées- Orientales, Corse. — Europe méridionale, Afrique, Asie. G. GRYLLUS L. Forme générale, élytres, armature des pattes comme dans le genre précé- dent dont il ne ditTère guère que par la présence d'une fine pubescence sur le corps et sur les pattes, notamment sur les fémurs postérieurs, 6. désertas (Pall.). — Kirby 1906, p. 27; Azam 1901, p. 58; Houlbert 1900, p. 52 ; FiNOT 1S90, p. 238. L. 13-19; /?r. 3-3,5;/". p. 8-11; él. (^ 7-12, 9 5,5-13; ov. 11-16. — Entièrement noir, de taille moyenne; tête très noire ainsi que les pattes. Élytres noirs, de longueur très variable ; ailes caudées dans le type, lequel ne se trouve pas en France. Oviscapte beaucoup plus long que le fémur postérieur. /. brun avec les tergites thoraciques bordés de blanc. Éclosion en juillet; passent l'hiver abrités sous les pierres ou dans les cul- tures. Adultes en mai; ne creusent pas de terrier. Chant composé de périodes bien séparées, assez brèves, répétées 30 à 40 fois par minute. Endroits cultivés. Mai à juillet. Commun. Var. mêlas Charp. — Élytres plus courts que l'abdomen; ailes très courtes. Var. tristis Serv. — Élytres atteignant l'apex de l'abdomen ; ailes très courtes. Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Drôme, 104 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES Gard, Hérault, Aveyron, Haute-Garonne, Corrèze, Charente-Inférieure, Loire- Inférieure, Seine-et-Marne. — Europe méridionale, Afrique du Nord, ouest de l'Asie. 6. chinensis (Weber). — Kirby 1906, p. 294. — G. burdigalensis var. cerisyi AzAM 1001, p. 59; Houlbert 1900, p. 52; Finot 1890, p. 240. L. 11-14: pr. 2-2,8; /". p. 7-8; él. 5,5-9; oi>. 6,5-9. — Gris jaunâtre ; têt brun noirâtre, ornée de ligneslongitudinales jaunes, étroites, sur l'occiput, et de 2 bandes étroites, de même couleur, entre les yeux et les antennes. Elytres testacés, de longueur très variable ; ailes caudées chez le type. ^SJ. 28^. Ji. 28 à. ^, 282. FiG. 282 à 284. — 282. Acheta campestris, apex du tibia post., face interne, x 7. — 283 A. bimaculata, apex du tibia post., face interne, x 7. — 284 A. GryUiis domesficus tète, vue de face, x 7. — 284 B. GryUus chinensis, tète, vue de face, x 7. Endroits cultivés, prairies sèches; ne creuse pas de terrier. Chant rapide, rappelant celui du Grillon domestique, composé d'une note répétée environ 120 fois à la minute. Mai à juillet. Assez commun. Var, Gard, Bouches-du-Rhône, Deux-Sèvres. — Europe centrale et méridio nale, Afrique, Madagascar, Asie. Var. burdig'alensis Latr. — Variété à ailes non caudées, moins méridio- nale et habituellement plus commune que le type. — Alpes-Maritimes, Basses- Alpes, Var, Bouches-du-Rhône, Drôme, Vaucluse, Gard, Hérault, Aude, Haute- Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot-et-Garonne, Basses-Pyrénées, Landes, Gironde, Charente-Inférieure, Deux-Sèvres, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Indre-et- Loire, Morbihan, Orne. 6. domesticus L. —Kirby 190(5, p. 28; Azam 1901, p. 58 ; Houlbert i.90(?, p. 52, fig. 209; Finot 1890, p. 239. L. 16-20; pr. 3-4; f.p. 11-12; él. 9-13; op. 11-15. — Jaunâtre avec des taches châtain sur le pronotum et sur les pattes; tête brune avec 2 larges bandes jaunes sur la face. Elytres jaunes avec une bande brune le long de la nervure humérale. Ailes caudées. Seulement dans les maisons et en particulier dans les boulangeries. On ORTHOPTÈRES. — GRYLLIDAE 105 trouve toute l'année des adultes et des jeunes à différents stades. Chant va- riable, d'une seule note répétée de 60 à 120 fois par minute. Commun. Toute la France. — Afrique. Cosmopolite dans les habitations. G. GRYLLODES Sauss. Forme générale des Gryllus avec seulement un grand tympan externe aux tibias antérieurs. Très fréquemment, les élytres sont bien développés chez le cf et très court chez la 9 d'une même espèce. G. pipiens (Dur.). — Kirby 1906, p. 40; Azam WOi, p. 59; Houlbert 1900, p. 51, fig. 207; Finot 1S90, p. 241. L. 14-20; pr. 3; f. p. 9-10: él. (^ 8-10, Ç 3-4: oi>. 7-8. — Testacé avec des taches brunes variables, pubescent: tête grosse avec 4 bandes claires sur l'occiput; pattes testacées. c? élytres testacés, un peu plus courts que l'abdomen, amples, le miroir grand, l'aire apicale très courte; plaque sous-génitale grande, incisée à l'apex; 9 élytres à peine plus longs que le pronotum, tronqués obliquement à l'apex, oviscapte gros et court, courbé à convexité supérieure. Chant assez aigu, formant une sorte de trille répété à intervalles réguliers. Collines sèches et arides, sous les pierres. Août à octobre. Rare. Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Var. — Espagne. G. GRYLLOMORPHA Fieb. Aptère dans les deux sexes; tète globuleuse, ocelles disposés en triangle, palpes maxillaires longs et grêles. Pronotum voûté, un peu aplati dessus ; méso- et métanotum semblables aux tei'gites abdominaux. Pattes longues; tibias antérieurs non perforés; fémurs postérieurs peu renflés, tibias grêles, leur moitié basale en partie finement serrulée, moitié apicale armée de 4 épines. Cerques longs. G. dalmatina (OcsK.). — Kirby 1900, p. 52; Azam 1901, p. 60; Houl- bert 1900, p. 51, fig. 205; Finot 1890, p. 242, pi. 12, fig. 155. L. 12-19; pr. 3,5-3,8; f.p. 10-14, ov. 10-16. — Testacé plus ou moins roussâtre avec des taches brunes, très variables, sur le corps et sur les pattes ; pronotum marqué d'une tache claire en forme de croix. (^ plaque sous-génitale grande, comprimée, profondément incisée à l'apex, formant deux lobes; 9 oviscapte de longueur très variable, un peu incurvé, la convexité vers le haut. J. semblables aux adultes. Ponte en octobre-novembre, éclosion en mai. Régime omnivore, avec une préférence très marquée pour les substances animales, les cadavres d'Insectes en particulier. Nocturne et très hygrophile. 106 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES Sous les pierres, dans les endroits très humides; dans les vieilles maisons, les bergeries, les caves; dans les grottes. Août à décembre. Assez commun. Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Drôme, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Corse. — Europe méridionale. G. uclensis Pant. — Kirby 1906, p. 52; Azam 1901, p. 60. L. 7-10; pr. 1,2-1,8: f. p. 5-6,5; ov. 6-7,5. — Testacé pâle ou rous- sâtre avec des bandes transversales brunes sur les tergites thoraciques et abdominaux ; pronotum avec une bande le long du bord antérieur et une seconde, souvent interrompue, après le milieu, ç^ plaque sous-génitale incisée à l'apex, formant deux lobes arrondis; 9 oviscapte droit, un peu plus long que les cerques. Endroits humides, sous les pierres ; dans les maisons. Septembre à décembre. Rare. Var, Hérault. — Espagne, Portugal. S. -F. MOGOrLISTINAE Petites espèces à corps déprimé, aptère, couvert de petites écailles très caduques. Tète avec, entre les antennes, une protubérance séparée du front par un sillon. Pronotum à lobes latéraux allongés et étroits. Pattes courtes, les tibias postérieurs à arêtes serrulées, sans épines. Élytres courts ou absents chez les cf, nuls chez les Q. G. MOGOPLISTES Serv. Corps aptère ou subaptère, pubescent et revêtu d'écailles nacrées ou argen- tées. Tête à protubérance large, bombée, non sillonnée. Pattes fortes, les tibias antérieurs sans tympans; tibias postérieurs courts, un peu arqués, armés de 6 éperons apicaux dont les 3 externes courts, les internes longs, surtout l'in- termédiaire; métatarses égalant la moitié du tibia. M. squamiger (Fisch.). — Kirby 1900, p. 56; Azam 1901, p. 61; Houl- bert 1900, p. 53; Fi^ot 1890, p. 244, pi. 12, fig. 157. L. 8,5-10; pr. 2-3; /'. p. 5-6; of^. 5,3. — Aptère; gris cendré, couvert d'écailles gris argenté; tête à espace interantennaire très large. Pronotum court, à bord postérieur un peu concave, bord antérieur muni d'une rangée de poils dressés formant collerette, cf abdomen large en arrière, plaque sous-génitale transversale, bilobée, 10' tergite transverse, avec 2 échan- crures et 2 touffes de poils fauves ; 9 oviscapte comprimé, légèrement arqué, ses valves terminées en pointe aiguë. Ne s'éloigne pas du bord de la mer, sous les pierres et les algues, dans les rochers. Septembre-octobre. Rare. Alpes-Maritimes, Var, Pyrénées-Orientales. — Europe méridionale. ORTHOPTERES. GBYLLIDAE 107 M. brunneus Serv. — Kirby 1906, p. 56; Azam 1001, p. 61; Houlbert 1900, p. 53, fig. 213; Fixot 1890, p. 244. L. cf 6,5, 9 8; pr. 2-3; f. p. 4-5; oç. 2,3. — Aptère, brun foncé avec un revêtement de poils squamiformes soyeux, à reflets dorés ; antennes testacées, cerques ferrugineux. (^ plaque sous-génitale courte, arrondie au sommet; 9 oviscapte épais, cylindrique, peu aigu à l'apex. J. semblables aux adultes, à cerques presque jaunes. Dans les bois, sous les feuilles mortes. Août à octobre. Commun. Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Pyrénées-Orien- tales. — Europe méridionale, Afrique du Nord. G. ARACHNOCEPHALUS Costa. Aptère, allongé, subcylindrique, couvert d'écaillés. Tête aplatie, dirigée en avant, la protubérance faciale très bombée, divisée par un sillon longitudinal. Pattes assez grêles, tibias antérieurs sans tympans; fémurs postérieurs assez robustes, tibias droits, presque aussi longs que les fémurs, à éperons apicaux courts ; métatarses plus courts que la moitié des tibias. A. yersini Sauss. — Kirby 1906, p. 60; Azam 1901, p. 61; Houlbert 1900, p. 53, fig. 214; Finot 1890, p. 245, pi. 12, fig. 158. L. çf 7, 9 8-9;/>r. 1,5-2; o(^. 4-5. — Testacé, couvert de petites écailles jaunâtres, à reflets argentés; pronotum déprimé, à peine plus large que long, à lobes latéraux très peu élevés. Pattes rousses.. Abdomen brunâtre, cerques longs, très rapprochés à la base, roussàtres. Sur les petits buissons et surtout les Cistes, dans les endroits chauds. Sep- tembre à novembre. Assez commun. Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Pyrénées-Orien- tales. — Europe méridionale, Algérie. • S. -F. MYRMECOPHILINAE G. MYRMECOPHILA Latr. Corps ovale, aptère. Yeux très petits, composés d'un petit nombre d'omma^^ tidies; antennes épaisses, à peine aussi longues que le corps. Pronotum grand, large, rétréci en avant; méso- et métanotum semblables aux segments abdo- minaux. Fémurs post. très dilatés, ovoïdes. Abdomen court, déprimé; cerques grands, atténués aux deux extrémités, montrant des traces de segmentation. Oviscapte à valves supérieures plus longues que les inférieures. M. acervorum (Panz.). — Kirby 1906, p. 54; Azam 1901, p. 55; Houl- bert 1900, p. 53, fig. 210; Finot 1890, p. 243, pi. 12, fig. 156. L. 2,5-3; cerques 1,1-1,2; oç. 1,4-1,5, — Brun roux, mat, couvert d'une 108 FAUNE DE FRANCE. ■ — OnTHOPTÈUES ET DERMAPTÈRES pubescence soyeuse, présentant des bandes foncées plus ou moins nettes sur les tergites thoraciques et abdominaux; pattes testacées, les tibias post. armés, au bord interne de 4 épines dont la 3*^ très courte. /. ne différant des adultes que par le développement des pièces géni- tales. Sous les pierres ou sous les écorces, en compagnie de certaines espèces de Fourmis. Mâle extrêmement rare en France; reproduction probablement parthé- nogénétique. Œuf relativement énorme, atteignant 1 mm. de long. Adulte au printemps dans le midi, en été dans le nord. Rare. Seine, Seine-et-Oise, Maine-et-Loire, Drôme, Vaucluse, Gard, Hérault, Bou- ches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes. — Europe. S.-F. GRYLLOTALPINAE G. GRYLLOTALPA Latr. Tête prolongée en avant; antennes fortes et courtes, dépassant à peine le pronotum; ocelles latéraux seuls bien développés. Pronotum grand, ovoïde, tomenteux. Abdomen allongé; cerques longs, oviscapte nul. Pattes ant. très fortes, fouisseuses. Nervation des élytres assez peu différente dans les deux sexes. G. gryllotalpa (L.). — Curtilla gryllotalpa Kirby 1906, p. 4. — G. çul- garis AzAM 1901, p. 55; Houlbert 1900, p. 54, fig. 217; Finot 1890, p. 246, pi. 12, fig. 159. L. 35-50; pr. 13-16; él. 14-20. — Roussâtre. Ailes caudées, générale- ment plus longues que l'abdomen. Processus du trochanter ant. acuminé; tibias post. armés de 4 épines internes. Nocturne et très hygrophile. Creuse des galeries souterraines et pond environ 300 œufs en juin dans un nid situé au milieu d'une galerie circulaire où abou- tissent des galeries rayonnantes. /. différant peu des adultes, éclosant vers juillet et passant l'hiver en terre. Régime mixte, composé de Vers, d'Insectes et de racines, de tubercules. Souvent nuisible dans les cultures. Chant doux, comparable à un bourdonnement ; se fait entendre dans la journée. Mai à octobre. ■Très commun. Toute la France. — Europe, Afrique du Nord, ouest de l'Asie. S.-F. TRIDACTYLINAE Très petits Insectes à antennes courtes, fdiformes, de 10 articles bien dis- tincts. Pronotum voûté, grand. Abdomen terminé par 4 appendices, les cerques et des prolongements analogues, appartenant aux valves anales inférieures. ORTHOPTERES. — PHASMIDAE 109 Élytres cornés, semblables dans les 2 sexes, avec peu de nervures. Tibias ant. sans tympans, armés de 3 ou 4 éperons juxtaposés, arqués en dehors, propres à fouir; fémurs post. très dilatés, tibias grêles, terminés par 4 éperons dont 2 grands, aplatis; tarses post. réduits au métatarse ou complètement atrophiés. G. TRIDACTYLUS Oliv. Corps glabre, lisse, grossièrement ponctué. Cerques cylindriques, grêles, composés de 2 articles; oviscapte nul. Tibias post. abords supérieurs munis d'épines transformées en lamelles. T. variegatus (Latr.). — Kirby 190G, p. 9; Azam 1901, p. 54; Houlbert 1900, p. 54, fig. 218; Finot 1890, p. 248, pi. 12, fig. 160. L. 5,5-6; /?/\ 1,8: él. 2. — Noir bronzé, varié de blanc; pronotum avec deux taches jaunâtres aux angles post. : abdomen brun brillant dessus, jaune ou grisâtre dessous. Élytres brillants, éclaircis à la base, tronqués à l'apex, plus courts que l'abdomen ; ailes dépassant les élytres ou abré- gées. Dans le sable au bord de certaines rivières. /. très semblables aux adultes comme aspect et couleur, hivernant dans le sable. Mai à juillet. Commun mais très localisé. Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Vaucluse, Gard, Hérault, Aude, Tarn, Rhône, Landes. — Europe méridionale, Afrique du Nord, Asie. S.-O. PHASMODÉS F. PHASMIDAE Insectes presque toujours considérablement allongés, à formes bacillaires. Tête horizontale, à crâne très volumineux par rapport à la face ; yeux petits, arrondis; antennes de longueur variable. Pronotum très court, quadrangulaire; méso- et métanotum au contraire très allongés, le dernier plus ou moins com- plètement soudé au \^' segment abdominal qui porte le nom de segment médian. Abdomen très long et étroit: cerques courts, d'un seul article; 10 sternites dans les deux sexes, la plaque sous-génitale formée chez le cf par le 9'', chez la Q par le 8*^ ; oviscapte court, dépassant peu la plaque sous-génitale ; pas de styles. Pattes longues et grêles; tarses de 5 articles. Organes du vol nuls chez un grand nombre d'espèces, en particulier dans toutes les formes françaises; quand ils sont développés, les élyti'es sont géné- ralement plus courts que les ailes, lesquelles sont pliées en éventail, sauf le champ antérieur. 110 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES Régime exclusivement végétal. Ponte isolée, les œufs généralement projetés avec une certaine force par l'oviscapte. Œufs à chorion très épais, présentant une ornementation très carac- téristique et très variable. Parthénogenèse fréquente. Groupe très mal représenté dans notre faune (4 espèces en France sur environ 2.200 actuellement connues). Tableau des espèces î. Tibias interm. et post. à carène médiane inférieure continue jusqu'à l'apex (285). Antennes à articles très irréguliers, ceux qui précèdent immédiatement l'article apical plus larges que longs ^£^j: lo. 285 à 294. — 285. Leptynîa hispcmica, apex du tibia post., face inférieure, x 14. — 286. id., antenne, x 14. — 287. id. : a, extrémité abdominale du çf, vue de profil, x 7, b, cerque gauche, x 14. — 288. id., extr. abd. 9, vue de profil, X 7. — 289. Clonopsis gallica, apex du tibia post., face inférieure, x 14. —290. EpibaciUus lobipes, extrémité du fém. post., X 7. — 291. id., partie antérieure du corps vue de profil, X 3. — 292. C. gallica, extrémité du fém. post., x 7. — 293. id., partie ant. du corps, x 3. — 294. Bacillus rossii, extrémité abdominale du çf, A, vue du dessus, B, de profil, x 7. ORTHOPTÈRES. PHASMIDAE 111 (286). c5* cerques recourbés, élargis et dentés à la base (287), Ç abdomen fortement comprimé vers l'apex, le lO'' tergite ter- miné en pointe (288) Leptynia hispanica (p. 114) — Tibias interm. et post. à carène médiane inférieure bifurquée près de l'apex, formant une petite aire triangulaire (289). Antennes à articles plus réguliers (296 et 300). cf cerques courbés seule- ment près de l'apex, non dentés à la base (298), Ç abdomen fai- blement comprimé à l'apex, le 10*= tergite arrondi (297). . . . 2. 2. Fémurs interm. et post. présentant en dessus, près de l'apex, 2 petits lobes triangulaires (290). Tergites thoraciques et 3 pre- miers tergites abdominaux présentant un assez gros tubercule au milieu du bord postérieur (291). . . Epibacillus lobipes (p. 112) — Fémurs interm. et post. sans lobes apicaux dessus (292). Tergites thoraciques et abdominaux non tubercules (293) 3. 3. c? antennes de la longueur du mésonotum, de 20 articles; 10*" ter- gite bien ouvert, faiblement caréné et échancré à l'apex (294) ; base du 10® sternite présentant un grand vomer en forme de griffe (295). 9 antennes de 20-25 articles (296) ; fémurs ant. avec 2 ou 4 petites dents à leur bord externe ; plaque sous-génitale n'atteignant pas l'apex du 9'^ tergite (297). Tergites thoraciques lisses Bacillus rossii (p. 112) — (^ Antennes bien plus courtes que le mésonotum, de 12 articles; lO'' tergite à demi fermé, fortement caréné et échancré à l'apex (298) ; base du 10"^ sternite à vomer très petit, placé au fond d'une petite gouttière longitudinale (299). 9 antennes de 13 articles (300) ; fémurs ant. inermes; plaque sous-génitale atteignant l'apex du 9*" tergite (301). Tergites thoraciques granuleux Clonopsis gallica (p. 113) S. -F. BACILLINAE Corps aptère, grêle, cylindrique. Antennes plus courtes que les fémurs anté- rieurs; ocelles nuls. Segment médian beaucoup plus court que le métanotum. Pattes grêles; fémurs carénés, avec une carène inférieure médiane distincte. Carène médiane des tibias interm. et post. bifurquée près de l'apex. G. BACILLUS Latr. Corps grêle, cylindrique; antennes beaucoup plus courtes que les fémurs ant. chez la Q , presque aussi longues chez le cf , le !«■• art. déprimé, le 3^ cylin- drique. Thorax et abdomen lisses ou granuleux. Pattes grêles ; fémurs à carène inf. inerme, carènes latérales souvent dentées ; tibias inermes. cf très grêle à 10^ tergite ouvert, 10^ sternite présentant un vomer volumi- neux, terminé en pointe cornée. 112 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTERES B. rossii (Rossi). — Kirby i90k, p. 333; Azam 1001, p. 25; Houlbert 1900, p. 17; FiNOT 1890, p. 93, pi. 3, fig. 54 à 56. L. ç} 58-62, 9 80-105; mésonot. cf 10-12, 9 15-16; métanot. (^ 13-14, 9 16-20; antenne (f 12, 9 5-9. — c? brun ou olivâtre avec une bande obscure latéralement, lisse ; antennes dépassant la moitié des fémurs ant. , de 20 articles. Fémurs ant. mutiques : fémurs interm. et post. avec 1 ou 2 épines de chaque côté, en dessous, près de l'apex. 9 grande, verte ou brune, presque lisse; antennes de 20 à 25 art., le dernier égalant les 4 précédents réunis ; fémurs ant. à carène externe armée de 4 à 6 denticu lations, fémurs interm. et post. avec 2-4 petites dents triangulaires. Plaque sous-génitale acuminée, n'atteignant pas l'apex du 9*^ tergite, l'oviscapte en partie visible. Œi/f hi-nn ferrugineux, à côte médiane irrégulière, de longueur variable, pouvant aller de l'opercule jusqu'au milieu de l'aire dorsale ; celle-ci est grise, allongée, atteignant le bord de l'opercule, lequel présente deux cercles concentriques. ■ — /. verts, différant peu des adultes, les antennes moins longues et à art. moins nombreux. Eclosions à partir de janvier. Sur les arbustes et les herbes; endroits secs et chauds. Juin à décembre; 9 assez commune, cf extrêmement rare. Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Pyrénées-Orientales. — Europe méridionale, Algérie. G. EPIBACILLUS Redt. Redtenbacher 1908, p. 35. Diffère du précédent par la présence de lobes apicaux aux fémurs interm. et post. ainsi que par les tubercules situés au milieu du bord postérieur des tergites thoraciques et des premiers tergites abdominaux, cf inconnu ('). E. lobipes (Luc). — Bacillus lobipes Kirby 190'i, p. 334. L. 60-74; mésonot. 11-11,5; métanot. 11-12,2; fém. ant. 16-17; fém, interm. 10,5-11,4; fém. post. 13. — Vert ou brunâtre ; antennes courtes, de 22 articles. Tergites thoraciques un peu granuleux, carénés sur la ligne médiane, présentant au milieu du bord postérieur un tubercule lisse, comprimé. Fémurs interm. et post. relativement plus courts que chez les autres espèces. Sur les arbustes: endroits secs et chauds. Septembre. Très rare. Pyrénées-Orientales : Banyuls-sur-Mer (L. Chopard). — Algérie. G. CLONOPSIS Pant. Pantel 1915, p . 96. Le çS seul diffère notablement du g, Bacillus par son extrémité abdominale 1. Le cf' décrit par Redtenbacher (1. c, p. 35) sous ce nom el provenant de la coll. Finot, appar- tient en réalité à l'espèce suivante. Ct. L. Chopaud, lUIS, p. 168. ORTHOPTÈRES. PHASMIDAE 113 qui présente un 10« tergite un peu fermé, à bords apicaux denticulés et un 10^ sternite sillonné au milieu, à vomer très petit. C. gallica (Charp.). — Bacillus gallicus Kirby 190k, p. 334; Azam WOi, p. 25; — Houlbert 1900, p. 17, fîg. 48; Finot 1890, p. 94, pi. 3, fiff. 57 et 58. L. c? 57, 9 62-70 ; mésonot. c? 10, 9 12-14; /ew. ant. (f 18, 9 20-21; fém. interm. (^ 12, 9 12-13; /em. posU (^ 16, 9 \.h-i^ ; antenne c5< 6. -^ '^OJ 2.')7. FiG. 295 à 301. — 295. Bacillus rossii, extrémité abd. du cf, dessous, x 7. — 296. id., antenne Ç, x 7. — 297. id., extrémité abd. Ç, x 7. — 298. Clonopsis gallica, extré- mité abd. du cT, .4, vue du dessus, B, de profil, x 7. — 299. id., extrémité abd. cf, dessous, X 7 (d'après Pantel). —300. id., antenne Ç, x 14. — 301. extrémité abd. 9, X 7. (f (d'après Bérenguier 1909, p. 74). Testacé uniforme; antennes courtes, de 12 art. Pronotum lisse, caréné au milieu ; mésonotum et métanotum faiblement carénés, un peu granuleux. Fémurs ant. inermes, interm. et postérieurs armés d'une épine de chaque côté, en dessous, près de l'apex. 9 couleur variant du vert au brun avec une ligne latérale blanche ou rosée. Antennes de 13 art. ; pronotum granuleux, avec un petit tubercule au milieu du bord post., méso- et métanotum très granuleux, le mésonotum avec un tubercule conique au milieu du bord ant., plus ou moins marqué; 8 114 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES individus verts généralement plus lisses que les gris. P'émurs antérieurs mutiques; interm. et post. avec 1-2 denticulations de chaque côté en dessous, près de l'apex. Plaque sous-génitale acuminée, longue, cachant entièrement Toviscapte. Œuf hvnn, à aire dorsale concolore, n'atteignant pas l'opercule, côte médiane courte, s'arrêtant dès qu'elle a pénétré dans l'aire dorsale. — /. toujours verts, différant des adultes par le développement des antennes et de l'extrémité abdominale. Sur les buissons; bois secs et chauds. Presque toute l'année; 9 très com- mune, cf extrêmement rare. Tout le centre et le midi, sauf les endroits montagneux; limite septentrionale passant par Loire-Inférieure, Maine-et-Loire. Sarthe, Orne, Loir-et-Cher, Loiret, Seine-et-Marne, cf connu seulement du Var: Glos-Oswald (Bkrenguier). — Eu- rope méridionale. S.-F. CLITUMNINAE Corps aptère; antennes courtes, dépassant rarement chez le cf l'apex des fémurs ant. Segment médian plus court que le métanotum. Carène médiane des tibias interm. et post. continue jusqu'à l'apex. G. LEPTYNIA Pant. Corps grêle, lisse; antennes atteignant à peine le quart de la longueur des fémurs ant., le 2^ art. moniliforme. Q 10^ tergite comprimé, acuminé. L. hispanica (Bol.). — Azam iOOl, p. 25. — Phthoa hispanicus Kirby 190k, p. 332. L. cf 42, 9 58; mésonot. ç^ 7,5, 9 10; métanot. ç^ 9, 9 9,5; fém. ant. (5< 19, 9 16,5; fèm. interm. (^ 12, 9 10; fém. post. 13. — Vert ou jau- nâtre. (^ antennes de 15-17 articles; fémurs interm. et post. inermes ; 10* tergite de la longueur du 9% faiblement caréné au milieu, émarginé à l'apex; cerques dilatés et tubercules à la base. 9 antennes de 11 articles; méso- et métanotum légèrement granuleux; lO'' tergite terminé en pointe aiguë. Œuf au moins trois fois aussi long que large, à côté dorsal plus con- vexe que le ventral. Sur les arbustes; juillet à octobre. Rare. Basses-Alpes, Var, Gard, Aude, Pyrénées-Orientales. — Espagne. ORTHOPTÈRES. — LOCUSTIDAE 115 S.-O. LOCUSTODÉS F. LOCUSTIDAE lAcricliidae']i}). Corps de forme assez variable mais généralement assez allongé. Tête assez grosse, courte, le sommet du vertex s'avançant plus ou moins entre les yeux et présentant deux petites impressions latérales, triangulaires ou quadrangu- laires, appelées fovéoles temporales. Yeux grands, latéraux; ocelles présents. Antennes ne dépassant généralement pas la base de l'abdomen, quand elles sont ramenées en arrière, à articles très distincts, peu nombreux (20 à 25)* Face présentant un sillon médian, limité par deux carènes longitudinales, assez improprement appelé côte frontale; joues limitées par deux carènes longitu- dinales. Pronotum très grand, présentant une carène médiane et deux carènes latérales, ces dernières limitant le disque et les lobes latéraux ; disque présen- tant trois sillons transversaux plus ou moins marqués dont le 3^, coupant habituellement la carène médiane, est nommé sillon typique et divise le pro- notum en une partie antéi'ieure, la prozone, et une partie postérieure, la meta- zone. Pièces sternales fortement sclérifiées. Abdomen allongé mais assez épais, présentant habituellement un grand tympan auditif de chaque côté du 1«'' tergite ; valve anale supérieure soudée au tergite précédent en une grande plaque suranale; cerques courts, d'un seul article ; 9 sternites chez le cf , le 9'= formant la plaque sous-génitale qui ne porte jamais de styles ; 8 sternites chez la Q , le 8^ formant la plaque sous-génitale terminée par un tubercule médian submembraneux. Oviscapte formé de 4 valves courtes, divergentes. Pattes ant. et interm. courtes, plutôt grêles, sans caractères spéciaux; pattes post. fortes, à fémurs très dilatés, tibias garnis d'épines sur leurs bords supé- rieurs ; tous les tarses formés de trois articles dont le 1" ou métatarse présente en dessous 3 pelotes. Elytres et ailes à développement variable. Elytres allongés, coriaces; leurs nervures (fig. 302), très importantes, sont habituellement désignés d'après la nomenclature deBauNisER que je rappelle en même temps que celle adoptée ici; en partant du bord antérieur, on trouve la inédiastine (médiastine), l'/iumérale (radiale antérieure), la médiane (radiale moyenne), la discoïdale (radiale pos- 1. Il ne semblera sans doute pas inutile d'expliquer pouniuoile terme Loeuslidae, qui a servi longtemps à désigner les Sauterelles à longues antennes (Phasgonuridae actuels), est appliqué depuis une dizaine d'années aux Acridiens, l.e type de l'ancienne famille des Locuslidae était la « Grande Sauterelle verte » pour laquelle Geoffhoy avait créé en 1762 le genre Locusla; or, ■ce. nom avait été déjà employé par Lixnk pour un groupe de son «enre Grylluxen 1758. Ce genre Gryllus ayant été subdivisé et ses s6'. 3^0. FiCt. 335 à 340. — 335. Chrysochraon dispar, partie antérioure du corps, x 4. — 336. C. brachypterus, partie antérieure du corps, x 1. — 337. C. dispar, plaque sous-géni- tale cf^X 7.-338. id., oviscapte, x 7. — 339. C. brachypterus, plsaïue sous-génitale cf j X 7. — 340. id., oviscapte, x 7. — Sommet du vertex plus large ; élytres (^ plus courts que l'abdo- men, gonflés, 9 courts, un peu tronqués à l'apex, très écartés l'un de l'autre (336). Plaque sous-génitale cf un peu moins longue et moins aiguë (339) ; oviscapte très allongé (340) Chrysochraon brachypterus (p. 143) 7. Lobes du métasternum réunis en arrière des trous correspondant aux apodèmes (341). Ailes roses à la base • • • • Ramburiella hispanica (p. 158) — Lobes du métasternum distants (342). Ailes hyalines, enfumées ou légèrement vertes ou bleues 8 8. Champ discoïdal de l'élytre sans nervure intercalée (358-362). . 9 — Champ discoïdal de l'élytre avec une nervure intercalée bien marquée (343) 49 ORTHOPTERES. LOCUSTIDAE 123 9. Pronotum à sillon typique seul bien marqué, carènes latérales continues. Fovéoles temporales étroites 356). Corps svelte. Tympans abdominaux plus ou moins recouverts par un repli for- mant opercule (344-345) 10 — Pronotum présentant 3 sillons bien nets, carènes latérales inter- rompues ou grossièrement ponctuées vers le milieu (346-347). Fovéoles temporales larges ou peu marquées et ponctuées. Tym- pans abdominaux bien découverts (348). . . ' 43 5^3. 5^7. FiG. 341 à 347. — 341. RamburieUa hispanica, môtasternum, x 7. — 342. Slethophyma grossum, métasteruum, x 7. — 343. kl., élytre, (, nervure intercalée. — 344. Steno- bothrus lineatus, tympan abdominal, x 4. — 345. Gomphoccrus rufus, tympan abdo- minal, X 7. — 346. Dociostaurus maroccanus, tête et pronotum, x 6. — 347. Arcyplera fusca, tète et pronotum, x 5. 10. Antennes filiformes, à peine élargies vers l'apex (349). ... 11 — Antennes présentant à l'apex un épaississement en massue, bien marqué surtout chez les cf (350-351). [G. Gomphocerus], . . 39 11. Bord ant. de l'élytre droit, le champ médiastin étroit, allongé et graduellement rétréci vers l'apex (352) 12 — Bord ant. de l'élytre fortement convexe près de la base, le champ médiastin formant un petit lobe large, court et brusquement rétréci vers l'apex (353) 25 124 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES 12. Valves de l'oviscapte avec l'angle de la partie basale prolongé en forme de dent triangulaire (354) [G. Stenobothrus]. . . . 13 — Valves de l'oviscapte avec l'angle de la partie basale non pro- longé, arrondi (355). Nervures ulnaires de l'élytre très bien sépa- rées et divergentes [G. Omocestus] 21 13. Carènes latérales du pronotum divergeant peu en avant et en Jô^ 353. FiG. 348 à 357. — 348. Dociostaurus maroccaiius, tympan abdominal, x 5. — 349. Ste- nobothrus nigromaculatus, antenne cf et 9^ X 7. — 350. Gomphocerus sibiricus, an- tenne cf et 9j X 7. —351. G. viaculatus, antenne cf et Ç. xl. — 352. Stenobothrus lineatus, bord antérieur de l'élytre, x 5. — 353. Slauroderus bicolor, borrl antérieur de l'éiytre, x 5. — 354. S. lineatus, oviscapte, x 7. — 355. Omocestus ventralis, ovi- scapte, X 7. — 356. S. lineatus, tête et pronotum, x ti. — 357. S. grammicus, tête et pronotum, x G. arrière, simplement arquées vers le milieu dans la prozone (356j. 14 - Carènes latérales du pronotum divergeant plus fortement en arrière qu'en avant, subanguleuses dans la prozone (357) . . 18 14. Nervures ulnaires entièrement réunies ou un peu séparées seu- lement vers la base (358-359) 15 — Nervures ulnaires séparées sur toute leur longueur, bien que parfois très rapprochées (360-362) 16 15. Elytres atteignant l'apex de l'abdomen, présentant une bande ORTHOPTERES. LOCUSTIDAE 125 blanche oblique un peu avant le tiers apical ; nervure médiane sinueuse, les ulnaires confondues jusqu'à la base (358). . . . Stenobothrus lineatus (p. 144) Élytres plus courts que Tabdomen, présentant plusieurs taches brunes dans Taire discoïdale et une petite macule blanche vers le quart apical; nervure médiane très droite, les ulnaires un peu séparées jusque vers le milieu (359) Stenobothrus nigromaculatus (p. 144) 558 FiG. 358 à 367. — 358. Stenobothrus lineatus, élytre, x 4. — 359. S. nigromaculatus, élytre, x 4. — 360. S. fischeri, élytre, x 4. — 361. .S', rubicundm, élytre cf, x 4. — 362. S. stigmaticun, élytre, x 4. — 363. S. brolemanni, oviscapte, x 7. — 364. S. fes- tivus, tète et pronotiim, x 6. — 365. Omocestus viridulus, vertex, x 7. — 366. id., oviscapte, X 7. — 367. 0. ventraiis, oviscapte, x 7. 16. Élytres étroits, acuminés (360); ailes hyalines 17 — Elytres larges, nervure ulnaire ant. brusquement écartée de son rameau post. vers le milieu (361) ; ailes enfumées. . ■ . . . Stenobothrus rubicundus (p. 145) 17. Nervures ulnaires parallèles, presque contiguës; médiane si- nueuse (360) ; élytres avec une tache blanche vers le tiers apical ; taille grande (18-21 mm.) Stenobothrus fischeri (p. 144) — Nervures ulnaires divergeant depuis la base; médiane droite 126 FAUNE DE PHANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES (362) ; élytres avec l'aire discoïdale noire, coupée de taches blan- ches, et une petite tache blanche vers le quart apical; taille faible (11-18 mm.) Stenobothrus stigmaticus (p. 144) 18. Elytres longs et étroits, atteignant au moins, chez les çf l'apex, chez les 9 la moitié des fémurs postérieurs 19 — Elytres courts et larges, n'atteignant pas l'apex des fémurs post. chez les çj*, ne dépassant pas le 3'^ segment abdominal chez les 9- Valves de l'oviscapte très allongées et peu recourbées (363). Stenobothrus brolemanni (p. 145) 19. Carènes latérales du pronotum anguleuses dans la prozone (364); antennes relativement courtes. Stenobothrus festivus (p. 145] — Carènes latérales du pronotum fortement infléchies ou subangu- leuses dans la prozone (357) 20 20. Petite taille (11-14 mm.); dernier article des palpes concolore; élytres dépassant peu le milieu des fémurs post. chez les 9 • • . . . Stenobothrus montivagus (p. 146) — Grande taille (17-23 mm.); dernier article des palpes brun; élytres dépassant l'apex des fémurs dans les deux sexes . Stenobothrus grammicus (p. 146) 21. Vertex avec une petite carène apicale médiane très nette (365). Valves de l'oviscapte très allongées (366). Elytres bruns ou roux avec le bord interne vert, généralement sans taches Omocestus viridulus (p. 148) — Vertex sans carène apicale (368-371). Valves de l'oviscapte courtes (367). Elytres souvent variés de brun et présentant une tache blanche vers le tiers apical 22 22. Ailes presque entièrement transparentes. Elytres rarement verts présentant une bande blanche opaque dans le champ scapulaire et, généralement, des taches brunes dans le champ discoïdal. Sillon du pronotum situé presque au milieu (368-369) . . . , 23 — Ailes en grande partie enfumées. Elytres gris ou en partie verts et gris, ne montrant généralement que peu de taches foncées. Fovéoles temporales bien nettes surtout chez les (^ . Sillon du pronotum situé avant le milieu (370-371) 24 23. Taille moyenne (long. él. ç^ 10, 9 11-14 mm.); apex du vertex assez large, fovéoles temporales peu marquées (368). Extrémité de l'abdomen çj* rouge. . . . Omocestus haemorrhoidalis (p. 146) — Taille petite (long. él. ^ 8-9,5, 9 10-12 mm.); apex du vertex étroit, fovéoles temporales bien nettes (369). Extrémité de l'ab- domen c? jaunâtre Omocestus petraeus (p. 147) 2é. Palpes blancs à l'apex surtout chez le (^ . Fovéoles temporales à contours un peu arrondis ; carènes latérales du pronotum inflé- chies dans la prozone (370) Omocestus ventralis (p. 147) — Palpes unicolores. Fovéoles temporales à contours très nets; ORTHOPTERES. LOCUSTIDAE 127 carènes latérales du pronotum subanguleuses dans la prozone (371) Omocestus raymondi (p. 147) 25. Carènes latérales du pronotum infléchies ou subanguleuses dans la prozone, bien divergentes dans la métazone (372) [G. Stauro- derus] 26 373. 572. 370. 369. 371. 368. FiG. 368 à 373. — 368. — Omocestus haemorrhoidalis, tête et pronotum, x 7. — 369. 0. petraeus, tête et pronotum, x 7. — 370. 0. ventralis, tête et pronotum, x 7. — 371. 0. raymondi, tôte et pronotum, x 7. — 372. Sfauroderus vagans, tête et pronotum, X 7. — 373. Chorlhippus albomarginalus, tête et pronotum, x 7. — Carènes latérales du pronotum presque droites et parallèles sur toute leur longueur (373 et 382) [G. CAor^A/yy/JM*] 34 26. Nervures ulnaires distinctes seulement vers la base (374). . . 27 — Nervures ulnaires divergeant depuis la base (376-377). . . . 28 27. Grande taille (cf 20, 9 27 mm.). Ailes presque entièrement en- fumées Stauroderus scalaris (p. 148) 128 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES — Taille moyenne (c? 14, 9 20 mm.). Ailes transparentes . . . Stauroderus apricarius (p. 148) 28. Sillon typique du pronotum placé après le milieu (372). . . . 29 — Sillon typique du pronotum au milieu ou avant (375) . ... 32 29. Tibias post. rouges; face interne des fém. post. avec 2 bandes grises très nettes, prolongées sur le bord sup. et à la face externe. 30 376. 377. 378. 3ÔO. 37^. FiG. 374 à 381. — 374. Stauroderus scalaris, élytre, x 4; w^ nervures ulnaires. — 375. S. bicolor, tête et pronotum, x 7. — 376. .S', biguttulus, élytre cT et Q, x 4. — 377. .S', bicolor, élytre cf et Ç, x 4. — 378. Chorthippus pulvinatusj élytre çf, x b. — 379. id., plaque sous-génitale cf ? X 7. — 380. C- albomarginatus, élytre, x 4. — 381. id., plaque sous-génitale cf, x 7. — Tibias post. jaunâtres ou bleuâtres; fém. post. de teinte beau- coup plus uniforme Stauroderus vagans (p. 150) 30. Elytres à coloration brunâtre uniforme, sans taches noires dans le champ discoïdal, présentant seulement une tache blanche antéapicale, peu visible 31 — Élytres à champ discoïdal marqué d'une série de taches noires et présentant une tache blanche avant l'apex. Stauroderus saulcyi (p. 150) 31. Taille grande (cf 17, 9 26 mm.). Élytres atteignant l'extrémité des fém. post. dans les deux sexes. Tibias post. bien rouges à l'apex Stauroderus binotatus (p. 149) OnTHOPTÈRES. — LOCUSTIDAE 129 — Taille moyenne (cf 15, 9 22 mm.). Élytres ne dépassant habi- tuellement pas l'extrémité de l'abdomen chez le cfi plus couiis que l'abdomen chez la 9 • Tibias post. rembrunis en dessous à l'apex ............ Stauroderus puUus (p. 149) 32. Grande taille {(^ 17-20, 9 25-29 mm. , couleur verdàtre, apex de l'abdomen des çf rouge Stauroderus apicalis (p. 150) — Taille moyenne ((5* 13-15, 9 20-24 mm.], brun testacé, apex de l'abdomen des (^ concolore 33 33. c? élytres larges, à bord ant. fortement convexe, champs sca- pulaire et radial élargis, veines humérale et médiane flexueuses: 9 élytres à bord ant. arqué, champ scapulaire légèrement élargi (376) Stauroderus biguttulus (p. 1«51) — (j* élyti'es plus étroits, à bord ant. peu convexe, champ scapu- laire seul un peu élargi, veine humérale très droite: 9 élytres étroits, à bord ant. presque droit, champ scapulaire non élargi (377) Stauroderus bicolor (p. 150) 34. Grande espèce (cf 20-24, 9 33-36 mm.), d'un vert uniforme: tibias post. rougeâtres Chorthippus jucundus (p. 151) — Espèces de taille moyenne (cf 12-20, 9 15-28 mm.) à tibias post. jaunâtres ou bleuâtres 35 35. Nervure discoïdale des élytres simple (378); (^ plaque sous-gé- nitale assez- longuement prolongée en pointe (379) ; 9 élytres avec une bande blanchâtre, opaque, très nette, dans le champ antérieur. Coloration testacée. . . Chorthippus pulvinatus (p. 151) — Nervure discoïdale des élytres bifurquée (380) : c? plaque sous- génitale courte (381). Coloration très souvent verte 36 36. Elytres et ailes bien développés dans les deux sexes. Apex des fém. post. concolore 37 — Élytres bien développés chez les (^, courts et pointus à l'apex chez les 9 • Ailes très courtes dans les deux sexes. Apex des fém. post. rembruni 38 37. Carènes latérales du pronotum très droites (373). Nervure mé- diane de l'élytre un peu épaissie et ilexueuse au milieu, discoï- dale assez brusquement éloignée de la médiane après le milieu (380) Chorthippus albomarginatus (p. 152) — Carènes latérales du pronotum flexueuses (382). Nervure mé- diane de l'élytre droite, non épaissie, discoïdale s'écartant pro- gressivement de la médiane (383). . Chorthippus dorsatus (p. 152) 38. Pronotum à sillon typique situé au milieu ; cf nervure axillaire joignant l'anale vers son milieu, 9 oviscapte à valves longues (384) Chorthippus longicornis (p. 153) — Pronotum à sillon typique situé après le milieu; çf nervure axil- laire libre jusqu'au bord de l'élytre, 9 oviscapte à valves courtes (385) Chorthippus parallelus (p. 153) 9 130 FAUNE DE FRANCE, ORTHOPTERES ET DERMAPTERES 39. Élytres (5*, atteignant à peine le G' segment abdominal, 9 très courts, latéraux ; ailes presque nulles dans les deux sexes : carènes latérales du pronotum presque droites (386) Gomphocerus brevipennis (p. 155) — Élytres cf atteignant l'extrémité de l'abdomen, 9 également bien développés ou abrégés, mais non latéraux: ailes dévelop- FiG. 382 à 388. — 382. Chorthippus dorsaiuf:, tète et iironotuni. x 7. — 383. kl., élytre, X 4. — 384. C. lonqicornis, oviscapte, x 7- — 385. C pcn-allelus, oviscapte, x 7. — 386. Gomphocerus brevipennis, tête et pronotum, x 5. — 387. G- sibiricus, tète et i)ro- notiiin, X 7. — 388. id., tibia ant. cf, x 7. pées dans les deux sexes. Carènes latérales du pronotum bien sinueuses (387) 40 40. Sillon typique du pronotum placé bien après le milieu (387). ç^ pronotum gibbeux et tibias ant. renflés (388) . Gomphocerus sibiricus (p. 153) — Sillon typique du pronotum placé au milieu ou avant, au moins chez la 9 (389). (^ pronotum plan et tibias ant. non renflés. . 41 41. Ailes plus courtes que les élytres; 9 élytres ne dépassant pas le 4^ segment abdominal. . . . Gomphocerus variegatus (p. 154) ORTHOPTERES. ' — LOCUSTIDAE 131 — Ailes aussi longues que les élytres; 9 élytres aussi bien déve- loppés que chez le o* 42 42. Fovéoles temporales bien séparées en avant et à bords peu nets (390). Taille grande (c? 14-16, 9 17-24 mm.). Antennes longues, à massue très nette chez les c?, bien visible chez les 9 (350). Gomphocerus rufus (p. 154) — Fovéoles temporales presque contiguës en avant et à bords nets i391). Taille petite (c? 11-13, 9 12-16 mm.). Antennes médiocres, à massue assez nette chez les c^, à peine indiquée chez les 9 (351j Gomphocerus maculatus (p. 154) 43. Carènes latérales du pronotum oblitérées dans la deuxième moitié de la prozone, mais représentées par deux bandes claires formant un dessin en X très net (346) [G. Dociostauriis] ... 44 — Carènes latérales du pronotum plus ou moins anguleuses en avant du sillon typique, couvertes, vers le milieu, de gros points enfoncés (347) [G. Arcyptera] 46 44. Grande taille (17-33 mm.). Élytres dépassant bien l'apex des fémurs post. ; antennes dépassant peu le bord postérieur du pro- notum. Fémurs ant. épaissis, tibias post. rouges Dociostaurus maroccanus (p. 155) — Taille petite ou moyenne (10-24 mm.). Elytres atteignant à peine l'apex des fémurs post. ; antennes du ç^ une fois et demie ou 2 fois aussi longues que la tête et le pronotum réunis. Fémurs ant. non épaissis . . . . v 45 45. Tête pou proéminente au-dessus du pronotum; fovéoles tempo- rales plus longues que larges (392). Tibias post. rouges . , . * Dociostaurus crucigerus hispanicus (p. 156) — Tête très proéminente, surtout chez le (^\ fovéoles temporales aussi longues que larges (393). Tibias post. bleuâtres .... Dociostaurus genei (p. 15()) 4G. Fovéoles temporales obtuses avec des points imprimés (394). Élytres c? bien développés, 9 abrégés. . Arcyptera fusca p. 157) — Fovéoles temporales à bords tranchés (395) 47 47. Elytres atteignant l'extrémité de l'abdomen dans les deux sexes. • . . Arcyptera flavicosta (p. 157) — Elytres un peu plus courts que l'abdomen chez les cj*, bien abré- gés chez les 9 48 48. Forme générale courte et trapue ; élytres c? ne dépassant pas le 9'' tergite abdominal, 9 très courts, ovales. Arcyptera kheili (p. 157) — Forme générale un peu plus élancée; élytres un peu plus longs dans les deux sexes Arcyptera carpentieri p. 158) 49". Nervure intercalée placée au milieu du champ discoïdal ou plus rapprochée de la discoïdale que de l'ulnaire (396). Fovéoles tem- porales bien limitées [G. Aeolopus] ' ... 50 132 FAUNE DE FKANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES — Nervure intercalée plus rapprochée de l'ulnaire que de la dis- coïdale (343). Fovéoles temporales imprimées, ponctuées. . . Stethophyma grossum (p. 158) 50. Fovéoles temporales triangulaires (397); côte frontale concave. Tibias post. bleuâtres ou blanchâtres. Plaque sous-génitale çj tronquée à l'apex (398) Aeolopus tergestinus (p. 160) 395 FiG. 389 à 400. — 389. Gomphocerus m fus, tête et pronotum, x 7. — 390. id., fovéole temporales, x 14. — 391. G. maculalus, fovéoles temporales, x \\. — 392. Doclostau- rus crucigerus, vertex et fovéole temporale, vus de côté, x 7. — 393. D. genei, vertex et fovéole temporale, vus de côté, x 14. — 394. Arcy])tera fusca, fovéoles tempo- rales, X G. — 395. .4. kheiii, fovéoles temporales, x 6. — 396. Aeolopus strepens, ély- tre, X 3. — 397. A. tergestinus, fovéoles temporales, x 7. — 398. id., ])la(iue sous- i;énitale cf, x 7. — 399. A. strepejis, fovéoles temporales, x 7. — 400. id., plaque sous-génitaio cf? x "• — Fovéoles temporales quadrangulaires, un peu rétrécies vers l'apex (399) ; côte frontale convexe, un peu déprimée seulement autour de l'ocelle. Tibias jiost. rougeâtres. Plaque sous-géni- tale (^ subconique (400) 51 51. Fémurs post. 4 fois aussi longs que larges. Carène du pronotum, vue de profd droite. Ailes à peine enfumées à l'apex . . Aeolopus thalassinus (p. 159) ORTHOPTÈRES. LOCUSTIDAE 133 — Fémurs post. 3 fois aussi longs que larges. Carène du pronotum, vue de profil, légèrement convexe. Ailes à tache enfumée apicale assez grande et nette Aeolopus strepens (p. 159) m. Oedipodinae. 1. Pronotum à carène longitudinale médiane bien marquée, entière ou interrompue seulement par le sillon typique (401-405) . . ^O/. Îf03. ^O^. ^02. FiG. 401 ;ï 407. - 401. Psophus slridaliis, profil du pronotum, x 4. — 402. Oedaleus ni- urofasciatus, profil du pronotum, x 4. — 403. Locusta mlgratoria ph. danica, profil tlu pronotum Q, x •>.— 404. L. migraloria, profil du pronotum, x 2. — 405. Oedl- jioda coerulescens, profil du pronotum. x 1. — 406. Celés variabUis, fcun. post., x 3. — 407. 0. coerulescens, lém. post., x 3. — Pronotum à carène médiane nulle ou peu élevée et présentant 2 coupures (418-419) 12 2. Carène du pronotum entière (401) ; un gros point enfoncé sur le disque, de chaque côté de la carène. Ailes rouge vermillon avec l'apex noir Psophus stridulus p. 160) — Carène du pronotum plus ou moins nettement interrompue par le sillon typique (402-405) 3 3. Carène haute, comprimée, assez régulièrement convexe 402-404), à coupure peu marquée . . . 4 — Carène droite, à coupure très marquée et accentuée par l'abais- sement de la carène dans la métazone (405) 6 4. Carène à coupure à peine marquée; pronotum présentant quatre bandes jaunâtres en forme de croix (402 . Ailes jaunes avec une grande bande noire arquée. . . . Oedaleus nigrofasciatus p. 161) 134 FAUNE DE FKAXCE. OIîTHOPïÈRES ET DERMAPTÈRES — Carène à coupure étroite mais bien visible ; pronotum pre'sentant habituellement deux raies noires longitudinales (403). Ailes sans bande noire 5 5. Angle antérieur du pronotum très obtus ; carène médiane peu élevée (404). cj" et 9 subégaux . . . *Locusta migratoria (p. 161) — Angle antérieur du pronotum subaigu ; carène médiane assez élevée (403;. cf bien plus petits que les 9 Locusta migratoria ph. danica (p. 162) 6. Carène supérieure des fémurs post. entière (406 . Ailes bleu ou rose pâle avec une tache noire dans le champ antérieur, n'attei- gnant pas la l''^ nervure axillaire (408) . . Celés variabilis (p. 163) — Carène supérieure des fémurs post. brusquement abaissée après le milieu (407) [G. Oedipoda] 7 7. Bande noire de l'aile prolongée par une tache longitudinale s'c- tendant vers la base dans le champ antérieur (410-412j .... 8 — Bande noire de l'aile non ou très faiblement prolongée dans le champ antérieur; fond de l'aile jaune verdâtre 409) Oedipoda fuscocincta (p. 164) 8. Bande noire de l'aile très peu arquée, se terminant entre la 2° et la 4' nervure axillaire; fond de l'aile de couleur pâle, bleu ou rose (410) Oedipoda charpentieri p. 165) — Bande noire de l'aile arquée, dépassant toujours la 4' nervure axillaire; fond de l'aile de couleur vive, rouge, bleu ou rose (411-412) 9 9. Ailes à fond rouge ou rose 10 — Ailes à fond bleu, rarement jaunâtre. 11 10. Ailes rouges, à bande noire élargie après la nervare anale, à partie apicale hyaline petite (411). Tibias post. bleuâtres avec un anneau basai jaune Oedipoda miniata (p. 163) — Ailes roses, à bande noire rétrécie après la nervure anale, à partie apicale hyaline grande ^412]. Tibias post. jaunâtres, pres- que unicolores Oedipoda salina (p. 164) 1 1 . Ailes à fond bleu Oedipoda coerulescens (p. 164) — Ailes à fond jaunâtre, ... 0. coerulescens sulfurescens (p. 164) 12. Carène du pronotum complète, peu élevée, interrompue par le sillon typique et présentant une échancrure dans la prozone, laquelle est à peu près égale à la métazone (418). Corps très velu. Ailes roses à bande noire (413-414). Acrotylus insubricus (p. 165) — Carène du pronotum presque nulle ; métazone bien plus longue que la prozone (419). Corps peu velu. Ailes d'un bleu très pâle [G. Sphingojiotus] 13 13. Ailes d'un bleu pâle unicolore. . . Sphingonotus coerulans (p. 166) — Ailes bleu pâle avec une tache foncée plus ou moins nette. . . 14 14. Ailes avec une tache enfumée nette (415-416) 15 FAUNE DE FRANCE ORTHOPTERES ù^OS, ^J.^ j. Jè09. ^1^. ^lO. ^Jô. ^JJ. ^J<7 ^12. ^J7, t'ISTKACT, pliot.. FiG. 408 à 417. — Ailes grandeur iiatin-elle de . 408. ('des variabUh: — 409. Oedipoda fvscocincta ; — 410. 0. charpenlieri; — 411. O. coeru/escens : — 412. 0- salina; — 413. Acrotylus Insubrirus; — 414. .4. insubricus var. fischrri : — 415. Sphingonolus azurescenx; — 416. S. arenarius ; — 417. .S', cyaiiopleru-s. ORTHOPTERES. LOCUSTfDAE 135 — - Aile à tache enfumée très peu marquée, parfois presque nulle, atteignant le bord externe 417;. Sphingonotus cyanopterus p. 166) 15. Tache enfumée de l'aile très nette, large antérieurement et attei- gnant bien le bord antérieur (415V Sphingonotus azurescens (p. 166) — Tache enfumée de l'aile à bords moins nets, souvent incomplète, divisée, rélrécie et parfois etTacée vers le bord antérieur '416). Sphingonotus arenarius (p. 167) IV. Batrachotetriginae. 1 . Pronotum à carène médiane bien marquée sur toute la longueur, ^^^. FiG. 418 à 425. — 418. Acrot'%_)ix Insuh^icus, profil dii pronotuni, X 7. — 419. Spliingo- nolus coerulans, ]»rofil du pronotuni, X 0. — 420. Prionoiropis hyslrix, jn-ofil du pro- notum, X 3. — 421. TmethU cisti, profil du pronotum. x 3. - 422. Pezoleltix rjiornai, extrernité du tibia et tarse post., x 14. — 423. CalUplamuH ilulicm, extr. du tibia et tarse post.. x 7. — 424. Oiihacanlhao-is aei/yplla, tète et pronotuni. x 1. — 425. l'u- dhma pedestHs, tète et pronotum. x 7. obliquement incisée par le sillon typique ,420 . Tibias post. gla- bres. Élytres (^ ne dépassant pas le 2« tergite abdomimil, 9 lobiformes, latéraux Prionotropis hystrix fp. 167) • — Pronotum à carène élevée seulement dans la prozone, à peine saillante après le sillon typique (421 . Tibias post. velus. Élytres et ailes bien développés dans les deux sexes. . Tmethis cisti (p. 168) 136 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES V. Cyrtacanthaerinae. 1. Tibias post. avec une épine apicale externe (422). Petite espèce à élytres lobiformes dans les deux sexes ; tubercule prosternai en forme d'écusson quadrangulaire (307 , p. 1 1 7) . Pezotettix giornai (p. 169) — Tibias post. sans épine apicale externe (423). Tubercule proster- nai cylindrique ou conique (305, p. 117) 2 2. Pronotum à carènes latérales nulles (424-425) 3 FiG. 426 à 435. — 426. Calliptamus italicus, extrémité abd. cf, vue de profil, x 7. — 427 A. Podisma frlgida, vertex, x 7. — 427 B. id., plaque sous-génitale cy, x 7. — 428. p. alplna, vertex, x7. — 429. P. pedestris, plaque sous-génitale cf , x 7. — 430. P. alpina, élytre gauche çj', x7. — 431. Id., oviscapte, X 7. —432. P. pedestris, élytre gauche cf, x 7. — 433. id., oviscapte, X 7. — 434. P. pyrenaea, tète et pronotum cf , X 7. — 435. p. pedemontana, tête et pronotum cf , x 7. — Pronotum à carènes latérales bien marquées, au moins dans la prozone. Derniers tergites abdominaux des cf fusionnés en une masse globuleuse (426) 8 ORTHOPTÈRES. LOCL'STIDAE 137 3. Pronotum à carène médiane élevée, bord post. anguleux (424). Grande espèce à organes du vol bien développés Orthacanthacris aegyptia (p. 169) — Pronotum subcylindrique, à bord post. arrondi ou tronqué !425). Petites espèces de montagne, à élytres lobiformes ou nuls [G. Podisma] 4 4. Élytres lobiformes, par variété courts, exceptionnellement bien développés 5 — Élytres nuls 7 5. Tibias post. rouges. Vertex étroit, surtout chez la 9 (^27 A.) ; plaque sous-génitale (j* courte, obtuse; cerques arrondis à Tapex (427 B.) Podisma frigida (p. 171) — Tibias post. bleus ou jaunâtres. Vertex large, surtout chez la 9 (428); plaque sous-génitale c? un peu prolongée, subaiguë; cerques aigus à l'apex (429) 6 6. Tibias post. jaunâtres. Élytres c? lancéolés, étroits (430) ; ovi- scapte 9 ^ valves longues, les inférieures non dentées (431).- • Podisma alpina (p. 170) — Tibias post. bleus. Élytres cf larges, ovales (432): oviscapte 9 àvalves courtes, lesinférieures dentées (433). Podisniapedestris(p. 170) 7. Pronotum rugueux, à points imprimés; vertex sillonné (434) Podisma pyrenaea (p. 171) — Pronotum presque lisse; vertex très légèrement déprimé (435). Podisma pedemontana (p. 171) 8. Organes du vol bien développés. Pronotum à bord post. en angle obtus Calliptamus italicus (p. 172) — Élytres courts, ne dépassant pas l'apex du 2* tergite abdominal. Pronotum à bord post. faiblement convexe, non anguleux. . . Paracaloptenus caloptenoides p. 173) S.-F. ACRYDIINAE [Tetriginae] Espèces de petite taille, à pi'onotum prolongé en arrière jusqu'à l'extrémité de l'abdomen ou au delà; pas de pulvilli ou pelotes entre les griffes des tarses. Élytres toujours petits, rejetés latéralement, en forme d'écaillés ovalaires; ailes atteignant l'extrémité de l'abdomen ou abrégées. Prosternum formant en avant une sorte de mentonnière qui reçoit la face inférieure de la tète. Pas de tym- pans auditifs. Recherchent les endroits humides et nagent avec facilité; ne stridulent pas. Ponte inconnue. 138 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET OERMAPTÈRES G. PARATETTIX Bol. Corps peu rugueux; vertex horizontal, plus étroit que les yeux ou à peine aussi larg-e, caréné au milieu; vu de profil, il ne fait pas saillie en avant desyeux. P. meridionalis (Ramb.) — Kirby l'JiO, p. 32. — Tetrix meridionalis AzAM 1901, p. 51; HouLBERT 1000, p. 34, fig. 129; Fixoi IS'JO, p. 170. L. c5* 6-7, 9 8-11: pr. ç^ 9-10, Q 11-14. — Gris, brun ou noirâtre avec des taches de couleurs uq peu variées. Pronotum longuement pro- longé, présentant presque toujours deux taches noires symétriques ; carène gibbeuse à la base, déprimée brusquement en avant. Fémurs à carènes ondulées. Ailes toujours longues. Endroits marécageux, bords des ruisseaux et plages sablonneuses. Pres- que toute Tannée. Assez commun. Corse, Alpes-Maritimes, Var, Basses-Alpes, Bouches-du-Rhône, Drôme, Vau- cluse, Gard, Aude, Hautes-Pyrénées, Lot-et-Garonne, Gironde, île d'Oléron. — Europe méridionale, Afrique, Madagascar, Asie. G. ACRYDIUM Geoffr. Corps lisse ou peu rugueux. Vertex généralement plus large que les yeux; vu de profil, distinctement saillant en avant de ceux-ci. Pronotum en général tectiforme, plus ou moins longuement prolongé. A. depressum (Bris.) — Kiiiby 1010, p. 42. — Tetrl.r depressa Azam 1901, p. 52: HouLBERT 1000, p. 34; Fixot 1800, p. 168, pi. 8, fig. 117. L. (^ 7-8, 9 8,5-10;/?/'. c5* 7-9, 9 8,5-10. — Couleur assez variable, le pronotum présentant une tache noire de chaque côté ; crête arrondie et élevée jusqu'au milieu, subsinueuse ensuite. Fémurs à carènes ondu- lées. Pronotum large aux épaules, atteignant habituellement l'apex des fémurs postérieurs. Endroits marécageux, bords des cours d'eau, plages. Presque toute l'année, les adultes surtout de l'automne au printemps. Assez commun. Alpes-Maritimes, Var, Basses-Alpes, Bouches-du-Rliùne, Drôme, Vaucluse, Gard, Hérault, Rhône, Puy-de-Dôme, Aveyron, Haute -Garonne, Hautes-Pyré- nées, Deux-Sèvres. — Europe méridionale, Afrique du Nord, Asie Mineure. Var. acuminata Brullé. — Pronotum dépassant beaucoup l'apex des fé- murs post.; ailes plus longues que chez le type. Mêmes localités que le type. Assez rare. — Alpes-Maritimes, Var, Aude, Tarn, Aveyron, Deux-Sèvres. A. bipunctatum iL.). — Kirry 1010, p. 39. — Tetrix bipunctata A/.xm 1001, p. 52: HouLBERT 1000, p. 34, Finot im), p. 166. L. cf 7-8, 9 8-10,5: 7^/-. (S 8-9, 9 8-11, 5. — Forme générale assez courte et traj)ue: couleur très variable, brun plus ou moins foncé^ varié ORTHOPTÈRES. — LOCUSTIDAE 139 de blanc, jaune et noir, le pronotum présentant généralement deux ta- ches noires transversales, triangulaires. Pronotum atteignant à peine l'extrémité des fémurs post. Ailes bien développées. Fémurs larges et courts, à carènes presque droites: pulvilli des tarses post. assez sail- lants, séparés par des incisions profondes, le premier crochu. Endroits humides, bois, bord des cours d'eau. Mai à septembre. Commun. Toute la France sauf la Bretagne. — Europe, Afrique du Nonl, Asie. Var. inacroptera. — Pronotum et ailes dépassant l'apex des fémurs post. Mêmes localités que le type. Trùs rare. — Jura : Dùle (M. nr. C.viron) ; Var (Azam) A. kraussi (Saulcy). — KtRBY 1010,^. 44. — Tetrix kraussi Azam LOOly p. 52 : FiNOT 1800, p. 167. L. (f 7-8, 9 8-11. — Très semblable au précédent comme forme et coloration, les taches du pronotum obliques. Pulvilli des tarses post. non crochus, séparés par des incisions peu profondes. Ailes dépassant à peine les élytres. Bois. Juin à septembre. Rare et localisé. Meuse, Isère, Hautes-Pyrénées. — Europe. *Var. macroptera IIau 1909, p. 189. r— Pronotum dépassant beaucoup l'apex des fémurs post. Ailes très développées. — Non signalée en France. A. kiefferi (Saulcy). — Tetrix kiefferi kzPi>i 1001, p. 52. L- C? 7-8, 9 8-11. — Un peu plus grêle que les précédents, le pro- notum atteignant l'apex des fémurs post., effilé en arrière. Couleur très variable, avec ou sans taches noires sur le pronotum. Pulvilli des tarses post. assez saillants, séparés par des incisions profondes, le premier crochu. Ailes environ deux fois aussi longues que les élytres, n'atteignant pas l'apex du pronotum. Endroits humides. Mai à septembre. Assez rare est localisé. Vosges, Loir-et-Cher, Ille et- Vilaine, Loire-Inférieure, Vendée, Deux-Sè- vres, Hautes-Pyrénées, Cantal, Lozère. — Europe. Vaiî. gavoyi Saulcy. — Un peu plus petite, articles des antennes un peu plus courts. — Endroits humides et herbus. Mars à juin. Assez rare. — Basses-Alpes, Bouches-du-Rhone, Var (Gavoy, Azam), Alpes-Maritimes, Aude (C Carpemier). Var. macroptera IIam 1909, p. 190. — Pronotum dépassant beaucoup l'apex des fémurs post. Ailes très longues. —Cher : Sainl-Aignan (Pua de Ciiurcue- ville), Sologne (Croissaisdeau). A. tiirki (Krauss). — Kirby 1010, p. 43. — Telrix turkl Aza.m 1001, p. 53. 140 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES L. (5 9 7-10. — Brunâtre, varié de noirâtre. Pronotum dépassant peu l'apex des fémurs post. Ailes atteignant à peine l'extrémité du prono- tum. Puvilli des tarses post. subégaux, à angles arrondis. Sables humides. Rare et localisé. Basses-Alpes. — Autriche, Serbie. Var. saulcyi Azam. — Forme macroptère à pronotum et ailes dépassant bien l'apex des fémurs post. Avec le type, plus rare. — Basses-Alpes : Digne, Chabrières (Azam). A. subulatum (L.). — Kirby idW, p. 36. — Tetrix subulata Azam lOOi, p. 53; Houlbert 1900, p. 34; Finot 1890, p. 167, pi. 8, fig. 116. L. d V-8, 9 9-10; pr. (^ 7, 5-12, 9 10-14. — Forme grêle, allongée; couleur très variable, allant du ja-iinàtre au brun foncé, avec des taches brunes plus ou moins étendues. Pronotum presque plan, à carène médiane peu élevée, dépassant bien l'apex des fémurs post. Fémurs à carènes non ondulées. Ailes atteignant l'apex du pronotum. Bord des cours d'eau, marécages, bois et prairies humides. Presque toute l'année. Très commun. Toute la France. — Europe, Asie. Vab. sahlbergi Saulcy. — Ailes et pronotum dépassant à peine l'extré- mité des fémurs post. Mêmes localités que le type. Assez rare. — Moselle, Lot, Basses-Alpes, Var. A. bolivari (Saulcy). — Tetrix hoUvari Azam 1901^ p. 53. — Très voisin du précédent dont on le distingue difficilement par les caractères indiqués au tableau des espèces. Ailes et pronotum longs, les bords du prono- tum un peu élevés en carène dentelée, dans la partie postérieure pro- longée. Endroits humides. Mars à septembre. Rare et localisé. Moselle, Lot, Aveyron, Aude, Basses-Alpes. — Europe. A. ceperoi (Bol.). — Tetrix ceperoi Kirby 1910, p. 43 ; Azam 1901, p. 53. L. 6-9; pr. 8-10. — Forme et aspect du /^. meridionalis , dont il dif- fère par le vertex un peu plus large, plus saillant, et la carène médiane du pronotum prolongée jusqu'au bord antérieur. Brun ou ferrugineux avec des taches foncées. Vertex aussi large que les yeux, un peu sail- lant en avant. Pronotum presque déprimé, dépassant, ainsi que les ailes, l'apex des fémurs post., à carène assez saillante, droite. Endroits humides : mai à septembre. Assez commun. Moselle, Ille-et-Vi|aine, Loire-Inférieure, Deux-Sévres, Basses-Alpes, Var, Aude, Hérault, Aveyron, Tarn. — Espagne, Portugal, Afrique du Nord. ORTHOPTÈRES. — LOCUSTIDÂE 141 8. -F. TRUXALINAE Insectes de formes généralement un peu grêles, à pronotum presque toujours lisse, abords presque parallèles. Vertex formant avec le front un angle aigu et parfois prolongé en cône; front récliné. Nervules du champ discoïdal des ély- tres espacées et à peu près parallèles, surtout vers le milieu de l'élytre. Ailes rarement colorées. G. ACRIDA L. Tête prolongée en cône, le sommet du vertex élargi latéralement en lames. Yeux très éloignés de l'occiput, situés près du sommet de la tête. Antennes élargies et comprimées à la base. Corps long et grêle, le pronotum présentant 3 carènes longitudinales. Pattes grêles, les fémurs post. très peu dilatés à la base. Élytres et ailes acuminés. A. turrita L. — Kirdy 1010, p. 92. — A. nasuta Azam i'.lOl, p. 30. — rruxalis nasuta Hollbert 1900, p. 20; Finot 1890, p. 102, pi. 4, fig. 59. L. d 30-46, 9 52-75;/?/-. c? 5-8, 9 8-12; él. cf 25-40, 9 41-73;/.;^. çj* 21-28. 9 29-42. — • Vert, brunâtre ou testacé, avec ou sans dessins roses, blancs et bruns s'étendant sur le pronotum et les élytres. Ailes un peu verdâtres. Dans les prairies un peu humides. Ne stridule pas. Juillet à octobre. Commun. Corse, Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Drôme, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales. — Europe méridionale, Afrique, Asie. G. CALEPHORUS Fieb. Tête pyramidale, à vertex triangulaire; fovéoles temporales triangulaires, non visibles du dessus. Élytres étroits, arrondis à l'apex. Fémurs post. bien élarffis à la base. C. compressicornis (Latr.). — Kirby 1910, p. 137. — Oxycoryphus com- pressicornis Azam 1901, p. 30; Houlbert 1900, p. 20; Finot 1890, p. 103, pi. 4, fig. 60. L. cj* 12-14, 9 17-18; /?/•. 2,5-3,8: /: p. çf 8-9, 9 10-11,5; él. çf 11-13, Ç 16-18. — Vert vif ou brun, le champ discoïdal des élytres taché de brun avec des marques blanches triangulaires, très nettes. Carènes latérales du pronotum souvent bordées de blanc, interrompues après le sillon ty- pique. Élytres étroits, allongés; ailes irisées, parfois un peu rosées à la base et présentant une tache enfumée très vague dans le champ postérieur. Produit une stridulation assez marquée en volant. Prairies, endroits incultes, dunes. Août à octobre. Assez rare. 142 FAUNE DE 1-RANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTEIiES Yonne, Loire-Inférieure, îles Noirnioutiers, de Ré, d'Oléron, Vendée, Cha- rente-Inférieure, Gironde, Lot-et-Garonne, Landes, Basses-Pyrénées, Hérault, Gard, Bouches-du-Rliùne, Drùme, Var. — Europe méridionale, nord et ouest de l'Afrique. G. PARÀCINEMA Fiscii. Sommet du verlex triangulaire, à bords aigus ; fovéoles temporales nulles. Antennes Piliformes, aussi longues que la tête et le pronotum réunis. Pronotum à bord postérieur anguleux, carène médiane complète, carènes latérales s'ar- rêtaat peu après le 1"'^ sillon transversal. p. tricolor (Thuxu.). — Kiaiiv 1910, p. 143; Azam iVOl, p. 30; Houl- BERT 1000, p. 21, fig. 68 i FixoT 1890, p. 106, pi. 4, fig. 64. L. (^ 24-27, 9 30-39: pr. cf 5-5,5, 9 ()-S:f. p. ^ 14-16,5, 9 18-23: él. çf 21-25, 9 28-37. — Vert, le pronotum orné de deux bandes brunes longitudinales, assez étroites et s'atténuant aux deux extrémités. Elytres verts à la base, subhyalins vers l'apex, tachés de bran au milieu. Tibias post. rouges, avec les épines blanches à apex noir. Prairies, endroiis incultes plutôt humides. Juillet à octobre. Rare. Corse, Alpes-Maritimes, Var, Drùme, Hérault, Aude, Aveyron, Hautes- Pyrénées, Landes, Gironde, Charente-Inférieure, Vendée, Loire-Inférieure, Deux-Sèvres, Indre, Yonne. — Europe méridionale, Afrique, Madagascar, sud- ouest de l'Asie. G. MECOSTETHUS Fieb. Vertex obtus, plus large que long; fovéoles temporales nulles. Antennes fili- formes. Pronotum presque cylindrique, à carènes latérales nulles, carène mé- diane peu marquée. M. alliaceus iGerm.). — Kirry 1910, p. 145. — Parapleurus aUiaceus ÂzAM 1901, p. 30: HouLBERT 1900, p. 21, fig. 67: Finot 1890, p. 105, pi. 4, fig. 62, 63 et 63 Us. L. cf 17-21, 9 24-30: pr. d' 3, 9 4,8-5: f. p. c? 11-12, 9 15-17: él. C5* 14-19, 9 19-25. — Vert ou jaunâtre, orné de chaque côté d'une bande noire longitudinale, commençant derrière les yeux, pi-olongée sur le thorax et allant se perdre en s'amincissant sur les élytres : ceux-ci sont verts ou jaunâtres dans la partie antérieure seulement; ailes transpa- rentes. Pattes vertes ou testacées, les tibias post. verdàtres, rembrunis à la base. Plaque sous-génitale c? acuminée. Prairies humides et marécages. .Juillet à octobre. Commun, parfois assez abondant pour causer des dégâts. Toute la France. — Europe, Asie. ORTHOPTÈRESf. — LOCUSTIDAE i43 G. CHRYSOCHRAON Fiscii. Vertex triangulaire à bords obtus; fovéoles temporales nulles. Pronotum presque plan en dessus, tronqué droit antérieurement et postérieurement, à carènes droites. Élytres plus ou moins abrégés chez les cf , lobiformes chez les 9 ; ailes presque nulles dans les deux sexes. C. dispar Geiîm,). — Kinav 1010, p. 145; Azam 1001, p. 31 : Houlbeut 1000, p. 21, fig. 73; Finot 1800, p. 107, pi. 4, fig. 65 à 67. L. (j< 16-18, 9 23-25: pr. c? 3-4, 9 4,5-5; éL ç^ 10, 9 7. — Gris, plus ou moins rosâtre; pronotum rugueux. Elytres du çf atteignant presque l'extrémité de l'abdomen, ovales, arrondis, 9 dépassant à peine le 3'- ter- gite abdominal, acuminés. Pattes verdâtres ou brunâtres, les tibias post. jaunâtres chez le (j*, rouge sale chez la 9 • Clairières humides des bois, dans les grandes herbes. Juillet à septembre. Assez commun. Oise, Marne, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, Seine, Orne, Eure, Loire-In- férieure, Deux-Sèvres, Puy-de-Dùme, Landes, Hautes-Pyrénées. — Europe, Asie. Var. macroptera. — Élytres et ailes bien développés dans les deux sexes (cf 15, ç 19-21 mm.); élytres presque transparents, un peu roses à la base. — Avec le type. Très rare. C. brachypterus (Ocsk.). — Kirby 1010, p. 146; Azam 1901, p. 31; HouLiîERT 1000, p. 21; Fixot imO, p. 108. L. çf 13,5-15, 9 18-22: pr. cf 2-2,3 9 3,6-4: él. çf 5,5, 9 3. — D'un vert vif avec les élytres un peu rosés. Pronotum presque lisse, brillant. Élytres ç^ dépassant à peine le '3" tergite abdominal, subtronqués à l'apex, 9 courts, latéraux. Pattes vertes ou jaunâtres. Prairies de montagnes, au-dessus de l.SDU m. Août et septembre. Assez commun mais localisé. Jura, Puy-de-Dùme, Cantal, Aveyron, Drôme, Basses-Alpes, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées. — Europe, Asie. Var. macroptera. — Organes du vol bien développés dans les deux sexes (él. cf l^j 9 16mm.j. Élytres traiisparents, roses à la base. Avec le type. Rare. G. STENOBOTHRUS l'iscn. Taille assez petite; vertex triangulaire, obtus; fovéoles temporales visibles du dessus, étroites. Élytres à champ médiastin étroit et allongé, bien déve- loppés chez les c?, souvent abrégés chez les 9- Valvules de l'oviscapte dentées vers la base au bord externe. 144 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES S. stigmaticus ^Ramb.). — Kirby 1910, p. 160; Azam 1901, p. 32; Houl- BERT 1900, p. 25 ; FiNOT 1890, p. 113, pi. 5, fig. 70. L. d ii-i5, 9 15-20; pr. (^ 2,6, 9 3; él. c? 8-9, 9 9-12. — Petit, vert varié de brun; carènes du pronotum peu flexueuses, se détachant en clair et bordées de noir velouté. Élytres n'atteig-nant pas tout à fait l'apex de l'abdomen chez les çj , sensiblement plus courts chez les 9? présentant quelques taches brunes dans le champ discoïdal et une petite tache blanche assez nette, vers le quart apical. Prairies, lieux incultes; juillet à septembre. Assez commun. Toute la France; plus commun dans le nord et dans les pays un peu élevés. — Europe, Asie. S. nigromaculatus (H.-S.). — Kirby 1910, p. 161; Azam 1901, p. 32; HouLBERT iPOO, p. 25; Finot 1890,^. 112. L. (S 15-18, 9 19-24; pr. çj 3-3,5, 9 k: èl. r} 10-13, 9 10-15. — Géné- ralement d'un beau vert, parfois grisâtre ou pourpré; carènes du pronotum jaunâtres, bien flexueuses. Elytres atteignant l'apex de l'abdomen chez les c5* , plus courts chez les 9 : leur champ discoïdal orné de plusieurs taches brunes, généralement très nettes. Endroits incultes, prairies plutôt sèches. Juillet à septembre. Assez rare et localisé. Somme, Oise, Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Marne, Aube, Yonne, Orne, Mayenne, Aveyron, Lozère, Gard, Drôme, Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Pyrénées-Orientales, Hautes-Pyrénées.- — Europe, Asie. Var : istriana Kuauss. — Kirby 1910, p. 162. — Taille un peu plus grande (cf 19, 9 28 mm.), coloration plus foncée, antennes plus longues. — Basses- Alpes (J. Azam). — Hongrie, Balkans. S. lineatus (Panz.). — Kirby 1910, p. 162; Azam 1901, p. 32; Houlbert 1900, p. 25, fig. 96; Finot 1890, p. 111, pi. 5, fig. 68-69. L. cf 16-18, 9 21-24; pr. (^ 3,5-4, 9 4-5; él. ç^ 12-14, 9 14-18. — D'un beau vert, parfois avec une large ligne longitudinale jaunâtre sur la tête et le pronotum, ou entièrement violacé; carènes du pronotum claires, peu flexeuses. Elytres au moins aussi longs que l'abdomen-dans les deux sexes, à champ discoïdal presque noir, orné d'une tache blanche oblique très marquée. Ailes enfumées vers l'apex. Extrémité de l'abdomen (^ rouge, 9 jaunâtre. Chant strident, continu, durant 15 à 20 secondes, avec un accent un peu marqué à chaque seconde environ. Prairies un peu humides, clairières des bois. Se rencontre en montagne jusqu'à 1.000 m. Juillet à octobre. Commun. Toute la France. — Europe, Sibérie. S. fischeri (Eversm.). — Kirby 1910, p. 163; Azam 1901, p. 99. L. cf 18-21, 9 23-26; pr. (^ 3,5-4, 9 4-5; él. (f 12-15, 9 14-16. — ORTHOPTERES. — LOCUSTIDAE 145 Vert ou brun jaunâtre, les carènes du pronotum claires, un peii flexueuses. Élytres étroits, atteignant à peine l'extrémité de l'abdomen chez le ç^, un peu plus courts chez la 9 ! présentant vers le quart apical une tache blanchâtre, assez nette. Tibias post. d'un rouge assez vif. Prairies, endroits plutôt secs. Août et septembre, llare et très localisé. Var : plan de Canjuers, Bargemon, Comps; Alpes-Maritimes : col de Brovés (Azam). — Europe méridionale, Asie Mineure. S. brolemanni Az. — Kirby 1910, p. 163; Azam 1906, p. 128. L. cf 13-14, 9 19-22; pr. (S 3-5-4, 9 4; él. r^ 9-10, 9 7. — Brun tacheté de foncé, les 9 parfois verdâtres, une large bande brune derrière les yeux; carènes latérales du pronotum claires, légèrement anguleuses dans la prozone, carène médiane claire, bien saillante. Elytres du cf uni- colores, bruns, de la longueur de l'abdomen ou un peu plus courts, n'atteignant jamais l'apex des fém. post. ; élytres de la 9 très courts, larges, dépassant rarement le .3'' tergite abdominal, unicolores, bruns. Ailes plus courtes que les élytres dans les deux sexes. Tibias post. rouges, rembrunis aux deux extrémités. Valves de l'oviscapte fortes et allongées, à pointes noires, peu recourbées. Prairies de montagnes, au-dessus de 1.500 m. Août et septembre. Rare et localisé. Pyrénées-Orientales : vallon dEyné (H. W. Brolemaî{x). S. rubicundus Germ. — Kirby 1910, p. 103. — S. miniatus Aza.m 1901, p. 32;, HouLBERT 1900, p. 25; Finot 1890, p. 113, pi. 5, fig. 71. L. cf 19-21, 9 26-29; pr. (^ 4-4,5, 9 5; él. r? 14-18, 9 15-16. — Brun olivâtre, parfois verdâtre, carènes du pronotum flexueuses, de cou- leur peu marquée. Elytres larges, brun noirâtre chez les cf, avec une tache blanche vers le tiers apical, plus pâles, tachés de brun chez les 9- Ailes enfumées. Fém. post. rouges en dessous, rembrunis à l'apex: tibias post. rouges. Abdomen des cf rouge à l'apex. Pentes pierreuses des hautes montagnes. Juillet à septembre. Rare et localisé. Basses- Alpes : Larche (Brisout), Hautes-Alpes (Azam). — Centre et sud-est de. l'Europe. S. festivus Bol. — Kirby 1910, p. 164; Azam 1905, p. 13. L. (j 14, 9 18-21; yj/-. ç^ 2,5, 9 3-3,5; él. çj 9-11, 9 10-13. — Testacé taché de blanc, brun ou verdâtre, les carènes du pronotum anguleuses, se détachant plus ou moins en clair. Antennes courtes, dépassant à peine le bord post. du pronotum chez le (^ , plus courtes chez la 9- Élytres étroits, atteignant l'apex des fém. post. dans les deux sexes, ornés d'une tache blanche irrégulière, assez nette, vers le tiers apical. Ailes enfumées vers l'apex. Fém. post. variés de brun, testacés en dessous chez les 9 1 rougeàtres chez les rf ; tibias post. rougeâtres. Extrémité abdominale du ç^ rougeàtre. 10 146 FAUNE DE FIÎANCE. — ORTHOPTÈHES ET DERMAPTÈHES Clairières des bois, endroits incultes. Août, septembre. Rare et localisé. Var : route de Vérignon (Azam) ; Aveyron : camp de Larzac (c* CARPENTiEn). — Espagne. S. grammicus Cazurro. — Kirby 49iO, p. 164; Azam i[/i.3, p. 219. L. ^ 17, 9 23-25;7Jr. cf 3,5-4, 9 5; él. ,^ 13, 9 16. — Brun plus ou moins verdâtre, les carènes du pronotum subanguleuses, jaunâtres ou peu marquées. Antennes longues, surtout chez les (j*. Elytres étroits, dépassant bien l'apex de l'abdomen chez les (5*, bruns presque unicolores, ornés d'une tache blanche vers le tiers apical; chez les 9? ils atteignent presque l'extrémité de l'abdomen, leur champ discoïdal présentant quelques taches brunes, et ils sont ornés d'une tache blanche vers l'apex. Fémurs post. unicolores chez le rf, marqués de grandes taches brunes chez la 9 *> tibias post. rouges. Apex de l'abdomen des ç^ rouge. Prairies de montagnes. Août, septembre. Rare et localisé. Pyrénées-Orientales : pied du Canigou (Azam). — Espagne. S. montivagus Azam if/O^, p. 9. L. (S 11,5, 9 14; jo/-. cf 2,5, 9 3; èl. c? 9, 9 7,5. — Brun testacé, de taille plutôt petite; carènes du pronotum subanguleuses, jaunâtres, bordées de noir velouté. Elytres dépassant l'apex des fém. post. chez les Cj*, un peu plus courts que l'abdomen chez les 9 -> bruns, tachetés, et ornés d'une tache blanche peu distincte au tiers apical ; nervures ulnaircs diver- geant depuis la base. Ailes hyalines, plus courtes que les elytres. Tibias post. jaune roussâtre, enfumés à l'apex. Abdomen des c? ferrugineux à l'apex; valves de l'oviscapte courtes, très recourbées. Prairies de hautes montagnes, au-dessus de 2.000 m. Septembre. Rare et localisé. Hautes-Alpes : Saint- Véran (Azam). G. OMOCESTUS Bol. Mêmes caractères que le genre précédent, mais les valves de l'oviscapte de la 9 non dentées et les veinules traversant le champ discoïdal de l'élytre moins régulières. 0. haemorrhoidalis (Charp.). — Kirby i9i0, p. 172; Azam i%i, p. 33. — StenohothrushaemorrhoidalisWi)\:i.^^iKT 1900, p. 26; Finot 1890, p. 117, pi. 6, fig. 79. L. (S 11-13, 9 16-19; pr. cf 2,8-3, 9 3,2-3,5; éL (f 10, 9 11-14. — Brun, les carènes latérales du pronotum anguleuses et généralement bien marquées. Elytres atteignant l'extrémité de l'abdomen, brun testacé avec le champ discoïdal orné de taches brunes, une macule blanche assez nette vers le quart apical, le champ anal assez souvent vert. Ailes transparentes. OnTHOPTERES. LOCUSTIDAE 147 Fém. post. tachés de brun; tibias post. bleuâtres ou testacés. Apex de l'abdomen des (^ rouge. Bois un peu humides, marais. Août à octobre. Assez rare et localisé. Haut-Rhin, Vosges^ Meurthe-et-Moselle, Aube, Seine-et-Oise, Basses-Alpes, Drôme, Var, Pyrénées-Oiûentales, Hautes-Pyrénées. — Europe, Sibérie, 0. raymondi (Yers.). — Kirby 1010, ip. 173; Azam 1901, p. 34. — Steno- bothrus haeinorrhoidalis var. raymondi Fi^ot 1890, p. 118. — 0. hae- morrhoidalis var. grisea Azam 1901, p. 33. L. c? 11-14, 9 16-22; pr. rf 2,8-3, Ç 3-4; cl. (^ 10-12, 9 14-16,5. — Très voisin du précédent dont il diffère surtout par les fovéoles temporales à bords tranchés, les élytres un peu plus longs, les ailes bien enfumées vers l'apex. Coloration brun testacé assez uniforme, les élytres presque uni- colores, jamais verts dans le champ anal, présentant une tache blanchâtre, peu nette, vers le quart apical. Stridulation faible, durant environ 1 seconde, chaque période séparée par' des intervalles très irrég-uliers, variant de 10 secondes à 1 minute et plus. Clairières des bois. Juillet à septembre. Assez rare. Var, Bouches-du-Rhùne, Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Hautes-Pyrénées. — Espagne, Algérie. 0. ventralis (Zett,). — Kirby 1910, p. 174. — Stenobothrus rufipes Aza3i 1901, p. 34; HouLBERT 1900, p. 26; ¥\^ or 1890, p. 116, pi. 5, lig. 77-78. L. (^ 12-17, 9 18-20; pr. (^ 2,8-4, 9 4-5; èl. (^ 11-15, 9 17-19. — cf brun avec l'abdomen rouge à l'apex, les élytres presque unicolores, bruns, avec une tache oblique blanche, peu nette, vers le tiers apical. 9 verte, parfois violacée, les carènes^du pronotum subanguleuses, blan- châtres, élytres à champ anal vert ou violacé, champ discoïdal taché de brun, et présentant une ligne blanche oblique avant l'apex. Ailes enfumées dans les deux sexes. Chant très strident, formant une vibration continue et se renforçant petit à petit au cours de chaque période; celles-ci d'une durée de 10 à 15 secondes, repos longs, d'une minute et plus. Endroits secs et arides. Juillet à octobre. Très commun. Toute la France. — Europe, Algérie, Asie Mineure, Sibérie. 0. petraeus (Bris.). — Kirby 1900, p. 173; Azam 190U P- 34. — Steno- bothrus petraeus Houlbert 1900, p. 26; Finot 1890, p. 118. L. (j 11-12,5, 9 14-17; jD/-. c? 2-2,5, 9 2,8-3; él. c? 8-9,5, 9 10-12. — Plus petit que le précédent; de couleur assez variable mais présentant généralement une large bande pâle s'étendant du vertex au bord post. du pronotum. Palpes blancs à l'apex. Élytres brunâtres, avec le champ dis- coïdal marqué de petites taches brunes, et une tache blanche assez grande au quart apical. Ailes transparentes. Abdomen jaune à l'apex dans les deux sexes. 148 FAUNE DK FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES Endroits secs, clairières. Août et septembre. Assez rare. Seine-et-Oise, Loire-Inférieure, Deux-Sèvres, Charente-Inférieure, Allier, Ain, Ilautes-Alpes, Basses-Alpes, Drame, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Pyré- nées-Orientales. — Europe, Asie Mineure, Sibérie. 0. Viridulus (L.). — Kirby 1910, p. 175; Azam 1901, p. 34. — Stenobo- thrus {^iridulas Houlbert 1900, p. 25; Finot 1890, p. 116, pi. 5, fig. 75- .76. L. çf 13-15, 9 20-24; pr. ç^ 3-3^, 9 4-5; él. (^ 13-14, 9 16-18. — Vert olive, plus ou moins varié de roux, surtout chez les 9 • Palpes con- colores. Pronotum vert foncé dessus, un peu gibbeux en avant, à carènes médiane et latérales jaunes. Elytres bruns ou roux avec le champ anal vert. Ailes enfumées. Prairies, surtout dans le nord et dans les endroits montagneux. Juillet à septembre. Commun. ' Toute la France. — Europe, Sibérie. G. STAURODERUS Bol. Ne diffère du genre précédent que par la forme des élytres dont le bord anté- rieur présente un lobe basai arrondi formé par le champ médiastin. Carènes latérales du pronotum nettement anguleuses. S. scalaris (Fisch.-Waldh.). — Kirby 1910, p. 177. — Stenobothrus morio Azam 1901, p. 35; Houlbert 1900, p. 25; Finot IWO, p. 114, pi. 5, fig-. 72-73 et 73 Us. L. (^ 18-22, 9 23-29; pr. (^ 4-5, 9 5-5,5; él. cf 18-20, 9 17-19. — Brun olive foncé, les élytres noirâtres à champ antérieur fortement élargi chez les cf , champ discoïdal à nervules parallèles, régulières. Ailes com- plètement enfumées. Chant continu avec accents rapprochés (80 à 100 par minute); périodes durant 10 secondes environ. Prairies et clairières de montagnes, au-dessus de 1.000 m. Août, septembre. Assez commun. Puy-de-Dôme,' Cantal, Isère, Savoie, Hautes-Alpes, Basses-Alpes, Drôme, Alpes-Maritimes, Var, Gard, Hérault, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Ariège. — Europe. S. apricarius (L.). — Kirby 1910, p. 177 ; Azam 1901, p. 35. — Stenobo- thrus apricarius Houlbert 1900, p. 25; Finot 1H90, p. 115, pi. 5, fig. 74- 74 bis. — Stenobothrus /inoti [Q ) Finot 1890, p. 121, pi. 6, fig. 82 ter, 82 quater. L. (^ 14-16, .9 18-22; pr. (^ .3-3,5, 9 4-4,5; él. ç^ 12, 9 11-13. — Testacé, taché de brun, les carènes du pronotum peu distinctes^ bien flexueuses. Elytres brun testacé unicolore, à champ scapulaire assez OliTHOPTÈUES. LOCUSTIDAE 149 élargi chez les (f . Fém. post. brunâtres, présentant souvent une bande oncée externe longitudinale; tibias post. jaune sale. Abdomen jaunâtre à l'apex. Prairies de montagnes. Juillet à septembre. Rare. Puy-de-Dôme, Ardèche, Drôme, Hautes-Alpes, Basses-Alpes, Pyrénées Orientales, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées. — Europe, Sibérie. S. puUus (Phii,.). — KiRBY 1910, p. 179; Azam 1001, p. 265. — Sùeno- bothrus finoti[(^) Fmox 1800, p. 121, pi. 6, fig. 82, 82 bis. L. çf 12-17, 9 19-22; pr. (^ 3-3,5, 9 4-4,5; él. ç^ 7-10, 9 6-14. — Brun ou testacé, taché de noirâtre, les carènes du pronotum, bien cour- bées, se détachant assez nettement sur une bande foncée. Élytrcs de longueur assez variable, atteignant généralement au moins l'extrémité de l'abdomen chez les c^, beaucoup plus courts chez les 9i l^kissant 3 à 5 segments abdominaux à découvert; ils présentent quelques taches brunes dans le champ discoïdal et une tache blanche peu visible vers l'apex; champ scapulaire des ^5* dilaté et transparent. Ailes plus courtes que les élytres, enfumées. Fém. post. testacés ou gris, bruns à l'apex, ornés de deux bandes brunes obliques à la face supéro-externe ; tibias post. rouges, enfumés à l'apex, avec la base noirâtre suivie d'un anneau jaune. Extrémité abdominale des ç^ rouge. Lit des cours d'eau de montagne à sec, au milieu des galets. Juillet à sep- tembre. Rare. Hautes-Alpes : vallée de Queyras [1.300 m.], (Azam), Briancon (Brolemainn) ; Pyrénées-Or''^^ : Canigou (de Saulcy). — Europe centrale et méridionale. S. binotatus (Charp.). — Kirby 1010, p. 179; Azam 1001, p. 355; — Ste- nobothrus binotatus Houlbert 1000, p. 26; Finot 1890, p. 119, pi. 6, fig. 80. L. cf 16-20, 9 19-20; pr. cf 3-4, 9 5-6; él. (^ 12-16, 9 15-21. — Brun plus ou moins olivâtre, les carènes du pronotum subanguleuses, se détachant assez nettement sur une bande noirâtre. Élytres bruns, unico- lores, atteignant au moins l'extrémité de l'abdomen, le champ scapulaire des (^ peu dilaté. Ailes enfumées vers l'apex. Fém. post. testacés, rem- brunis à l'apex, avec deux bandes brunes obliques, nettes surtout vers le bord supérieur de la face externe; tibias post. rouges, avec une tache jaune à la base, de chaque côté. Abdomen brun, rougeâtre à l'apex chez les (^. Clairières, coteaux incultes, landes, dans les buissons d'ajoncs et de genêts. Août, septembre. Assez rare. Yonne, Orne, Mayenne, Loire-Inférieure, Vendée, Charente-Inférieure, Gironde, Landes, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Pyrénées-Orientales, Gard, Basses-Alpes. — Espagne, Portugal. 150 FAUNE nE FlîANCf. OUTHOPïÈltES ET DliRMAPTÈBES S. saulcyi Kuauss). — Kirby 1910, p. 170; Azam 1901, p. 36. — Stenohothriis saulcyi Houlbert 1900, p. 26; Finot 1890, p. 120. — S. saulcyi var. daimei Azam 1901, p. 36. L. (S 21, 9 22-23; pr. (^ 4, 9 5; e/. (j< 14, 9 15. — Très voisin du précédent: de forme plus trapue, les élytres marqués de taches noires dans le champ discoïdal et ornés d'une tache blanche vers l'apex ; tibias post. rouges, rembi-unis à l'apex, sans taches jaunes basales. Prairies de montagnes. Août-septembre. Rare. Pyrénées-Orientales, Aude, Bouches-du-Rhône, Var, Basses- Alpes. — Espagne. S. apicalis (H. -S.;. — Kirby 1910, p. 179; Azam 1913, p. 219. L. (^ 17-20; 9 25-29; pr. (f 3,5-4; (^ 5-5,5; él. (^ 13-15, 9 17-19,5. — Testacé plus ou moins olivâtre, les carènes latérales du pronotum flexueuses, peu marquées, limitées par des bandes foncées souvent peu nettes. Elytres du (^ dépassant l'extrémité de l'abdomen, testslcés, presque unicolores, un peu rembrunis à l'apex, de la 9 un peu plus courts, testacé pâle, avec quelque taches brunes peu nettes dans le champ discoïdal et une bande jaune, opaque, dans l'aire scapulaire. Ailes légèrement enfu- mées à l'apex. Fém. post. unicolores, testacés, les genoux rembrunis. Abdomen des ç^ rougeâtre à l'apex. Prairies de montagnes. Août-septembre. Rare. Hautes-Alpes : Lautaret; Haute-Garonne : Fox, près St-Béat (J. Azaai). — Espagne, Portugal, Grèce. S. vagans (Eversm.). — Kirby 1910, p. 180, Azam 1901, p. 36. — Ste- nobothrus <>>agans Hollbert 1900, p. 26: Finot 1H90, p. 120, pi. 6, fig. 81. L. (^ 13-16, 9 16-22; pr. (^ 2,5-3, 9 3-4; él. cj' 11, 9 12-14. — Brun testacé, avec ou sans large bande claire médiane, les carènes du pronotum anguleuses, se détachant généralement très nettement en blanc sur une bande brun foncé. Elytres dépassant généralement l'apex de l'abdomen, parfois un peu plus courts chez les 9 ■> brun testacé uniforme ou marqués de taches très variables, parfois entièrement piquetés de petites taches brunes. Ailes très légèrement enfumées. Fém. post. brun testacé avec deux bandes brunes externes très vagues ; tibias post. testacés ou d'un rougeâtre sale. Chant composé de périodes durant environ 2 secondes et composées de 6 à 10 stridulations; périodes souvent répotées, puis un repos de 10 à 15 secondes. Bois, endroits incultes, prairies. Août à octobre. Commun. Toute la France, plus commun dans le sud. — Europe, Sibérie. S. bicolor (Charp.). — Kirby 1910, p. 181; Aza.m 1901, p. 36. — Steno- bothrus bicolor Houlbert 1900, p. 26, fig. 97; Finot 1890, p. 122, pi. 6, fig. 83, 83 bis et pi. 13, fig. 16.->. ORTHOPTiRES. LOCUSTIDAE 151 L. (^ 12-16, 9 1.5-24: pr. c? 2,5-3,8, ^ 3,5-5; él. cf 11-16, 9 13-21. — De couleur extraordinaiiement variable, verdâtre, gris, brun, noirâtre-, testacé, violacé, unicolore ou plus ou moins taché de brun, les carùnes du pronotum subanguleuses, plus ou moins visibles. Elytres étroits, présentant souvent une tache blanche, oblique, vers Fapex. Ailes trans- parentes. Chant composé de périodes très courtes, durant une demi-seconde environ, et répétées toutes les 2 secondes ; 5 à 10 périodes se suivant puis un long- repos. Prairies, champs, endroits incultes. Juillet à octobre. Très commun. Toute la France. — Europe, Afrique du Nord, Asie. S. biguttulus (L.;. -- KiRCY lOLl), p. 182: Azam iiml, p. 36. — Sténo- hothrus biguttulus Houlbert i'JOO, p. 26: Finot iHilO, p. 123, pi. 6, fig. 84-85. L. c? 12-15, 9 15-22: pr. ç^ 3-3,2, 9 3,8-5: èl. cf 1M4, 9 12-21.— Présente le même aspect et les mêmes nombreuses variétés de coloration que le précédent: en diffère par les élytres plus larges, à bord antérieur plus arqué, surtout chez les cf. Chant vibrant, renforcé au cours de la période qui dure environ 2 secondes- Prairies, cultures, clairières des bois, endroits incultes. Juillet à octobre. Très commun. Toute la France, surtout dans le nord et le centre, moins commun dans le midi. — Europe, Afrique du Nord, Asie. G. CHORTHIPPUS Fieb. Bord antérieur des élytres présentant un lobe basai arrondi, comme dans le genre précédent, les carènes latérales du pronotum très droites ou très légèrement infléchies. G. jucundus (Fisch.). — Kirhy 1910, p. 184: Azam IWI, p. 37. — Ste nobothrus jucufidus Houlbert 1900, p. 26; Fixot 1890, p. 124, pi. 6, fig. 86. L. cf 20-25, 9 27-31: pr. ç^ 4-5, 9 6-7; él. d i8-20, 9 25-26. — Grand, d'un beau vert, les carènes latérales du pronotum très droites. Élytres unicolorcs , vert pâle, à nervures bien marquées. Fém. post. grêles, verts, à genoux pâles: tibias post. rouges. Plaque sous-génitale des cf longue, acuminée. Prairies humides. Juillet à novembre. Très i-are. Hautes-Alpes, Var, Drome, Gard, Hérault. — Espagne. C. pulvinatus (Fisch.-Waldh.). — Kiruy 1910, p. 184: Azam 190 1,^. 37. — Stenobothrus puh'inaius Houlbert 1900, p. 26: Finot 1S99, p. 125, pi. 6, fig. 87-88. L. d* 12-21, 9 17-28: pr. d 2-3,5, 9 3-5; t'7. ç^ 7-13,5, 9 8-16. — Cou- 152 FAUNE DE FRANCE. — ■ ORTHOPTERES ET DERM APTERE S leur variable, jaune testacé, brun^ou un peu verdâtre, avec deux larges bandes Ijrunes latérales, surtout marquées chez les 9 • Pronotum à carènes latérales droites, pâles, sillon typique placé après le milieu. Elytres de longueur assez variable, atteignant généralement l'apex de l'abdomen chez les c5*, plus ou moins abrégés chez les Ç ; ils sont brun testacé uni- colore chez les (;f , avec une bande blanche ou jaune, opaque, dans le champ scapulaire chez les 9 • Ailes plus courtes que les élytres, transpa- rentes. Fém. post. grêles, brun jaunâtre, présentant souvent une bande foncée longitudinale, externe; tibias post. jaunâtres. Plaque sous-génitale des (^ prolongée, aiguë. Chant assez régulier, de 50 iDériodes environ à la minute, très courtes, durant un quart de seconde et séparées par un intervalle à peu près du double ; chaque période composée de stridulations très rapides, impossibles à compter. Prairies, clairières des bois, endroits plutôt un peu humides. Juillet à sep- tembre. Très commun. Toute la France. — Europe, Afrique du Nord, Sibérie. C. albomarginatus (De Geer). — Kirby 1010, p. 185. — Stenobothrus elegcuis kzxyi 1001, p. 37; Houlbert 1000, p. 26; Fixot 1800, p. 126, pi. 7, fig. 89-90. L. r^ 13-15, 9 18-21:7^/-. c? 2,5-3, 9 3,5-4; él. ç^ 10-11, 9 13-15. — Vert clair ou testacé, avec deux bandes latérales brunes. Pronotum à carènes latérales droites, concolores, sillon typique placé au milieu. Ely- tres atteignant l'extrémité de l'abdomen dans les deux sexes, verts ou testacés, avec une bande blanchâtre opaque, plus ou moins marquée, dans le champ scapulaire chez les 9 • Ailes transparentes. Fémurs post. de la couleur du corps. Plaque sous-génitale des cf courte, recourbée. Pelouses et prairies humides. Juillet à novembre. Très commun. Toute la France, plus rare dans le sud que dans le nord et le centre. — Europe, nord et ouest de l'Asie. C. dorsatus (Zett.). — Kirby 1010, p. 186; Azam 1001, p. 37. — Steno- bothrus dorsatus Houlbert 1000, p. 26 ; Finot 1800, p. 127, pi. 7, fig. 91. L. (^ 14-18, 9 19-26; pr. (^ 3-4, 9 4-5: él. çf 10-14, 9 10-21. — Vert, testacé ou brun, avec deux bandes foncées latérales plus ou moins mar- quées. Pronotum, vu de profil, un peu gibbeux en dessus, à carènes laté- rales légèrement courbées, concolores, sillon typique placé au milieu. Élytres dépassant l'extrémité de l'abdomen chez les (^, parfois un peu plus courts chez les 9 5 verts ou testacés, à champ antérieur généralement foncé. Ailes transparentes. Fémurs post. de la couleur du corps. Plaque sous-génitale des cf courbée. Prairies humides, clairières des bois. Juillet à octobre. Très commun. Toute la France. — Europe, nord et ouest de l'Asie. ORTHOPTÈRES. LOCUSTIDAE 153 G. parallelus (Zett.). — Kirby 1910, p. 186; Azam 1001, p. 31. — Ste- nobot.hrus parallelus Houluert 1900, p. 26, fig. 98; Finot 1S90, p. 129, pi. 7, fig. 94. L. (j 14-16, $ 17-23 lyj/-. c? 3, 9 3,8-4,5; él. c? 9-10, 9 5-8. — De couleur variable, le plus souvent vert, parfois gris, testacé, violacé, sou- vent le dos grisâtre, les côtés verts. Pronotum un peu gibbeux dessus, à carènes latérales légèrement flexueuses, concolores, sillon typique placé un peu après le milieu. Élytres atteignant ou dépassant un peu l'extré- mitédel'abdomen, unicolores, presque transparents, chez les c5*, très courts, ne dépassant ordinairement pas le 3'" tergite abdominal, chez les 9î et pré- sentant souvent une bande blanche opaque dans le champ scapulaire. Ailes transparentes, beaucoup plus courtes que les élytres dans les deux sexes. Fém. post. testacé roussâtre, à genoux rembrunis ainsi que la base des tibias. Plaque sous-génitale des (^ courte, recourbée; valves de l'ovi- scapte courtes. Chant composé de périodes comprenant 7 à 8 faibles stridulations et durant environ 2 secondes; repos de 3 secondes environ, soit 10 à 14 périodes à la minute. Prairies et clairières des bois. Juillet à octobre. Très commun. Toute la France. — Europe, nord et ouest de l'Asie. Var. montana Gharp. — Élytres et ailes bien développées dans les deux sexes (él. cf 14, Q 16 mm). Avec le type mais très rare. — Nord, Seine-et-Oise, Loire-Inférieure, Deux-Sèvres, Haute-Garonne. C. longicornis (Latr.). — Kirby 1910, p. 187. — Stenobothrus longi- cornis Houlbert 1900, p. 26; Finot 1890, p. 128, pi. 7, fig. 93. -- Extrêmement voisin du précédent dont il partage les variétés de colora- tion,; les (^ n'en diffèrent que par les antennes un peu plus longues et la nervation des élytres, caractères douteux et difficilement appréciables; mais les 9 sont très faciles à distinguer par leuroviscapte à valves beau- coup plus longues. Prairies et marécages. Juillet à octobre. Très commun mais semblant plus localisé que le précédent. Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Eure, Orne, Loiret, Maine-et-Loire, Gironde, Pyrénées-Orientales, Var. — Belj^ique. G. GOMPHOCERUS Thunb. Genre très voisin des précédents, caractérisé presque uniquement par les antennes présentant un épaississement apical en forme de massue, parfois peu accentué, surtout chez les Q ; les tympans auditifs sont généralement large- ment ouverts. G. sibiricus (L.). — Kirby 19i0, p. 155; Azam 1901, p. 38; Houlbert 1900, p. 28; Finot 1890, p. 131. 154 FAUNE DE IRANCE. OUTHOPTEHES ET DERMAPTERES L. 19-25; pr. 4,5-5,2 ; él. 11-15. — Brun roussàtre ou olivâtre. Antennes rousses, à apex noirâtre, dilaté en massue très marquée chez.les cf, faible chez les 9- Pronotum gibbeux en avant chez les c?, à carènes latérales sinuées, sillon typique placé bien après le milieu. Tibias ant. renflés en boule chez les cf • Élytres dépassant l'apex de l'abdomen chez les o*, un peu plus courts chez les 9 ? ^'^^ l»run testacé presque unicolore avec une tache Ijlanche plus ou moins elîacée vers le quart apical. Plaque sous- génitale des çf recourbée, obtuse; oviscapte à valves courtes, jaunes. Prairies et endroits herbus des hautes montagnes [au-dessus de 1.500 m.]. Août-septembre. Assez commun. Haut-Rhin, Isère, Drôme, Hautes-Alpes, Basses-Alpes, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées. — Europe, Asie. G. variegatus (Fisch.-Waldh). — Kircy ifyiO;, p. 156. — G. li^foni Azam 1901, p. 38. L. c? 15-16, 9 19-24; pr. 3,5-4: él. c? 10-11,5, 9 6,5-9. — - Brun ou vert, à ornements variables. Antennes courtes, très peu dilatées à l'apex. Pronotum à carènes latérales sinueuses, bordées de noir, sillon typique placé au milieu chez les 9) au-dessous chez les (^ . Elytres du c5* attei- gnant l'extrémité de ra])domeD, d'un brun roux uniforme, de la 9 wg dépassant pas le 4' tergite al)dominal, présentant souvent une tache blanche oblique vers le tiers apical et une bande opaque, blanche, dans le champ scapulaire. Ailes un quart plus courtes que les élytres, transpa- rentes. Fém. post. bruns ou verts, la face externe tachée de noir. Pelouses de montag-nes. Août, septembre. Rare et localisé. Basses-Alpes : lac d'Allos (Azam). — Caucase, Sibérie. G. rufus (L.). — KiRiJY 1010, p. 156: Azam 1001, p. 38; Houlbert iPOO, p. 28: FiNOT imi, p. 132, pi. 7, fig. 95. L. (S 14-16, 9 17-24: /?/■. (^ 2,8-3, 9 4-5; él. ç^ 12-13, 9 14-17. — Brun roussàtre, souvent avec une large bande longitudinale^ médiane, pâle. Antennes rousses, à massue noirâtre, bien marquée chez les c^, moins nette chez les 9 • Pronotum à carènes latérales subanguleuses, sillon typique placé au milieu. Elytres brun testacé, unicolores, atteigtiant l'apex de l'abdomen dans les deux sexes. Ailes très légèrement enfumées. Plaque sous-génitale du cj* recourbée, acuminée à l'apex: oviscapte à valves très courtes. Prairies, clairières des bois. Juillet à septembre. Assez commun. Nord, Oise, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Eure, Vosges, Haut-Rhin, Bas- Rhin, Aube, Maine-et-Loire, Saone-et-Loire, Allier, Rhône, Isère, Drùme, Var, Aveyron, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées. — Europe, Sibérie. G. macuiatus Thunb. — Kirby 1010, p. 157; Azam 1001, p. 38; IIoul- BERT 1000, p. 28, fig. 99; Fixox IdOO, p. 133, pi. 7, fig. 96. L. c? 11-13, 9 12-16; pr. 2-3; él. cf 8,5-10, 9 7-11. — Petit, brun plus ORTHOPTÈRES. — LOCUSTI0AE 155 OU moins varié de vert, avec des dessins clairs très variables. Antennes à dilatation apicale peu marquée chez les (^, presque nulle chez les 9- Pronotum à carènes latérales anguleuses, se détachant habituellement très nettement en clair sur le fond brun, sillon typique placé un peu avant le milieu. Elytres atteignant l'extrémité de l'abdomen dans les deux sexes, bruns avec des dessins foncés dans le champ discoïdal et une tache pâle oblique vers le tiers apical. Ailes un peu enfumées vers l'apex. Tibias post. jaune testacé sale. Endroits secs et ensoleillés, clairi-^-res des bois, coteaux. Juin à octobre. Com- mun. ' Toute la France. — Europe, Asie. G. brevipennis (Bris.'i. — Kiiîby 1010, p. 158: Azam 1001, p. 39; Holl- BERT 1000, p. 28: FiNOT ISOO, p. 134. L. (^ 13-15, Ç 13-22; pr. 3-4; éL çj 4-G, $ 3,5-5. — Vert ou brunâtre. Antennes courtes, épaisses, modérément élargies à l'apex. Pronotum à carènes latérales presque droites, le sillon typique placé après le milieu. Elytres bruns, ne dépassant pas le 6'- tergite abdominal chez les c?, rudi- mentaires, latéraux chez les 9 • Ailes rudimentaires dans les deux sexes. Plaque sous-génitale des ç^ obtuse, recourbée: oviscapte à valves plus longues que dans les autres espèces du genre. Prairies de hautes montagnes [au-dessus de 1.500 m.]. Août, septembre. Rare. Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Ilautes-Pyrénées. G. DOCIOSTAURUS Fieb. Vertex triangulaire; fovéoles temporales quadrangulaires. Antennes fdi- formes. Pronotum rétréci avant le milieu, présentant le sillon typique, coupant la carène médiane, etdeux autres sillons transversaux, interrompus au milieu: carènes latérales interrompues vers le milieu mais continuées par des bandes blanches tombent une croix caractéristique. Elytres bien développés dans les deux sexes. D. maroccanus (Thunb.). — Kirby 1010, p. 152. — Stauronotus ma- roccanus Azam iOOl, p. 39; Houlbert 1000, p. 22, fig. 84: Finot 1^00, p. 135. L. (f 20-28, 9 28-38; pr. (^ 3,2-6, 9 4,2-7; él. (f 20-28, 9 25-36. — Taille variable, mais toujours assez grande : roux testacé taché de brun. Fovéoles temporales longues, rétrécies en avant. Antennes dépas- sant peu le bord post. du pronotum. Pronotum à sillon typique situé avant le milieu, brun foncé, avec deux lignes jaunâtres anguleuses. Elytres dépassant nettement l'extrémité de l'abdomen dans les deux sexes, testacés, tachetés de brun. Tibias ant. épaissis, surtout chez les (j*. 156 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES Fémurs post. testacé pâle avec 3 taches triangulaires externes, noires, bien marquées, et les genoux noirâtres : tibias post. rouges avec une ta- che jaune à la base. /. presque noirs avec une large bande plus claire allant du vertex à l'extrémité de l'abdomen, les lignes blanches en croix du pronotum moins marquées que chez l'adulte. Endroits incultes et cultui'es. Juin et juillet: on trouve des individus isolés jusqu'en septembre. Habituellement peu commun et isolé, mais devenant certaines années très abondant et nuisible. Var, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Isère : env. de Grenoble (V. Piraud). — Europe méridionale, Afrique du Nord, Madère, Asie. *D. crucigerus hispanicus (Ramr.). — D. hrevicolUs var. hispanicus KiRBY i'nO, p. 153. U d 12-16; 9 20-24: él. (f 8-10, Ç 12,5-15. — Voisin du précédent dont il diffère par les élytres dépassant peu l'extrémité de l'abdomen, les antennes plus longues, surtout chez le cf , les fémurs ant. grêles. Présence douteuse en France bien que Brisout le signale du Var : La Seyne ; les différentes formes de l'espèce habitent toute la région méditerra- néenne (cf. UvAROV 1921 a, p. 402). D. genei (Ocsk.). — Kirry 1010, p. 154. — Stauronotus genei Azam iOOi, p. 39: HouLBEUT iHOO, p. 22; Finot 1890, p. 136, pi. 7, fig. 97.- Z.. (5< 10,5-13, 9 15-19;/?/-. 2-3; é/.c^' 7,5-12, 9 10-14,5. —Petit, testacé pâle varié de brun. Antennes dépassant bien le pronotum en arrière, surtout chez les c?. Fovéoles temporales aussi larges que longues, le vertex proéminent, particulièrement chez les (^ . Pronotum court, étran- glé, à sillon placé au milieu. Elytres étroits, dépassant peu l'extrémité de l'abdomen, testacé très clair, tachés de brun. Ailes un peu bleuâ- tres. Fém. post. avec 3 taches triangulaires externes généralement bien marquées ; tibias post. bleuâtres ou jaunâtres. Stridulation faible, répétée à la vitesse de 70 environ à la minute, par pé- riodes d'une vingtaine ; intervalles irréguliers. Endroits secs, généralement peu éloignés de la mer. Juillet à novembre. Assez commun. Loire-Inférieure, Vendée, Charente-Inférieure, île de Ré, Maine-et-Loire, Gironde, Basses-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault. Gard, Bouches- du-Rhône, Var. Alpes-Maritimes, Corse. — Europe méridionale, Afrique du Nord, ouest de l'Asie. G. ARCYPTERA .Serv. Vertex obtus; fovéoles temporales à peine marquées, rugueuses avec des points enfoncés. Antennes grêles, assez courtes. Pronotum avec le sillon ^ ORTHOPTERES. — LOCUSTIDAE 157 typique placé au milieu et deux autres sillons transversaux, interrompus sur la ligne médiane; carènes latérales peu marquées, presque droites, rugueuses, marquées de gros points enfoncés. Elytres souvent abrégés chez les Q. A. fusca (Pall.). — KiRBY 1010, p. 169: Azam 1001, p. 40. — Stetho- phyma fuscum Houlbert 1000, p. 22, fig. 83; Fixox 1800, p. 137, pi. 7, fîg. 98-99. L. (^ 23-31, 9 30-39; pr. (S 5-6, Ç 6-8: él. c? 20-25, 9 14-18. — Grand et fort; brun marron, les carènes latérales du pronotum marquées par des lignes jaunâtres, presque droites. Elytres du c? dépassant l'extré- mité de l'abdomen, bruns presque noirs vers l'apex, avec deux lignes jaunes dans le champ scapulaire et le champ anal: elytres de la 9 abrégés, atténués à l'apex, tachetés de brun. Ailes noirâtres dans les deux sexes, beaucoup plus courtes que les elytres chez les 9- Fém. post. jaunâtres, variés de brun extérieurement, rouges en dedans, ge- noux noirs ; tibias post. rouges avec un anneau jaune à la base. Pentes herbues ou couvertes de bruyères de la région boisée des hautes montagnes [1.000 ù 1.500 m.]. Août à octobre. Assez commun. Isère, Drôme, Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, Var, Gard, Hérault, Aveyron, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Hautes- Pyrénées. — Europe méridio- nale, Sibérie. Var. 9 macroptera. — Organes du vol bien développés [él. 28 mm.). Rarement avec le type. — Isère : St-Martin d'Uriage (Az.\m). A. flavicosta (Fisch.) — Kirby 1910, p. 171: Azam 1001, p. 40. — Stethophyma flavicosta Hoi^^bert lOOO, p. 22; Finot 1800, p. 138. L. (S 19-21, 9 25-28: pr. (^ 4-4,2, 9 5-5,5: él. (f 14-18, 9 18-21. — De forme plus grêle que le précédent. Brun olive, les carènes laté- rales du pronotum blanchâtres, peu sinuées. Elytres atteignant l'apex de l'abdomen dans les deux sexes, tachés de brun: ailes transparentes. Fém. post. à genoux peu foncés, taches plus ou moins effacées : tibias post. rouges. Endroits incultes en montagne. Août, septembre. Rare. Alpes-Maritimes : environs de Nice (BrisoltI ; Savoie : mont Salé ve (Az.\m). — Europe méridionale, Sibérie. A. kheili Azam. — Kirby 1010, p. 171: Azam 1001, p. 40. L. c? 20-23, 9 28-33: pr. c? 5-6, 9 6-6,5; él. c? 9-10, 9 8. — Brun mar- ron, de forme courte: carènes du pronotum un peu anguleuses et bien nettement détachées en blanchâtre ou jaune. Elytres n'atteignant pas chez les (^ l'extrémité de l'abdomen, brunâtres avec une bande jaune dans le champ scapulaire: chez les 9? ils sont très courts, ne dépassant pas le 2'' tergite abdominal, larges, à bord antérieur très convexe, avec une bande jaune scapulaire. Fém. post. rouges à la face interne, ornés 158 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES de taches brunes: tibias post. rouges à genoux noirs, suivis d'un anneau jaune. Prairies, Bord des routes, montagnes assez élevées. Août, septembre. Assez commun mais très localisé. ^ Basses-Alpes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard. A. carpentieri Azam 1901, p. 262. — L. (^ 24, 9 30; ^jr. 4-5; él. c? 14, Ç 14. — Voisin du précédent dont il n'est peut-être qu'une variété et dont il diffère par sa l'orme moins trapue et surtout ses élytres beau- coup plus longs et plus étroits chez la 9 • Endroits incultes, prairies. Août, septembre. Rare et localisé. — Aveyron : camp de Larzac (c' Carpentier) : Gard : St-Geniùs-de-Malgoirés (A. Hugues). G. RAMBURIELLA Bol. Corps allongé. Vertex assez étroit; fovéoles temporales peu enfoncées, ponc- tuées. Carènes latérales du pronotum presque droites, peu marquées, ponctuées au milieu. Élytres bien développés dans les deux sexes, à nervure intercalée nette. Oviscapte très court. R. hispanica (Ramh.). — Kirbv WW, p. 165. — Ramhuria hispanica Azam i'JÔi, p. 40., — Stethophyma hispaniciun Houlbert 1900, p. 22; FiNOT mO, p. 137. L. (^ 17-24, 9 21-34: pr. (f 3,2-5, 9 5-7: él. (^ 15-20, 9 20-29. — Brun roux ou un peu olivâtre avec une bande pâle assez étroite s'éten- dant du vertex à l'apex des élytres. Pronotum à carènes latérales con- colores. l^^lytres bruns, assez étroits. Ailes roses à la base, un peu en- fumées à l'apex. Fém. post. marqués de taches brunes, à genoux noirâtres: tibias post. brunâtres, annelés de jaune à la base. Sur les buissons, dans les endroits chauds. Août, septembre. Assez rare. Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Hérault, Pyrénées-Orien- tales. — Espagne, Algérie. G. STETHOPHYMA Fisch. Sommet du vertex un peu avancé horizontalement; fovéoles temporales très petites, triangulaires. Antennes fdiformes. Carènes latérales du pronotum peu' flexueuses et peu accentuées. Elytres bien développés dans les deux sexes, avec une nervure intercalée bien marquée et plus rapprochée de l'ulnaire que de la discoïdale. Oviscapte à valves assez longues. S. grossum(L.). — Kirbt 1910, p. 167. — Mecostethus grossus Azam 1901, p. 41: HoiLBEBT 1900, p. 21, fig. 69: Fixor 1890, p. 104, pi. 4, fig. 61. L. cf 12-24, 9 26-39: pr. (^ 3-4,5, 9 5-6: éL ç^ 17-22, 9 18-29. — ORTHOPTERES. LOCUSTIDAE 159 Vert olive avec une bande jaune très marquée dans le champ scapulaire des élytres. Pronotum à carènes concolores, rugueux après le sillon typique qui est placé au milieu. Ëlytres et ailes un peu enfumés vers l'apex. Fém. post. verdàtres dessus et à la face externe, d'un pourpre vif en dessous avec une tache noire apicale : tibias post. jaune verdàtre avec la base noire. Prairies humides, marécages. Août à octobre. Commun. Toute la France. — Europe, Sibérie. G. AEOLOPUS FiEB. Vertex triangulaire, concave en dessus; fqvéoles temporales étroites, atté- nuées à l'apex. Antennes filiformes. Pronotum rétréci en avant, à bord pos- térieur triangulaire, sillon typique situé avant le milieu, carènes latérales nulles. Élytres bien développés dans les deux sexes, avec une nervure inter- calée située au milieu du champ discoïdal ou plus rapprochée de la discoïdale que de l'ulnaire. A. strepens (Latr.). — Kirby l'JiO, p. 190. — Epacromia strepens AzAM VJOl, p. 41; HouLBERT iOOO, p. 24; Finot mO, p. 140, pi. 7, fig. 100. L. (^ 18-20; 9 21-28; /^r. c? 4, 9 4,5-5,5; él. 18-19, 9 18-26. —Corps allongé mais assez fort; de couleur assez variable, en général brun roux avec des taches blanchâtres et quelquefois du vert. Pronotum, vu de profil, un peu convexe, brun avec une bande pâle ou parfois verte, à la place des carènes latérales. Élytrel^ bruns avec quelques taches claires le long du bord antérieur, luisants. Ailes bleuâtres avec une tache enfumée apicale. Fém. post. très larges, testacés à la face externe, rougeâtres à la face interne avec deux taches noires; tibias post. pourpres avec une tache claire suivie d'un anneau noir à la base. Endroits incultes, prairies, bois. Août à mai. Se rencontre à l'état adulte tout l'hiver pendant les belles journées. Vole très facilement. Commun. Deux-Sèvres, Charente-Inférieure, Gironde, Landes, Basses-Pyrénées, Hau- tes-Pyrénées, Haute-Garonne, Pyrénées-Orientales, Aude, Aveyron, Lozère, Gard. Hérault, Drôme, Vaucluse, Bouches-du-Rhùne, Var, Basses-Alpes, Alpes-Maritimes. — Europe méridionale, Afrique du Nord, Asie Mineure. A. thalassinus (F.). — Kirby iOW, p. 190. — Epacromia thalassina AzAM iOOL, p. 41; Houlbert 1900, p. 24, fig. 85; Finot lf<'JI), p. 141, pi. 7, fig. 101-102. L. (S -15-19, 9 22-25 ;p/-. cf 3-4, 9 4-5; ri. (^ 10-20, 9 20-25. - Très voisin du précédent comme forme et comme couleur, cependant plus souvent vert, surtout les cf. Pronotum, vu de profil, plan ou presque concave en dessus. Élytres très étroits ; ailes à peine teintées de jaune 160 FAUNE DE PHANCE. — ORTHOPTERES ET DEIîMAPTÈRES verdâtre, avec une tache apicalc à bords fondus. Fém. post. assez grêles, 4 fois aussi longs que larges. Endroits incultes un peu humides. Juillet à novembre; hiverne parfois à l'état adulte dans le midi. Assez commun. Toute la France au sud de la Loire; signalé aussi dans l'Yonne, la Mayenne, la Seine-et-lNlarne et Seine -et-Oise. — Europe, Afrique du Nord, ouest de l'Asie. A. tergestinus (Charp.). — Kirby 1010, p. 192. — Epaci-omia tergestina AzAM VJOl, p. 41; Houlbert WOO, p. 24; Finot 1Hois. Juillet à novembre. Très commun. Toute la France. — Europe, Afrique du Nord, ouest de l'Asie. Var. sulfurescens Sauss. — Ailes d'un jaune verdàtre. — Forme très com- mune en Algérie, paraissant très rare en France. — Corse, Var (Azam); Seine- et-Oise : Saint-Chéron (H. Gélix), Lardy (Pou.iade, E. Moreau). 0. fuscocincta (Luc). — Kirby 1910, p. 239; Azam 1901, p. 45; HouLBERT 1900, p. 30; Finot 1890, p. 153. L. cf 22-25, 9 25-30; pr. çf 5-5,5, 9 6-8: él. c? 25-26, 9 29-35. — Très voisin de la variété sulfurescens du précédent ; en diffère par les ailes généralement d'un beau jaune, parfois cependant verdàtres, et surtout par la bande noire arquée qui ne se prolonge pas, ou à peine, dans le champ antérieur, vers la base de l'aile. Endroits secs. Août à octobre. Très rare en France. Var : Hyères (Brisout); Aude : Narbonne (Marquet). — Italie, Afrique du Nord, Canaries. 0. salina (Pall.). — Kirby I9l0, p. 241. — O. gratiosa Aza.m 1901, p. 44; HouLBERT 1900, p. 30; Finot 1890, p. 151. L. cf 16-21, 9 21-27; pr. (f 4-5,2, 9 5-6,8; é/. cf 18-23. 9 23-29. — Testacé pâle ou gris, avec des taches brunes et souvent des taches d'un blanc de lait. Elytres de la couleur du corps, avec 3 bandes transversales plus foncées, et l'apex presque transparent. Ailes à base rose, avec une tache noire arquée, plus étroite que chez les espèces précédentes et lais- sant une partie apicale hyaline plus grande. Tibias post. testacé pâle. Endroits arides. Août, septembre. Très rare. Maine-et-Loire (Millet de la Turtaudière). — Europe méridionale, Afrique du Nord, ouest de l'Asie. I ORTHOPTERES. LOCUST1DA.E 165 0. charpentieri (Fieb.). — Kirby 1910, p. 242; Azam 1901, p. 44; Houl- lîEBT 1900, p. 30; FxNOT 1890, p. 148. L. cf 16-19, 9 19-26; pr. çj 4-5, Ç 5,5-6,3; él. cf 16-21, 9 19-24. — Couleur très variable, avec parfois des taches blanches sur la tête et le pronotum. Élytres de la couleur du corps avec trois taches foncées. Ailes ÎdIcu pâle ou rose pâle avec une bande noire, large, peu arquée, bien pro- longée vers la base dans le champ antérieur, mais s'arrêtant entre la "i" et la 4" nervure axillaire dans le champ postérieur. Tibias post. bleu pâle ou testacés. Endroits arides. Août à novembre. Rare el très localisé. La variété à ailes bleues n'a pas été signalée en France. Var : Fréjus, Bagnols, Montauroux (Azam), Hyères (C\v,\l); Aude : Nar- bonne (R. P. Cai'elle). — Europe méridionale, Egypte, Syrie. G. ACROTYLUS Fieb. Corps très velu. Vertex triangulaire, concave; fovêoles temporales trian- gulaires. Pronotum court, à sillon typique situé au milieu, carène médiane assez élevée, interrompue par le sillon typique et par un petit sillon antérieur. Élytres étroits, dépassant beaucoup l'extrémité de l'abdomen; ailes hyalines, à base rosée et à tache enfumée. Fémurs post. grêles, présentant en dessus trois taches brunes, triangulaires. /. présentant la même forme déprimée que les Oedip avec des taches blanches. Élytres de la couleur du corps ; ailes transparentes ou nuancées de rose. Endroits secs, herbus, bois. Avril à juin. Assez rare et localisé. Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard. — Europe méridionale, nord et ouest de l'Afrique, ouest de l'Asie. ORTHOPTÈRES. — LOCUSTIDAE 169 S.-F. CYRTACANTHACRINAE [Acridiinae]. Groupe extrêmement nombreux, comprenant les formes les plus diverses, réunies uniquement en tenant compte de la présence d'un tubercule placé sur le prosternum, entre les pattes antérieures. G. PEZOTETTIX Burm. Petit. Vertex peu avancé entre les yeux, arrondi. Pronotum à carène médiane élevée dans toute sa longueur, légèrement interrompue par trois sillons trans- versaux, le sillon typique après le milieu. Tubercule prosternai en forme d écusson, comprimé, obtus. Fémurs ant, renllés, courts ; fémurs post. forts, avec la carène supérieure aiguë ; tibias post. armés de deux rangées d'épines dont une apicale externe. Élytres très courts dans les deux sexes, latéraux; ailes nulles. P. giornai (Rossi). — P. giornae Kirby 1910, p. 398. — Platyphyma giornae Azam i'JOl, p. 48; Houlbert mO, p. 31, fig. 121; Finot iô'l^O, p. 164, pi. 8, fig. 115. L. cf li-15, 9 n-iS\pr. (^ 3-3,5, 9 3,5-4,8; él. c? 2,8, 9 2,5-3,2. — Gris, brun, unicolore ou varié de brun foncé ou de testacé, parfois de blanc. Pronotum à disque un peu rugueux, carènes latérales distinctes et un peu divergentes. Elytres ovales, dépassant à peine le 1" tergite abdominal. Fémurs post. avec doux taches brunes plus ou moins nettes ; tibias post. velus, bleu sale ou tcstacés. Abdomen caréné en dessus; cerques du c? droits, acuminés; oviscapte à valves longues. Endroits incultes, cultures, prairies, bois. Juin à novembre; hiverne parfois à l'état adulte dans le midi. Très commun. Deux-Sèvres, Cliarente-Inférieure, Landes, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Pyrénées-Orientales, Aude, Tarn, Aveyron, Lozère, Lot, Hérault, Gard, Drôme, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Var, Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, Corse. — Europe méridionale, Asie Mineure. G. ORTHACANTHACRIS Karsch I Grand, pubescent. Pronotum subtectiforme, à carène médiane interrompue par trois sillons transversaux, carènes latérales nulles. Elytres et ailes bien développés. Tubercule proslernal droit, conique. Fémurs post. à carène supé- rieure serrulée. 0. aegyptia (L.). — Kirby 1911), p. 444. — Acridium aegyptiuin Azam . 1901, p. 48; Houlbert 1900, p. 33, fig. 125; Fixot 1890, p. 159, pi. 8, fig. 112. L. (S 32-56, 9 50-66;/?/-. d* 10-12,5, 9 13-15; él. c? 43-57, 9 55-66. 170 FAUNE DE FRAKCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES — Brun cendré. Pronotum rugueux, bien rétréci antérieurement, à bord postérieur anguleux, carène médiane roussâtre, arquée, profondément interrompue par trois sillons. Élytres gris, tachetés de brun; ailes trans- parentes avec une tache médiane enfumée, à bords fondus, les»nervures noires. Fémurs post. avec trois taches brunes peu marquées, le bord infé- rieur interne rouge; tibias post. velus, bleuâtres. Plaque sous-génitale du (j^ large, avec trois prolongements obtus. /. verts, ponctués de brun; écloseiit en avril; se trouvent à terre, dans les herbes, sur les coteaux bien ensoleillés. Sur les buissons et les arbustes, dans les endroits chauds. Août à mai. Commun. Gironde, Lot-et-Garonne, Haute-Garonne, Ariège, P^yrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Drôme, Basses-Alpes, Var, Hautes-Alpes, Corse; capturé accidentellement dans la Manche : Sainl- Malo (Houlbert). — Europe méridionale, Afrique du Nord, ouest de l'Asie. G. PODISMA Latp.. Insectes de hautes montag-nes, de taille médiocre. Vertex déprimé, obtus. Pronotum presque cylindrique, à bord postérieur plus ou moins tronqué, carène médiane peu marquée, carènes latérales nulles, sillon typique après le milieu. Élytres normalemont lobiformes, souvent complètement nuls, par exception plus ou moins développés. Tubercule prosternai droit, plus ou moins acuminé. P. pedestris (L.). — Kirby 1010, p. 537. — Pezotetiix pedestris Azajni IdOl, p. 49; llouLBEUT 1900, p. 33, fig. 122; Fixot 1^90, p. 163, pi. 8, fig. 114. L. (j 15-22, 9 22-30; pr. cf 5-5,3, 9 6-7,8; él. (j 3-4, 9 3,5-5. — Brun roux, orné de jaune, front jaune. Pronotum presque plan, dilaté en arriére chez les 9^ ^ horà post. arrondi. Tubercule prosternai aigu à l'apex. Élytres aussi larges que longs, dépassant à peine le 1" tergite abdominal, acuminés et subsinués à l'apex, bruns. Tibias post. bleu foncé vif, ainsi que les tarses, les épines blanches avec l'apex noir. , Pelouses voisines des glaciers, descendant rarement au-dessous de 1.000 m. Août, septembre. vVssez rare. Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Var, Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Drôme, Isère. — Europe, ouest de l'Asie. Var. macroptera. — Élytres et ailes bien développés {él. cf 1'^, 9 22 mm.). — Avec le type, beaucoup plus rare. P. alpina (Koll.). — Kirby 1910, p. 538. — Pezotettix alpinus Azam 1901, p. 49; Houlbert 1900, p. 33; Fixot 1S90, p. 162. L. d* 16-23, 9 22-31 \pr. (j< 3,8-6, 9 5-7 ; él. (^ 2,5-4, 9 4-4,5. —Corps velu, d'un beau vert tournant à l'olive en séchant, orné de roux et de ORTHOPTÈRES, — LOCUSTIDAE 171 noir. Pronolum lisse en avant, un peu rugueux après le sillon typique, à bord post. tronqué, présentant une bande noire de chaque côté. Tu- bercule prosternai obtus à l'apex, Elytres lobiformes, latéraux, ne dé- passant pas le 2' tergite abdominal. Tibias post. des çf violet sale à la base, jaunes à l'apex, des 9 entièrement jaunâtres. Région alpine des hantes montagnes [à partir de 1.000 m.] ; endroits boisés et frais, sur les Myrtilles et autres petites l)roussailles. Août, septembre. Assez rare. Vosges, .Jura, Haute-Savoie, Isère, Drùme, Puy-de-Dôme, Gantai, Aude, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées. — Europe. Var. collina Br. — Plus grand, à organes du vol assez développés {él. çf 7-12, Q 9-15 mm.). — Avec le type, beaucoup plus rare. P. frigida (Bon.). — Kirry 1010, p. 538. — Pezoteitix frigidus Azam 1901, p. 49. L. (f 17-20, 9 24-26: pr. (S 4-4,5, 9 5-6; él. 6-8. — Corps velu, vert olive ou ])run. Pronotum à bord post. subanguleux, les lobes laté- raux tachés de noir brillant. Tubercule prosternai large et comprimé antéro-postérieurement à l'apex. Klytres bruns, lancéolés, presque conti- gus sur la ligne médiane, atteignant l'apex du 3*' tergite abdominal ; ailes très courtes, enfumées. Fémurs post. noirs à l'apex, présentant deux taches noires externes, leur liord inférieur interne rouge ; tiljias post. rouges à épines noires. Prairies de hautes montagnes [vers 2.000 m.]. Août, septembre. Rare. Hautes-Alpes : plateau de Gondran (Blanchard), St-Veraa (Az.\.m) ; Savoie: mont Genèvre (Bultixgaire). — Europe, Altaï. P. pyrenaea (Fisch.). — Kmnr 1910 , p. 536. — Pezottetix pyrenaeus AzAM 1901, p. 50. HouLBERT 1900, p. 31; Finot 1890, p. 164. L. cf 14-17, 9 17-22: pr. (f 3-4, 9 4,5-5, — Brun jaunâtre ouvert plus ou moins foncé. Pronolum court, rugueux, dilaté en arrière chez les 9? presque cylindrique chez les c^, les lobes latéraux ornés d'une bande brune, souvent limitée à la partie antérieure. Tubercule prosternai court, obtus. Elytres nuls. Fémurs post. brun roussâtre,unicolores, tibias post. violacés. Pelouses élevées des Pyrénées [au-dessus de 1.500 m.] Août, septembre. Assez rare. Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées. P. pedemontana (Br.), — Kirby lUlO, p. 535. — Pezotettix pedemon- tanus AzAM 1901, p. 50. L. c? 15-16, 9 21: pr. 3-4. — Vert plus ou moins foncé. Pronotum cylindrique chez le c5*, élargi postérieurement chez la 9> presque lisse^ 172 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTERES les lobes latéraux généralement ornés d'une bande noire occupant toute leur longueur. Tubercule prosternai court, obtus. Elytres nuls. Fémurs post. bran roussàtre, unicolores ; tibias post. testacé roussâtre. Prairies de hautes montagnes [vers 2.0D0 m.]. Août, septembre. Rare. Savoie : mont Genèvre (Bultingaire) ; Hautes-Alpes : plateau de Gondran (Blanchard). — Piémont. G. CALLIPTAMUS Serv. Vertex large, obtus. Pi-onotum à bord antérieur tronqué, disque pian, à carènes peu élevées mais bien marquées; trois sillons transversaux coupant à peine la carène médiane. Tubercule prosternai cylindrique, obtus. Elytres et ailes bien développés. Cerques des cf grands, comprimés et élargis à l'apex, les derniers tergites abdominaux plus ou moins soudés entre eux. G. italicus (L.). — Kirby iOiO, p. 551. — Caloptenus italiens Azam i90i, p. 50; HouLBERT 1000, p. 33, fig. 123-124; Finot ISOO, p. 160, pi. 8, fig. 113. L. c5* 13-26, 9 21-36; pr. ç^ 3-5, 9 5-9; él. ^ 10-19, 9 14-33.— Très variable de taille et de couleur, le (^ toujours beaucoup plus petit que la 9- Brun, gris plus ou moins tacheté de noirâtre, ferrugineux; le pro- notum unicolore ou orné de deux bandes blanches le long des carènes latérales (var. marginellus Serv.), ces bandes se prolongeant sur les elytres. Elytres dépassantl'extrémité de Tabdomen, ferrugineux^ tachetés de brun et de jaunâtre; ailes transparentes avec la base rose vif, parfois entièrement transparentes (var. siculus Burm.). Derniers tergites du c? soudés et renflés en masse globuleuse. Tibias post. rouges. Endroits incultes, cultures, prairies. Juillet à novembre. Extrêmement com- mun et souvent nuisible dans le midi, plus rare en remontant vers le nord. Toute la Fi-ance au sud de la Loire, plus Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, Oise, Marne, Meurthe-et-Moselle, Vosges, Bas-Rhin. — Europe centrale et méridionale, Afrique du Nord, ouest de l'Asie. Var. wattenwyliana Pant. — Plus trapue que le type, le pronotum un peu gibbeux sur les côtés, arrondi postérieurement, à carènes latérales cour- bées en dehors; elytres distinctement plus courts que l'abdomen; fémurs post. très larges. Cette forme vit dans le midi seulement, avec le type, et présente les mêmes variétés de coloration que lui. G. PARACALOPTENUS Bol. Voisin du genre précédent; le pronotum à carène médiane peu élevée, ca- rènes latérales à peine saillantes; tubercule prosternai obtus, un peu com- primé. Elytres courts, latéraux; ailes nulles. Extrémité abdominale du cf à tergites plus ou moins soudés entre eux ; cerques comprimés, incurvés. DERMAPTÈRES. FORFICULIDAÉ 173 P. caloptenoides (Br.). — Kirby 1010, p. 553. — P. brunneri Azam 1901, p. 50. — Caloptenus brunneri FmoT lf<90, p. 162. L. çf 14-22, 9 20-38; pr. ç^ 3-4,5, 9 5-8; él.(^ 2-4, 9 4-8. — Brunou ferrugineux, présentant des variations de couleur analogues à celles de C. italiens. Pronotum à bord post. tronqué. Elytres courts, ne se tou- chant pas sur la ligne médiane, ne dépassant pas le 2" tergite abdo- minal, unicolores, tachetés de brun ou ornés d'une bande paie. Pelouses de montagne. Août, septembre. Très rare. Pyrénées-Orientales : massif du Canigou(DE Saulcy) ; Aude : Axât (Azam). — Europe méridionale, ouest de l'Asie. 0. DERMAPTERES Tableau des Sous-ordres. i. Yeux très réduits ou absents, les cerques peu ou point modifiés, faiblement chitinisés. Insectes parasites 2 — Yeux normalement développés, les cerques fortement chitinisés et modifiés en forme de pince. Insectes ovipares, non parasites FORFICULINÉS 2. Yeux très réduits; mandibules fortement aplaties, non adaptées à la mastication, leur bord interne garni de soies. Cerques non segmentés, souples, rentlés à la base, pubescents, ainsi que le corps. Parasite de Clieiromeles torquatus ^'ARIXENINÉS [Arixenia esau Jordan] — Yeux absents, mandil>ules normales. Cerques non segmentés, faiblement chitinisés. Insectes vivipares, parasites de Criceto- mys gambianus *HEMIMERIISÉS [Hemimerus talpoides Walk.] Les Forficulinés intéressent seuls la faune française. S.-O. FORFICULINÉS F. FORFICULIDAE. Tète cordiforme, plate, l'occiput très court, la face grande, le vertex séparé du front par une suture très nette et divisé lui-même par une suture longi- 174 FAUNE DE FBANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES tudinale. Yeux assez petits, latéraux; ocelles nuls. Antennes plus ou moins moniliformes, à articles bien nets, au nombre de 10 à 50. Pièces buccales courtes ; mandibules assez minces, maxilles à galéa très grêle, labium à basi- laire ti'ès grand, mentum très réduit, lobes courts; palpes maxillaires à 5 articles, palpes labiaux à 3 articles. Thorax plus ou moins déprimé; pronotum presque carré, à bords lamel- laires, méso- et métanotum un peu plus courts que le pronotum, présentant une ride médiane chez les espèces ailées, assez semblables aux tergites abdominaux chez les es- pèces aptères. Pièces sternales bien sclérifiées, en forme d'écus.son, s'élargissaiit d'avant en ar- rière. Élytres toujours très courts, cornés, ne présen- tant pas de nervures et servant uniquement à la protection des ailes. Celles-ci présentent une partie antérieure chitinisée qui, au repos, fait saillie au delàdes élytres ; leur pliure est assez compliquée, se faisant d'abord le long des nervures longitudinales, puis suivant deux lignes transversales. Les nei'vu- res sont en grande partie elFacées dans le champ antérieur chitinisé'; dans le champ postérieur, elles sont disposées en éventail mais partent de l'extrémité du champ antérieur; les nervules trans- versales sont réduites à une ligne parallèle au bord externe. La nervation n'a pas été utilisée pour la classi- fication. Pattes courtes, à tarses de B articles. Altdomen plus ou moins déprimé, très fortement chi- tinisé, les tergites recouvrant latéralement les sternites, , de façon qu'il n'existe pas trace de pleures. On compte 'd'un Foiïcu^r(Fi'^- ''^^'^^ ^.'^^ tergites et 9 sternites, chez la Q 8 tergites cufaauricularki),ayec ^^ ^ sternites; le dernier tergite (morphologiquement le l'aile droite étalée 10^ dans les deux sexes) est toujours très grand : en ar- pour montrer la ner- rière de lui se trouve une très petite valve anale, forte- ment sclérifiée, qui est désignée sous le nomde;>ygiV/f«/«. Cerques fortement sclérifiés et transformés en une pince tout à fait caractéristique du groupe. Styles toujours absents. Organe copulateur situé entre les 9e et 10^ sternites, composé d'un ])énis grêle, sclérifié et de paramères; dans les groupes inférieurs, cet organe est double. Il n'existe pas d'oviscapte. Tube digestif comprenant les mêmes organes que chez les Orthoptères. Glandes salivaires présentes et souvent développées jusque dans le thorax. Il existe presque toujours des glandes spéciales s'ouvrant sur les 3^ et 4^ tergites abdominaux. Tubes de Malpighi au nombre de 30 à 40. DEBMAPTEBES. FORFICULIDAE 175 Systèmes circulatoire et respiratoire simples; 9 paires de stigmates dont H, thoraciques et 7 aJ)dominales. Système nerveux comprenant le cerveau et une chaîne ventrale composée de 3 ganglions thoraciques et 6 abdominaux dont le dernier beaucoup plus déve- loppé que les précédents. Yeux toujours présents et assez lùen développés, mais ocelles nuls. Pas d'organe auditif connu. Organes génitaux du cf variables mais souvent simples, composés de 2 tcsi'- cules tubulaires, de chaque côté, et des canaux, déférents se réunissant à une vésicule séminale impaire; quand l'organe copulateur est double, la vésicule et le canal éjaculateur qui en part sont également doubles; glandes accessoires généralement peu développées. Chez la Ç, les ovaires sont très variables, pou- vant comprendre quelques tubes ovariens, longs, ou un grand nombre de tubes courts; les oviductes se réunissent sur la ligne médiane avant de déboucher au dehors; les glandes accessoires sont nulles ou très peu développées. Il existe une spermathèque. Les œufs des Forficules sont assez gros, sphériques, blanchâtres, à chorion peu épais. Le développement embryonnaire est analogue à celui des Ortho- ptères. A l'éclosion, les jeunes ne difTèrent des adultes que par l'absence des ailes et par la forme de lextrémité abdominale. Les ailes se développent comme cliez les Orthoptères dont les ébauches restent aplat sur le dos; l'extrémité abdominale et en particulier la pince sont peu dilférenciées chez les jeunes et semblables dans les deux sexes; la pince est généralement grêle, sans dente- lures niépaississements et, chez quelques espèces exotiques {Diplaiys nigricc/,s KiRBY, D. gerstaec/ie/'i Dohrx), elle a tout à fait l'aspect de cerqiies articulés. Chez les espèces entièrement aptères, qui sont nombreuses, la distinction des jeunes et des adultes est particulièrement ditTicile. Tous les Forficules sont des insectes hygrophiles et à tendances obscuri- coles. Ils vivent de détritus végétaux et animaux et se rassemblent souvent en colonies plus ou moins nombreuses. Les iemelles restent généralement auprès de leurs œufs et même des jeunes après l'éclosion, semblant leur apporter quelques soins. Il y a plusieurs générations dans l'année et on rencontre pres- que toujours àes individus de tous àg-es mélangés. 6 sous-familles dont 4 représentées en France. lAnt,EA.U DES ESPECES. 1. Antennes de 16 à 30 articles ; tarses à 2* article cylindrique (437 . 2 — Antennes de 10 à 15 articles: tarses à 2^ article presque toujours cordil'orme (439) sauf chez une très petite espèce ailée .... 6 2. Elytres et ailes bien développés; pince ç^ longue, à branches presque droites (438) 3 — Elytres nuls ou rudimentaires; ailes nulles; pince cf courte, à branches très courbées, inégales (441) 4 3. Pattes relativement courtes, fémurs post. pas plus longs que le pronotum; tarses post. à articles i et 3 égaux. Brun fauve mat, pubescent, petit (8-9 mm.) Nala lividipes (p. 180) 176 FAUNE DE FnANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES — Pattes longues, les fémurs post., ainsi que les tarses post., plus longs que le pronotum, tarses post. à 1'^'^ article plus long que le 3'^. Couleur variant du testacé au roux, avec des taches noires. Grand (13-19 mm.) Labidura riparia (p. 181) 4. Elytres rudimentaires, latéraux (440). . Euborellia moesta (p. 180) — Elytres complètement nuls 5 5. Pattes et antennes d'un jaune testacé unilorme. Taille plus grande (15-20 mm.) Anisolabis maritima (p. 179) ^S7. ^59. ^3S é^O. ê^2. Fie. 437 à 444. — 437. Labidura riparia, tarse post., x 14. —438. id., pince (j',xb. — 439. Forficula auricularia, tarse post., x 14. — 440. Euborellia moesta, partie anté- rieure du corps, X 7. — 441. id., pince cf, x 7. — 442. Labia minor, tarse intermé- diaire, X 29. — 443. id., base de Tantenne, x 19. — 444. Prolabia arachidis, base de l'antenne, x 19. — Pattes avec un anneau brun; antennes brun foncé, annelëes de blanchâtre. Taille plus petite (9-14 mm.). Anisolabis anniilipes (p. 180) 6. Tarses à 2*= article cylindrique (442) 7 — Tarses à 2'' article cordiforme (439) 8 7. Antennes à articles cylindriques, allongés, assez réguliers, le 4^ et le 5*^ presque aussi longs que le 3" (443). Très petite espèce (4-5 mm.), ailée d'une couleur brune uniforme. Labia minor (p. 182) — Antennes à articles irréguliers, les 4'= et 5'' plus courts que le 3«, les suivants allongés, coniques (444). Espèce de taille moyenne (7-10 mm.) à elytres développés, ailes nulles. Prolabia arachidis (p. 182) 8. Pince des çf à branches larges et aplaties à la base, puis brusque- ment incurvées (446-448) [G. Forficula] (') 9 \. Les 9 isolées des genres Forficula q\ Apterygida soni \.rès difficiles à déterminer. DERMAPTERES. — FORFICULIDAE 177 — Pince des cf à branches à peine élargies à la base et très écartées (456, 460, 463) 13 9. Ailes bien développées, dépassant plus ou moins les élytres au repos (445) iO — Ailes rudimentaires, entièrement cachées sous les élylres (452- 453) li FiG. 445 à 452. — 445. Forfirula auricularia, partie antérieure «lu corps, x 7. — 446. F. smyrnensis, pince cf, X 7. —447. F. ouriculuria, pince cf, X 7; a, f. cyciolahia, b, f. macrulabia. — 448. F. decipiens, pince çf, X~. — 449. F- Icsnel, pince cf. x 7. — 450. F. pubescens, pince cf , x 7. — 451. F. decipien>:, pince 9, x 7. — 452. /•'. /es- ■iiei, partie antérieure du corjis, x 7. 10. Base de la pince du cf et pygidium courts, la pince non dentée (446) ; élytres avec une grande tache testacé clair Forficula smyrnensis (p. 187) — Base de la pince du çj* et pygidium longs, la pince avec une forte dent (447); élytres testacés, unicolores. Forficula auricularia (p. 186) 11. Dixième tergite avec un pli très marqué, surtout chez le cf , de chaque côté. Pince du cf h partie basale à peine égale au tiers de la longueur totale, non terminée par une dent ou un tubercule (448;; pince delà 9 courte, à branches contiguës (451). Espèce presque glabre , . , , Forficula decipiens (p. 187j 12 178 FA.UNE DE FRANCE. ORTHOPTERES ET DERMAPTERES — Dixième tergite lisse ou avec une petite impression de chaque côté. Pince du (j* à partie basale formant au moins la moitié de la longueur totale, terminée par une dent ou un tubercule (449- 450). Espèces très pubescentes 12 12. Pince du (^ à partie basale formant la moitié de la longueur totale, terminée par un tubercule mousse, et dentée régulièrement au ^59. ^53. ^55. ^5^. Fiii. 453 à 459. — 453. Forficula pubescens, partie anlérieure ilu corps, X 7. — 454. Anechura blpunclala, partie antérieure du corps, x 7. — 455. Aplerygkla alblpen- nis, partie antérieure du corps. X 7. — 456. ici., pince cf. x 7. — 457. Chelhlura pyrenaica, pièces sternales, x 7. — 458. ChdklureUa acanlhopygia, pièces steriiales, X 7. — 459. C. pyrenaica çf, x 4. bord interne (449). Élytres tronqués droit à l'apex (452). . . . Forficula lesnei (p. 187) — Pince du c? à partie basale formant plus de la moitié de la lon- gueur totale, terminée par une dent, et irrégulièrement dentée au bord interne (450). Elytres tronqués un peu obliquement à l'apex, leur angle interne arrondi (453) . . . Forficula pubescens (p. 188) 13. Elytres et ailes ]>ien développés. Pronotum plus large que long; élytres avec une petite tache paie médiane 454) . . Anechura bipunctata (p. 184) DERMAPTKRES. FORFICULIDAE 179 — Elytres présents, plus ou moins développés; ailes nulles ... 14 14. Elytres bien développés, tronqués à l'apex |455). Espèce pubes- cente, de forme allongée. Pince du ç^ grêle (456) • Apterygida albipennis (p. 185) — Elytres plus courts que le pronotum, tronqués obliquement à l'apex, leur bord interne plus court que l'externe (462-464) . . 15 15. Plaques sternales très larges (457). Insectes à formes lourdes, abdomen dilaté vers l'apex (459) [G. 6*Ae//f/«m] 16 — Plaques sternales plus étroites (458). Insectes à formes plus grêles, à abdomen peu dilaté 17 16. Pince du c? à brancbes longues, grêles, légèrement courbées (460). Chelidura aptera p. 183) — Pince du (^ à branches courtes, larges, anguleusement courbées (461) Chelidura pyrenaica (p. 184) 17. Elytres plus longs que larges (462). Abdomen un peu dilaté; pince du çf à branches sinueuses, fortement dentées '463). . . • Pseudochelidura siniiata (p. 184) — Elytres transverses, à bord interne très arrondi (464). Abdomen non dilaté; pince du (^ à branches grèies, écartées à la base, légèrement arquées, le pygidium formant un processus relevé verticalement entre les branches de la pince (465-466). . . . Chelidurella acanthopygia (p. 185) S. -F. LABIDURINAE Pyg'idiiim présentant une très petite pièce apicale ou telson, nettement dis- tincte; fémurs ni comprimés, ni carénés; tète un peu convexe et plus ou moins renllée; pince déprimée, cylindrique ou triquùtre. G. ANISOLABIS Fieb. Corps convexe, allongé, assez épais. Tète convexe; antennes de 15 à 2.5 arli- cles. Pronolum presque carré; elytres absents. Abdomen déprimé, assez largo, le dernier tergite rectangulaire, plus large que long chez le cf, un peu pins étroit chez la Q ; branches de la pince des cf contiguës, fortes, presque droites, ouécartées, fortementincurvéesvers l'apex, la branche droite souvent plus courbe {(ue la gauche; chez la Q, elles sont droites, contiguës. Pattes assez courtes. A. maritima (Gkné). — Buur lu II, p. 20; Kirbv Um, p. 17; Azam liWl, p. 9; HouLBERT 1900, p. 7 ; Finot 1890, p. 64. L. 15-20; pr. 2,8-3; pince çf 3,5, 9 ^i^. — Brun brillant dessus, roux dessous. Antennes de 24 articles, testacées, pubescentes. Pattes testacé clair. Pince des ç^ à branches assez distantes à la base, crénelées au bord 180 FAUNE DE FHANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈRES interne, fortement incurvées vers le tiers apical, la branche droite beau- coup plus que la gauche; pince des 9 ^ branches presque contiguës à la base, recourbées à Fapex, crénelées au bord interne. Sous les galets et les débris, au bord de la mer et de certains cours d'eau. Mai à novembre. Rare. Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Aude, Pyrénées-Orientales. — Cos- mopolite. A. annulipes (Luc). — Burr 1011, p. 29; Kirby 190k, p. 18; Azam 1001, p. 9; Hollbert 1900, p. 7; Fixot 1890, p. 61. L. 9-14; p/\ 2-2,2; pince c? 2, Q 3-3,5. — Brun brillant. Antennes de 16 articles, brunes avec un anneau blanchâtre vers le 12" article. Pattes testacées avec une bande brune plus ou moins nette sur les fémurs. Pince des (^ à branches presque contiguës à la base, presque lisses à la face 'nterne. Sous les pierres, endroits humides. Juin à octobre. Assez rare. Décrit des serres du Muséum de Paris. Alpes-Maritimes, Var, Gard. — Cosmopolite. G. EUBORELLIA Birr Mêmes caractères que le genre précédent, mais avec des élytres rudimeu- taires, latéraux. E. moesta (Serv.). — Burr 1911, p. 31. — Anisolabis inoesta Kirby 190'i, p. 18; Azam 1001, p. 9; Houlbert 1900, p. 7, fig. 27; Fixot IhOO, p. 63, pi. 2, fig. 30. L. 10-15; pr. 2-2,8; pince 2-3. — Noir brillant dessus, brun dessous. Antennes brunes, de 18 articles; pattes testacées. Pince des çj* à branches peu distantes à la base, bien courbées. /. présentant souvent un anneau blanchâtre aux antennes, rappelant l'espèce précédente; ils en diffèrent par les pattes unicolores. Sous les pierres, les feuilles mortes. Toute l'année. Commun." Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Bouches-du-Rhône, Gard, Ardèche, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Tarn-et-Garonne, Lot, Charente-Inférieure, île de Ré, Loire-Inférieure. — Europe méridionale, Afrique septentrionale et orientale. G. NALA Zacher Taille médiocre; pattes courtes, les fém. et les tarses post. plus courts que lé pronotum. les articles 1 et 3 des tarses post. subégaux. Elytres et ailes bien développés. N. lividipes (Dur.), — Burr 1011, p. 36, — Labidura li^>idipes Kirby DtHMAPTÈRES. — FOnUCLLIDAE 181 lOO^i, p. 11; — L. dnfouri kzKyi 1901, p. 9; Houmiert 1000, p. 7; Fixot 1890, p. 63. L. 7-9; pr. 1,3-1,5: él. 1,8-2; pince 2,2-3. — Brun fauve, mat, puljes- cent. Klytres tronqués carrément à l'apex; ailes dépassant ])ien les élytres, concolores. Pince des çf à branches assez courbées, l'apex terminé en pointe mousse, le bord interne denté : pince 9 ^ branches presque con- tiguës à la base, non dentées. Sous les pierres, dans les endroits liumidi's. Tr.-s rare. France méridionale (Desmauest). — Europe méridionale, Afrique, Asie. G. LABIDURA LEAcn Corps allongé et déprimé. Antennes de 20 à 36 articles, le 3^ presque aussi long que le 1^'", le 4" et le 6« courts, égalant le 2". Élytres bien développés, généralement carénés à l'angle humerai; ailes variables. Pattes assez longues, grêles, le 1<^'' article des tarses plus long que les 2« et 3^ réunis. Pince des cf à branches écartées à la base, longues et grêles; pince 9 à branches subcon- tiguës, droites. L. riparia (Pall.). — Burr 1911, p. 36; Kirby hm, p. 10; Azam 1901, p. 8; HouLBERT if/00, p. 7, fig-. 26; Fixot 1890, p. 62, pi. 2, fig. 28-29. L. 13-26; pr. 2,8-4; él. 2,8-4: pince cf 6-11, 9 4,5-6. — Grand, de couleur assez variable, allant du testacé très clair au roux, avec des taches brunes. Aile dépassant peu les élytres. Pince du (f à branches distantes à la base, peu courbées, dentées à la face interne après le milieu, 10" tcr- gite avec 2 petites épines au bord postérieur; pince 9 ^ branches plus courtes, plus droites, presque contiguës à la base, denticulées au bord interne. Sous les débris et les pierres, au bord de la mer et de certains cours d'eau. Toute l'année. Assez commun. Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Var, Bouches-du-Rhùne, Drùme, Gard, Lozère, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, llautes-Pyrénées, Basses- Pyrénées, Landes, Gironde, ile d'Oléron, île de Ré, Loire-Inférieure, Allier, Yonne, Saône-et-Loire, Loiret. — Europe méridionale, Afrique. Asie. Var. inermis Br. — 10<^ tergite du cf ^i bord postérieur inerme. — Avec le type. Plus rare. Bouches-du-Rhùne : Marseille (Azam). S. -F. LABIINAE Antennes de 25 articles au maximum. Deuxième article des tarses cylin- drique: fémurs ni comprimés, ni carénés. Pygidium libre, sans trace de telson. G. LABIA Leach Antennes à articles allongés, cylindriques, les 4^ et 5« presque aussi longs 182 FAUNE DE FHANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTÈiiES que le 3^. Tête étroite, à sutures plus ou moins elTacées; yeux petits, moins longs que le l*^"" article antennaire. Pronotum presque carré. Elytres bieu déve- loppés, ailes variables. Pattes médiocres, les tarses grêles, aussi longs que les tibias, à l^'' et 3*^ articles subégaux, 2'^ très petit. Pince à branches générale- ment écai'tées chez le cf. L. minor. (L.). — BuRiî 1011, p. 65, pi. 5, fig. 7, la, 1 b, le; Kirby lOO'i, p. 25; AzAM 1001, p. 9; IIoulbert 1000., p. 8, fig. 28; Finot 1800, p. 65, pi. 2, fig. 31. L. 4,8-5,5; pr. 1; él. 1,5-2; pince ç^ 1,5-2,5, Ç 1,2-1,5. — Très petit, testacé, pubescent. la tête noire. Elytres et ailes ]>ien développés. Pattes testacées. Pygidium du (^ présentant une forte dent, les branches de la pince un peu distantes à la base, peu courbées, armées de quelques dents au bord interne; branches de la pince des Ç contiguës, presque droites. Endroits humides: volant souvent en nombre autour des fumiers, surtout le soir, en compagnie de Staphylins. Juin à octobre. Commun. Toute la France. — Cosmopolite. G. PROLABIA BuiîR Caractères du genre précédent, mais le 4^ et le 5*^ articles des antennes plus courts que le 3^, les suivants plus ou moins coniques ou piriformes. p. arachidis (Yers.). — Burr 1011, p. 57. — Apterygida arachidis Kirby iOO'i, p. 44; AzAM 1001, p. 11. — Chelidura araehidis Finot 1800, p. 70. L. 1-L0;pr. 1,5; él. 1,8; pince (^ 2-2, S, Ç 1,8.— Brun châtain, glabre. Pronotum carré, à bord post, droit. Elytres bien développés, tronqués carrément à l'apex, testacés; ailes nulles. Pattes testacées. Pince des cf à branches un peu courbées, dentées à la face interne, à la base et vers le tiers apical; branches de la pince 9 courtes, contiguës, arquées à l'apex. Introduit dans certaines villes. Peu commun. Bouches-du-Rhône : Marseille, sur le port (Yersin, Abeille de Perrin) ; Pans, dans les boulangeries (Leske). — Cosmopolite. S . - F . FORFIC ULINAE Corps assez fort, un peu déprimé ou presque cylindrique. Antennes à articles cylindinques ou presque, au nombre de 12 à 15, le 4*^ égal au 3<= ou plus court que lui. Pronotum presque carré, souvent arrondi postérieurement. Elytres variables; ailes souvent présentes. Pattes assez courtes, comprimées, ou longues et grêles; tarses variables, mais à 2^ article dilaté de chaque côté, formant un lobe cordifoi^me. Abdomen très varial^k, ainsi que la pince. DEn.MAPTEltES. FORFICULIDAE 183 G. CHELIDURA Latr. Gorjis déprimé, robuste. Antennes à 10 ou 12 articles, le 3* long, ovale, le 4<^ court. Pronotum transverse. Elytres très couris et larges, laissant voir le scutelluin. Pattes courtes. Abdomen fortement dilaté, sa plus grande largeur à l'apex. Pinces à branches écartées, épaisses, arquées. ^60. ^66. ^G3 ^(>^. Fiii. 460 à 466. — 460 Chelidura aptrra, pince <^,X 7. — 461. C pyrcnaica, ]iince cf, X 7. — 462. Pseudochelidiira siniuila, partie antérieure du corps, x 7. — 463. ici., pince, X 7. — 464. Chelidurella acanlhopygia, partie antérieure du corps, x 7. — 465. ici, pince cf , x 7. — 466. id., 10' tergite et pygidium du cf ,' vus de profil, x 11. C. aptera (Charp.). — Buru 1911, p. 69; Kirby lOO'i, p. 42; Azam 1001, p. 12 ; HouLBERT 1000, p. 10; Finot 1890, p. 72, pi. 2, fig. 40. L. 10-14; pr. 2-2,5; él. 1; pince çf 5-10, 9 3,5. — Brun, tête ferrugi- neuse. Antennes de 13 articles. Élytres très courts, transverses. Pattes testacées. Abdomen très large à l'apex, surtout chez les ç^ ; branches de la pince c? très longues, très écartées à la base, peu arquées; chez la 9^ elles sont courtes, presque droites, un peu courbées à l'apex. Sous les pierres et les bouses desséchées, en montagne [à partir de 1.000 m.]. Août, septembre. Assez rare. Puy-de-Dôme, Cantal, Lozère, Hautes-Pyrénées, Basses-Alpes, Alpes-Mari- times. — Valais, Piémont. 184 FAUNE DE FRANCE. ORTHOPTÈnES ET DElîMAPTÈnES G. pyrenaica (Gêné). — Burr 1911, p. 69; Kirby lOO'i, p. 42. — C. dila- tata AzAM 1001, p. 13; Houlbert 1900, p. 10; Finot 1890, p. 73, pi. 2, fig. 41. L. 13-17 ; pr. 2,8-3; él. 1 ; /?//?ce (j* 3,5-4,5, ^ k. — Voisin du précédent dont il a la forme générale et la couleur; pince des c? à branches très larges à la base, courtes, avec une dent obtuse un peu avant le milieu du bord interne; pince 9 ^ branches largement séparées, courbées vers l'apex. Sous les pierres; prairies élevées des Pyrénées [au-dessus de 1.500 m.]. Août à octobre. Assez rare. Pyrénées-Orientales, Ariège, Hautes-Pyrénées. * G. PSEUDOCHELIDURA Verii. Tête globuleuse, à sutures peu distinctes. Pronotum carré. Elytres abrégés, tronqués obliquement, légèrement carénés aux épaules; ailes nulles. Abdomen déprimé, faiblement dilaté avant l'apex. Pince du cf à branches grêles, écartées, sinuées. P. sinuata (GeriM.). — Burr 1911, p. 73; Kirby 190'i, p. 54. — Chelidura sinuata AzAM 1901, p. 12; Houlbert 1900, p. lU; Finot 1890, p. 71, pi. 2, fig. 38. L. 7-13; pr. 2; él. 1,5-2; pince ç^ 3-7, 9 2,5. — Brun foncé. Antennes de 12 articles, testacées. Pattes testacées. Branches de la pince des cf de longueur très variable, présentant une forte dent interne près de la base, sinuées ensuite jusqu'à l'apex; pince 9 a branches courtes, fortes, légè- rement courbées à l'apex. Dans la mousse et sous les pierres, en montagne [au-dessus de 1.000 m.]. Août à octobre. Assez rare. Puy-de-Dôme, Savoie, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées. — Crimée. Var. dufouri Serv. — Branches de la pince du cf. vues de profd, à peine sinuées. — Avec le type. G. ANECHURA Scidd. Tète renflée à sutures indistinctes. Antennes de 13 articles environ, le 3^ long et cylindrique, 4*^ égal aux deux tiers du 3^, 5^ presque aussi long que le 3*^, assez épais, cylindrique. Pronotum large, à bord post. convexe. Elytres bien développés; ailes variables. Pattes longues et grêles, le 1'^'' article des tarses plus long que les deux autres unis. Abdomen déprimé, un peu dilaté vers le milieu. Pinces du cf à branches écartées à la base, fortement courbées et sinuées. A. bipunctata (F.). — Burr 1911, p. 74, pi. 8, fig. 5; Kirby 190^i, p. 40 DERMAPTÈRES. 1 OUFICULIDAE 185 AzAM 1901, p. 11; HouLBERT 1900, p. S, fig. 30; Finot lS90y p. 69, pi. 2, fig. 36. L. 10-17;/?/-. 1,8-2,5; él. 2-3,0; pince ^ 4,5-7, Ç 3,5-5. — Brun foncé, luisant, avec la tête brun rougeâtre et une tache pâle au milieu des élytres; pattes rousses. Elytres tronqués carrément à l'apex; ailes bien développées. Pince des çj* à branches tuberculées dessus près de la base, puis fortement incurvées vers le bas, jusqu'après le milieu, leur partie apicale droite, aiguë, séparée de la partie incurvée par une dent infé- rieure; pince 9 à branches presque droites, croisées à l'apex. Sous les pierres et les bouses sèches en montag-ne [au-dessus de 1.000 m.]. Juin à octobre. Commun. Haut-Rhin, Vosges, Jura, Savoie, Isère, Hautes- Alpes , Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, I.ozère, Ariège, Hautes-Pyrénées. — Europe, Asie. G. CHELIDURELLA Verh. Corps déprimé, assez grêle. Antennes de 14 articles environ. Pronotum carré, scutellum visible, transverse. Élytres courts: ailes nulles. Abdomen légèrement dilaté vers le milieu; pince du cf arquée, grêle. C. acanthopygia (Géxé). — Burr 1911, p. 76, pi. 8, fig. 2; Kirby WO^i, p. 43. — Chelidura acanthopygia Azam 1901, p. 12; Houlbert 1900, p. 10; FiKOT 1890, p. 72, pi. 2, fig. 39. L. 7-13; pr. 1,6-2; él. 1,2; pince rf 3,5-5,5, 9 2. — Brun roussâtre, finement ponctué, ressemblant beaucoup à un Forficula comme aspect général. Antennes de 13 articles. Elytres très courts, se croisant un peu par leur bord interne, qui est arrondi ('). Mésonotum visible par son scutellum étroit, transverse, à bord post. convexe: métanolum à bord post. concave. Abdomen peu dilaté vers le milieu; pygidium du (j* relevé en un processus très caractéristique; pince c? à branches grêles, écartées, légèrement arquées; pince 9 courte, à branches un peu arquées à l'apex. Sur les buissons ; hiverne dans la mousse et les feuilles sèches ou sous les écorces. Presque toute l'année. Assez commun, surtout dans le nord. Nord, Seine-Inff% Côtes-du-Nord, Oise, Seine, Seine-et-Oise, Seine-et- Marne, MeurIhe-et-Moselle, Vo.sges, Moselle, Saône-et-Loire, Allier, Rhône, Gard, H*«s-Pyrénées. — Europe. G. APTERYGIDA Westw. Corps convexe, assez grêle. Pronotum rectangulaire; élytres bien développés, tronqués droit à l'apex; ailes très courtes. Abdomen légèrement élargi au milieu ; pince du cf à branches écartées, grêles. • 1. Ce caractère permet de distinguer la Ç de cette espèce des Ç de Fcrfcula ;i ailes alro phiées. Î86 FAUNE DE FRANCE. — ORTHOPTERES ET DERMAPTERES A. albipennis (Charp.). — Bdrr i'Jll, p. 80, pi. 7, fig. 13; Kirby Um, p. 44: AzAM 1901, p. 11. — Chelidura albipennis Houlbert VJOO, p, 10, fig. 31; FiNOT 1S90, p. 70, pi. 2, fig. 37. L. 6-li; pr. 1,5-1,8; él. 1,5-2; pince çf 3,5-5, Ç 2,5. — Teslacé, de forme grêle, très allongé, pubescent. Antennes de 12 articles. Elytres un peu plus longs que larges, tronqués carrément à l'apex. Abdomen pubescent, à peine élargi au milieu; pince des c5* à branches grêles, pubescentes, bien écartées à la base, peu courbées, présentant au bord interne un tubercule basai et une dent assez forte vers le milieu; pince des 9 courte, à branches contiguës, courbées seulement à l'apex, pubes- cente ('); pygidium assez grand, bien visible dans les deux sexes. Pattes longues, pubescentes. Sur les buissons; hiverne sous les écorces ou dans la mousse. Presque toute l'année. Assez commun, surtout dans le nord. Moselle, Meurthe-et-Moselle, Vosges, Oise, Seine, Seine-et-Oise, Seine-et- Marne, Orne, Loire-Inférieure, Indre, Allier, Rhône, Puy-de-Dôme, H''-- Loire, Savoie, Drôme, Vaucluse, Basses-Alpes, Var. — Europe. Var. edentula Azam 1901, p. 22 (p. 11 du tirage à part). — Plus petit, plus clair, la pince des cf à dent interne peu marquée, ses branches plus courbées. — Basses-Alpes : Digne (Azam). G. FORFICULA L. Tête à sutures distinctes; antennes de 10 à 15 articles, le 3° presque aussi long que le 1*"", le 4" plus court que le 3<^. Pronotum rectangulaire, à bord post. tronqué ou arrondi. Elytres bien développés; ailes variables. Abdomen déprimé, un peu élargi au milieu, le 10'' tergite fréquemment tubercule chez les cf ; pygidium plus ou moins saillant. Branches de la pince des cf déprimées et élargies dans leur partie basale, atténuées et fortement courbées ensuite; pince 9 à branches simples, droites, contiguës, très peu variables. F. auricularia L. — Burr l'Jll, p. 81; Kirby iy04, p. 49; Azam 1901, p. 10; Houlbert 1900, p. 8, fig. 29; Finot 1890, p. 66, pi. 2, fig. 32 à 34 et pi. 13, fig. 164. L. 10-14; pr. 1,8-2; él. 2,5-3,5; pince cf 4-9, 9 3,5-5. — Brun luisant, le pronotum à bords latéraux plus clairs. Antennes de 15 articles. Elytres testacés ; ailes dépassant bien les elytres. Pattes testacées. Branches de la pince des çf très variables, soit courtes et fortement courbées (f. ci/- cïolabia Fieb.), soit longues, à courbure faible (f. macrolahia Fieb.) ; dans les deux cas, la partie basale élargie ne dépasse pas le tiers de la lon- 1. Les 9 de cette espèce ressenibleot beaucoup à celles des For/icula à ailes courtes; on peut cependant les distinguer à leur fonue plus allongée, leur couleur claire, la pubescence plus abondante et le 10« tergite uni, court. i DEKMAPTÈRES. — FORUCULIDAE 187 gueur totale et se termine par une forte dent. Chez les 9 > la pince est courte, à branches presque droites, crénelées à la face interne. Surtout dans les endroits cultivés, sous des abris divers : pierres, pots à Heurs, morceaux de bois, claies, entre les feuilles des choux et des salades, dans les fleurs, etc. Cause parfois quelques dégâts. Toute l'année. Extrême- ment commun. Toute la France. — Cosmopolite. F. smyrnensis Serv. — Buuk l'Jll, p. 82: Ivirby lijij'i, p. 51; Aza.m 1001, p. 10; FiNOT 1800, p. 66. L. 12-14; pr. 2-2,5; él. 3-4; pince (f 5-8, 9 3,5-5. — Brun châtain, luisant. Antennes de 12 articles. Elytres brunâtres avec une tache mé- diane et les bords latéraux testacés: ailes dépassant bien les élytres, tachées de clair. Pince des (^ de longueur assez variable, à branches peu arquées, leur partie basale courte, non dentée: pince 9 assez longue, à branches presque droites. Corse (Brunner von Watte?., 1892. Description d'un Orthoptère nouveau du midi de la France [Ann. Soc. ent. Fr., Bulletin, p. xxxv). Id., 1896. 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